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Publié le mercredi 6 janvier 2010

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Une fermeture à 7h pour les discothèques

Un décret du 23 décembre autorise les clubs et discothèques à ouvrir jusqu’à 7 heures et à servir de l’alcool jusqu’à 5 heures et demi. Cette mesure vise à amenuiser les risques liés au transport et semble contenter les exploitants de lieux. Les ayants droit espèrent quant à eux une amélioration des revenus provenant des discothèques.

Le décret n° 2009-1652 du 23 décembre 2009 modifie certaines règles de fonctionnement des clubs, prévoyant une harmonisation des horaires de fermetures de ces établissements sur toute la France fixées à 7 heures. Comme c’était déjà le cas auparavant, les discothèques ne pourront en revanche servir de consommations de boissons alcoolisées la dernière heure et demi d’ouverture.

Cette mesure vise à espacer les départs des clients, voire à provoquer des départs tardifs (considérez comme moins à risques étant donné qu’à 7 heures du matin, il fait jour 8 mois sur 12, et les transports en commun sont opérationnels). Elle est également censé éviter les transports des noctambules qui se déplace d’un établissement à un autre en fonction des horaires fermetures (le "nomadisme nocturne") qui n’étaient jusqu’à présent pas uniformisés et restaient assujetti à un arrêté préfectoral.

Cette harmonisation va résoudre l’inégalité de concurrence qui existait entre discothèques, que ce soit au sein d’une région où chaque département ne suivait pas les mêmes règles, ou sur les zones frontalières, notamment avec la Belgique et l’Espagne où les clubs disposent déjà d’autorisation de fermeture tardive.

L’UMIH (Syndicat hôtelier, Union Métiers Industries Hôtellerie) est satisfait de ce décret, tout comme le SNDLL (Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs) et le SYNHORCAT (Syndicat National des Hôteliers Restaurateurs Cafetiers Traiteurs) qui, dans un communiqué, "se félicitent du décret, sous réserve de ses conditions d’application" .
Pour Patrick Malvaës, président du SNDLL, ce texte met "fin au système des dérogations de nuit trop souvent arbitraires et aux pressions de toutes natures qui pesaient sur les exploitants selon les interlocuteurs qui accordaient ou non ces dérogations".

Les deux heures d’ouverture supplémentaires ne réjouissent pas tous les exploitants, comme le confie le patron de l’Hacienda dans l’Ardèche au Dauphiné : "La période est déjà difficile, alors payer mes 17 salariés 2 heures de plus… Sans parler de la fatigue : entre la pression, la crainte des bagarres et des accidents, à 5 heures, on est déjà crevé. Et si le prolongement jusqu’à 7 heures reste une possibilité, non une obligation, la concurrence le contraindra à suivre les autres."

La mise en application de ce décret va sans doute entraîner quelques concertations entre préfets et exploitants, pour trouver les règles de mises en place. Les préfets s’appuieront sur cette avancée pour demander aux exploitants d’être particulièrement responsables de leurs clients. En revanche, si des préfets éditent des règlements qui stipulent un horaire de fermeture qui ne va pas jusqu’à 7 heures, les syndicats ont prévenus qu’ils demanderaient la nullité de l’arrêté préfectoral en brandissant ce nouveau décret signés par plusieurs ministres.

Enfin, les ayants droit voient également d’un bon Å“il ce décret. Les droits générés par ces établissements étant calculés à partir d’un pourcentage sur les recettes des discothèques, cet enthousiasme ne s’avérera payant que si la fermeture tardive apporte réellement plus de revenus aux clubs. Or certains exploitants se méfient de voir les soirées commencer plus tard alors que les consommations déclinent à partir de 4 heures.

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