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Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > U2/Apple/Universal : le SDLC dénonce les conséquences de "l’entente cordiale"

Publié le vendredi 19 septembre 2014

 
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Musique enregistrée

U2/Apple/Universal : le SDLC dénonce les conséquences de "l’entente cordiale"

Dans un communiqué, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC) pointe les risques engendrés par l’opération d’exclusivité, très médiatisée, menée par le groupe U2 et Apple : renforcement de la consommation gratuite, fragilisation des ayant droits, mise à l’écart des disquaires, zapping au titre, et absence d’ambition sur la qualité sonore.

Communiqué de Presse


U2, Apple, Universal : l’entente cordiale !
Ou (Qui veut du mal aux disquaires ?)

Le SDLC, Syndicat des Distributeurs de Loisirs Culturels et les enseignes qu’il regroupe salue la superbe opération médiatique orchestrée par Apple à l’occasion de l’annonce de ses nouveaux produits, qui profite à l’artiste U2, au fabricant, et à la maison de disque qui va promouvoir la tournée à venir.

Pour ceux qui seraient passés à côté de ce déluge médiatique, le nouveau ‘’disque’’ de U2 est téléchargé gratuitement et automatiquement sur votre compte iTunes à partir sur la plateforme du fabricant depuis le 9 septembre jusqu’au 14 octobre 2014, date à laquelle il sera possible de l’acheter sous format physique, - mais restera-t-il des acheteurs ?

Cette opération porte néanmoins des risques pour les intéressés :

- Dépendance de l’artiste à ce soutien médiatique exceptionnel – non renouvelable et risque pour lui de n’être perçu par le grand public que comme un produit marketing, banalisé, dispensable.

- Quelle valeur est perçue pour quelque chose de gratuit : ‘’Songs of Innocence’’ est-il un bon disque ?

- Perte de confiance, sentiment de déloyauté de la part du reste des autres partenaires, des concurrents et des clients d’Universal.

De nombreuses réactions se sont immédiatement fait entendre et la firme de Cupertino a dû rapidement donner aux internautes pris en otage le moyen de supprimer le fichier intrus !

Plus globalement, il nous semble indispensable d’alerter la filière sur la perte de valeur : avec (potentiellement) 500 millions d’exemplaires gratuits, le marché du digital qui peine à progresser (moins de 1% d’évolution au premier trimestre 2014) ne crée pas de revenus et ne compense pas la baisse du marché physique. Le consommateur s’oriente de plus en plus vers le streaming : cette formule n’a pas encore prouvé sa capacité à générer des revenus substantiels ni pour les opérateurs, ni pour les artistes. Pour l’amateur, le sentiment grandit que la musique est de plus en plus un produit banalisé, de moins en moins de l’art :

- Consommation gratuite, au kilomètre (ou au giga octet).

- Zapping, plus de notion d’album, priorité au single, vite écouté, vite oublié.

- Pas de qualité sonore revendiquée.

Nous regrettons que les disquaires, acteurs essentiels de la promotion des talents à découvrir, qui ont soutenu U2 depuis les années 80 soient oubliés dans l’aventure ! Nous dénonçons les exclusivités de toutes sortes qui se répandent et pénalisent le consommateur.

Il n’est pas normal qu’une nouveauté soit disponible en téléchargement avant d’être à la vente dans nos magasins. Ce qui n’était, il y a quelques temps, qu’un effet de marketing exceptionnel tend à se banaliser : c’est une opération suicidaire pour les ayant droits, car les revenus du digital restent très inférieurs à ceux du physique.

Nos disquaires restent engagés dans la promotion et la diffusion d’une offre très large de musique, sous forme digitale ou physique, en CD ou en vinyle. Tous les jours, auprès de millions d’amateurs, ils font découvrir de nouveaux artistes, dont ceux qui porteront dans les années à venir, comme U2 dans les années 80, les valeurs du rock, et pas seulement du marketing.


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