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Publié le mercredi 9 septembre 2009
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Le Snep et l’Observatoire de la Musique viennent d’officialiser les chiffres du marché de la musique enregistrée au 1er semestre 2009 : la chute du marché physique se poursuit, le numérique prend très difficilement le relais et le solde des contrats d’artistes signés/rendus passe en négatif.
Le Snep vient d’annoncer que le marché de gros des ventes de musique, tous supports confondus (physiques et numériques), a chuté de 17,8% au premier semestre 2009 en France par rapport à la même période l’an passé. Depuis 2002, le marché du disque a ainsi baissé de 52 %.
Contrairement au Snep qui calcule ses données à partir des chiffres dévoilés par ses 48 adhérents (majors et "gros" indépendants), l’Observatoire de la Musique, qui confie à l’institut Gfk la mesure de ce marché, analyse l’état du marché en comptabilisant les ventes réelles de la distribution au consommateur final. Du coup, ses résultats divergent un peu mais confirme la tendance : sur le même semestre, le chiffre d’affaires du marché de la musique enregistrée (CD audio + DVD musical + téléchargements de musique) s’élève à 422,1 millions d’euros TTC, soit une baisse de 12,9%.
Dans le détail, le Snep annonce que les ventes physiques ont chuté de 21% alors que les ventes numériques (internet et téléphonie mobile) n’affichent qu’une hausse de 3% (là où on enregistrait une augmentation de 17 % l’an passé).
Les chiffres de l’Observatoire de la Musique atténue légèrement ces baisses, constatant un recul du chiffre d’affaires du marché du support musical de 14,7% et une hausse de celui du marché numérique de 14% sur la
période.
Là où l’industrie musicale mise sur le numérique, cette hausse en décroissance du marché numérique à de quoi inquiéter… et la France semble encore loin d’une répartition du marché "à l’américaine" où les revenus du numérique représentent 36% du marché, contre 17% en France (source Snep).
Quelques points particuliers :
au sein du marché numérique, la téléphonie mobile s’effondre (-51,4%) tandis que le téléchargement légal continue de progresser de 39% (source Snep)
la décroissance du marché du CD audio se fait au détriment de la variété
française. Au cours de la période, alors que le répertoire
international augmente de +3,6 pts en volume et de
+4,2 pts en valeur, les variétés françaises perdent 4,9 pts
en volume / valeur (source Gfk)
le retrait des grandes surfaces alimentaires se confirme : elles ne totalisent plus que 33,8% des ventes unitaires
de CD audio alors qu’elles en détenaient 57,2% au
1er semestre 2003 (source Gfk)
la production francophone souffre particulièrement de la crise : "On n’a jamais signé aussi peu de contrats" d’artistes, a relevé le nouveau directeur général du Snep, David El Sayegh. Le solde des signatures est d’ailleurs dans le rouge au premier semestre 2009, 37 contrats ayant été signés alors que 47 étaient rendus (source Snep)
Le site du Snep
Le site de l’Observatoire de la Musique
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.