Une nouvelle ambition pour le Mila

Publié le jeudi 1er décembre 2016

Structuration

La prochaine Assemblée générale du Mila aura lieu le 13 décembre. Elle élira un CA désormais constitué des bénéficiaires, et la structure s’ouvrira à toute entreprise désireuse de participer à cette aventure collective et de bénéficier des services qu’lle mettra à disposition de ses membres.

Depuis la mi-octobre, le Mila (Marché indépendants des labels) a entamé sa mutation. D’abord en votant de nouveaux statuts, première étape d’un agrandissement et d’un élargissement. Le Mila revoit ainsi sa structuration et s’ouvre désormais à toutes les entreprises de la filière musicale et de l’innovation qui travaille avec la musique, qu’elles soient domiciliées ou non en bureau ou en boutique par le dispositif. Et autre nouveauté, le conseil d’administration de la structure sera désormais entièrement composé des entreprises du Mila. Il sera composé comme suit : 5 membres hébergés, 3 membres bénéficiaires et un membre de droit.

Pour Frédéric Neff, l’actuel président, ces changements majeurs étaient devenus nécessaires : "l’outil Mila se devait de s’adapter aux exigences et aux besoins actuels des métiers de la musique. Nous ne sommes plus dans la configuration de 2003, année de création du dispositif. La filière a changé. Il y a de plus en plus d’entreprises unipersonnelles à faible CA, qui vivent sur de la multi-activités. Les besoins en accompagnement et en mutualisation sont donc différents, et plus forts. Et on a vu, au cours des années, des projets artistiques naître de collaborations. On n’est plus sur le modèle classique vertical du producteur qui prend le risque et sous traite les autres métiers. On est aujourd’hui dans une collaboration des différents professionnels autour de l’artiste. D’où la volonté de renforcer les services, qui se créeront au fur et à mesure, selon les orientations du nouveau CA, en accord avec les besoins des membres. Négociation de tarifs préférentiels sur des prestataires, formation et valorisation, emplois mutualisés, labs… Tout est envisageable selon Frédéric Neff : "il y a une telle distance entre ceux qui codent et ceux qui créent, avec des besoins grandissants de passerelles entre les deux. D’où l’idée aussi de mettre en place des labs, en faisant par exemple travailler une ou des startups autour d’une problématique ou d’un besoin métier".

Pour les entreprises et personnes intéressées, il est possible de rejoindre le Mila avant la prochaine Assemblée générale du 13 décembre, qui élira le nouveau CA, le bureau et le nouveau président. Pour Frédéric Neff, il sera alors temps de passer la main : "on est sur un changement profond de projet. On a passé des moments magnifiques, et d’autres difficiles ces dernières années. On est en train d’écrire une nouvelle page. Et je pense qu’il faut une énergie et une vision nouvelle pour le porter".

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