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Publié le mercredi 27 septembre 2006
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La célèbre chaîne de magasins de disques américaine établie partout dans le monde, accuse un déficit record. Date butoir de reprise : le 30 septembre. Pour l’instant, aucun repreneur en vue pour cette société en vente depuis l’été 2003.
Tower records a bâti son modèle sur un principe très simple depuis 1960 : un concept de supermarchés musicaux. Par deux fois, en mars 2004 et depuis fin août, la société s’est mise sous la protection de la loi des faillites. Approchée par des repreneurs, les 3 000 salariés attendent de savoir quel sera le futur de cette chaîne. Un avenir vraisemblablement plutôt orienté vers le numérique.
Phil Leigh [1] déclarait dans Le Devoir du 28 août dernier :
"Tower était l’un des plus gros sur le marché, et si l’évolution des espèces nous sert de guide, ce n’est pas le plus gros qui survit, mais celui qui s’adapte le mieux au changement".
Et c’est bien d’adaptation qu’il s’agit puisque, bien que la diminution des ventes de disque soit mise en cause, il semble que ce soit plutôt le manque d’adaptation aux changements rapides qui soit la raison de la fin de cette aventure : « Les ventes de musique baissent régulièrement depuis 1999, pour diverses raisons comme la concurrence des DVD et des jeux vidéo, le vieillissement de la génération du baby-boom, et seulement très récemment le téléchargement musical. La musique numérique n’est que de la petite bière en comparaison des ventes de CD » [2].
Mais aussi la victoire des grandes surfaces non spécialisées, comme l’écrit Alain Brunet dans Cyberpresse : "Alors que les supermarchés musicaux comptent plus de 10000 titres en magasin, les Wal-Mart de ce monde réalisent plus de ventes de CD avec quelques centaine de titres. Par conséquent, les produits de masse deviennent de plus en plus prévisibles et de plus en plus stéréotypés afin d’être rapidement consommés… dans les grandes surfaces."
Le site de Tower records
[1] cabinet d’étude de marchés Inside Digital Media
[2] David Card, analyste de la société Jupiter Research, in "Industrie de la musique - La chute de Tower Records marque l’avènement de l’ère numérique"
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)