IRMA

Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles

Connexion / inscription

Le panierVotre panier est vide

PUBLICITE
Accueil du site
Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > TraxAir : du tracking au content management

Publié le jeudi 29 octobre 2015

 
Version imprimable de cet article Version imprimable  
Starting blocks

TraxAir : du tracking au content management

#Tracking #ContentManagement #Marketing #Monétisation

Depuis 2013, TraxAir propose aux artistes et aux labels leurs services de monétisation, de promotion et de marketing sur YouTube, et s’attaque également au monitoring des lieux publics. Objectif : permettre aux indés d’être mieux rémunérés pour l’utilisation de leurs contenus. Rencontre avec le DJ et cofondateur Cédric Gaudard.

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s’intéresse à l’innovation. Starting Blocks c’est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique !




« C’est en jouant nos Dj sets dans des clubs que l’on s’est posé la question de savoir si les ayants droit des titres que nous passions étaient rémunérés ». Cette interrogation, c’est le point de départ de l’aventure TraxAir, startup aujourd’hui également spécialisée dans la gestion de contenus et la monétisation sur YouTube. Créée en 2013, elle travaille aujourd’hui pour une cinquantaine de labels, français et internationaux, dont elle gère les droits et qu’elle accompagne sur le marketing et la promotion. « YouTube n’est pas une plateforme de vente ou de streaming comme les autres. Au contraire, elle a une vraie communauté. Se contenter de distribuer les fichiers ne suffit pas », explique Cédric Gaudard, co-fondateur. Quel lien entre la diffusion en club et YouTube ? Le tracking des œuvres !


Des lieux publics au tracking sur YouTube


C’est à Lille, sur les bancs d’une école de commerce, que Cédric Gaudard, Stéphane de Saint Louvent et Nicolas Donnève se rencontrent. Et c’est la musique qui va les rapprocher. Djs et compositeurs de musique électro, ils commencent à créer et jouer ensemble en clubs. Plutôt portés sur la production indépendante, ils ont à cœur de participer à l’économie des artistes et labels qu’ils choisissent de diffuser : « en amoureux des musiques électro indés, on voulait faire en sorte que ceux qui font la musique qu’on aime, et qui ne passent pas en radio et tv, mais sont très diffusés dans les lieux publics, puisse avoir un retour économique sur leur travail ». Avant de s’attaquer aux salles et boîtes de nuit, ils vont alors se pencher sur le monitoring du « lieu de diffusion » en ligne le plus courant : YouTube.

Les trois amis se mettent donc à réfléchir sur les solutions qu’ils pourraient apporter, mais à la sortie d’école, chacun démarre sa carrière professionnelle de son côté : business development pour une grande marque de retail pour Cédric, marketing chez Havas Sports Entertainment pour Stéphane et fusion-acquisition pour Nicolas. « Professionnellement, on n’était ni dans l’entrepreneuriat, ni dans le business de la musique », explique Cédric, mais après plus d’un an de réflexion, ils se lancent et créent TraxAir. Quelques mois plus tard, le quatrième associé, Flavian Hautbois, les rejoint. Lui aussi musicien, cet ingénieur de recherche pour le CEA est d’emblée séduit par la démarche de TraxAir d’agir au service de la production indé.

JPEG - 171.2 ko
Les 4 cofondateurs de TraxAir

Dans les premiers temps, tous conservent leurs emplois respectifs, jusqu’à un élément qui va tout faire basculer, et les décider à se consacrer à plein temps à TraxAir : en septembre 2013, ils sont sélectionnés pour intégrer l’accélérateur de startups de Microsoft. Pendant 4 mois, ils vont plancher sur la définition de leur produit, le positionnement de leur offre et l’identification des besoins du marché. Ils bénéficient d’un accompagnement juridique et comptable. Rencontrent de nombreux experts en technologies diverses qui les aident à optimiser leur outil. Echangent avec des acteurs importants de la filière musicale. « Il est beaucoup plus facile de présenter sa solution aux professionnels en étant introduit par Microsoft », souligne Cédric. A l’issue des 4 mois, ils sont incubés chez Télécom Sud Paris, pendant un an et demi. Suivent alors différentes levées de fonds publics : BPI, Scientipôle… Là aussi, Cédric insiste sur l’accompagnement des entrepreneurs : « c’est l’avantage de créer une entreprise en France. Il y a une vraie aide publique aux créateurs qui facilite le lancement d’activités ». L’entreprise est désormais constituée de 8 personnes, principalement des profils tech, qui automatisent les process pour rendre la solution la plus scalable possible.


Au-delà du simple tracking, le content management


Aujourd’hui, TraxAir est un gestionnaire de contenus et de droits sur YouTube pour des labels comme Construct Re-Form, Cracki Records, Taapion ou encore Pressure Traxx. « Grâce à des plateformes comme Believe, on peut être distribué partout dans le monde. En revanche, les ayants droit ont complètement perdu la visibilité sur l’utilisation de leurs œuvres : ils ne savent pas quand et où sont jouées leurs œuvres, et ne peuvent donc pas aller chercher les revenus liés ». D’autant plus quand leurs titres sont "perdus" au milieu de mixs de plus d’une heure… C’est là que TraxAir intervient.

