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Publié le lundi 16 janvier 2012
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L’European music office vient de publier une étude réalisée par Emmanuel Legrand sur la circulation des titres du répertoire européen à l’intérieur des pays de l’UE en 2011, basée sur des données statistiques relatives aux diffusions radio et au téléchargement. Les frontières n’ont pas l’air si simples à franchir…
La musique circule-t-elle à l’intérieur de l’Union Européenne ? Une œuvre produite en Roumanie a-t-elle une chance d’avoir une audience en Europe du Nord ? Selon l’étude Music crossing borders, réalisée par Emmanuel Legrand pour le compte de l’European Music Office, en partenariat avec la Dutch Conference et le festival Eurosonic Noordeslag, les frontières sont encore difficiles à franchir.
Si le constat de cette étude, basée sur des données statistiques relatives aux diffusions radio et aux téléchargements, ne surprend guère, les difficultés à s’exporter au sein de l’Union européenne pour les répertoires des pays membres sont encore plus importantes que ce que l’on pouvait imaginer.
Ainsi, l’on apprend que si les répertoires locaux se portent plutôt bien au niveau national, le nombre d’artistes capables de rencontrer le succès à l’international est très limité. La langue anglaise est évidemment sur-représentée dans les titres les plus diffusés en radio et pour les téléchargements, et ce dans tous les pays. Comme on pouvait s’y attendre, les seuls artistes en provenance des États-Unis sont à même de traverser les frontières à grande échelle. Plus surprenant, même le Royaume-Uni ne produit que peu d’artistes à même d’embrasser un succès à l’échelle européenne. Dans chaque pays observé, la part des titres en langue nationale n’excède jamais 25%.
L’étude met également en lumière les disparités et le déséquilibre entre les pays d’Europe du nord et les pays d’Europe centrale et d’Europe de l’est, même si la Roumanie semble monter en régime dans sa capacité à produire un répertoire conséquent.
Le R&B, le Hip-Hop, la Dance et la Pop sont les genres qui circulent le plus facilement. L’étude débouche également sur des préconisations pour atténuer ces disparités, comme par exemple un soutien plus affirmé à la promotion de la musique live, pour qu’elle puisse concurrencer la radio comme média de masse. L’étude appelle également de ses vœux la création d’un observatoire européen de la musique pour suivre en permanence les évolutions afin d’orienter au mieux les politiques de diffusion.
Lire l’étude Music crossing borders
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