Une fois signé un contrat d’autorisation de gestion de contenus, TraxAir uploade les fichiers de référence sur YouTube afin de permettre la monétisation des œuvres sur la plateforme. Service que proposent tous les distributeurs, pourrait-on objecter. Mais leur action ne s’arrête pas là. Monétisation, promotion, marketing, ils transforment les chaînes YouTube de leurs clients en véritables vitrines. Pour Cédric, « au-delà du tracking des œuvres, et donc de la récupération de l’argent lié à leurs exploitations, nous proposons des outils pour créer, développer et engager des communautés. YouTube, ce n’est pas que de la monétisation directe, c’est un outil puissant de constitution de fanbase ». La startup crée une chaîne dédiée, uploade les contenus et enrichit les métadonnées liées aux fichiers de référence pour les faire remonter dans les suggestions. Et va chercher ensuite toutes les utilisations des œuvres de ses clients pour ramener les internautes vers la chaîne officielle. A commencer par les fameux DJs mixs, qu’ils analysent à l’aide de technologies propriétaires pour signaler en commentaire les titres, les labels, et ajouter des liens vers les vidéos officielles ou les plateformes d’achat. « La visibilité des titres inclus dans des djs mixs est aujourd’hui très faible. En faisant ce travail systématique, on a constaté des hausses significatives de consultations sur les vidéos officielles, et des hausses d’achat sur les plateformes de vente », explique Cédric. ContentID, proposé par YouTube, est le premier outil que TraxAir mobilise. Il sera très prochainement complété par un outil développé en interne pour resserrer les mailles du filet. Et les premiers tests sont concluants, avec une hausse de revenus constatée de 10 à 20%.

Les clients bénéficient ensuite de reporting hebdomadaires, et les paiements sont déclenchés une fois atteint un seuil minimum. Côté business model, c’est très simple : TraxAir touche une commission sur les revenus générés. Un choix qu’explique Cédric : « on a confiance en notre produit et sa capacité à générer de la valeur. C’est du gagnant-gagnant. Nous sommes prêts à prendre les mêmes risques que nos clients. C’est un fonctionnement sain et qui nous permet d’avoir un taux d’acquisition intéressant ». D’ici la fin d’année, les clients disposeront d’un dashboard actualisé quasiment en temps réel, avec des estimations de gains.


Retour aux lieux publics


Maintenant que TraxAir a peaufiné son offre sur YouTube, le temps est-il venu de s’ouvrir à d’autres plateformes, et même de revenir au questionnement initial, à savoir le monitoring des lieux publics ? Si l’ambition est d’abord de renforcer la position de spécialiste sur YouTube, l’extension à toutes les plateformes est déjà dans les tuyaux, en continuant de se concentrer pour l’instant sur les seuls contenus musicaux.

Sur le monitoring des lieux publics, TraxAir y travaille. « Il existe déjà des offres de monitoring des lieux publics. Elles fonctionnent par sondage sur des échantillons d’une centaine de lieux. Et les ayants droit n’ont pas forcément accès aux informations, transmises directement aux sociétés de gestion. Nous travaillons actuellement sur une solution souple et accessible financièrement permettant d’avoir un panel beaucoup plus large, et donc une répartition beaucoup plus précise », détaille ainsi Cédric. Avec pour objectif à moyen terme de proposer leurs services directement aux sociétés de gestion collective : « La technologie permet aujourd’hui des choses incroyables. Sans modifier le principe des sociétés de gestion collective, qui pour nous est le bon système, elles ont besoin de plus d’outils techniques pour affiner et optimiser leur fonctionnement ». Et TraxAir est déjà là pour leur en proposer.


PUBLICITÉ
RRS 2.0
FOCUS DU MOIS

Focus du mois

LES CONTRATS DE LA MUSIQUE

La nouvelle édition des Contrats de la musique vient de sortir aux éditions Irma. Avec son auteur, l’avocat Pierre-Marie Bouvery, l’Irma balaye les évolutions législatives et les changements d’usages qui ont marqué ces dernières années : musique en ligne, streaming, webradios, licence, distribution, apports des conventions collectives, complexification des relations contractuelles et financières… Le monde de la musique est complexe, et la mutation numérique ne le simplifie pas. Ce guide permet d’y voir plus clair.

>> Lire l’article


Starting-blocks : les startups de la musique se racontent !

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s’intéresse à l’innovation. Starting-blocks c’est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique ! Chaque mois, une startup présentée en détail par leurs créateurs : parcours, produits, services, clients, business models…

>> Découvrez les startups qui font le secteur musical de demain !

Suivez l’Irma en continu !

IRMA : Centre d'information et de ressources pour les musiques actuellesInformations légalesRégie publicitaireNous contacterPlan du siteRSS 2.0