IRMA

Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles

Connexion / inscription

Le panierVotre panier est vide

PUBLICITE
Accueil du site

Publié le vendredi 17 décembre 2004

Version imprimable de cet article Version imprimable  

Synthèse : Quel schéma pour le développement des musiques actuelles ?

Cette "tribune" avait avant tout une fonction d’information. Le thème de cette conférence correspondant à un travail (en cours) entamé au sein de la Concertation nationale pour le développement des musiques actuelles, son objectif était de présenter cette réflexion qui intéresse tout le secteur des musiques actuelles, populaires et/ou amplifiées.

Après avoir indiqué la démarche de l’irma : "cette concertation fait intervenir de nombreux représentants des acteurs et des partenaires (cf liste des membres), mais cet atelier peut permettre de lui donner encore un peu plus de transparence en en faisant également un sujet de débat devant vous et avec vous", Gilles Castagnac invitait donc les intervenants à préciser l’historique de mise en place de cette concertation ainsi que le contexte dans laquelle elle s’inscrit.

Historiquement, cette conférence a permis de confirmer que, partie d’une volonté de rééxaminer la Circulaire Smac de 1998, une réaction collective et consensuelle a, dès l’origine, préconisé l’élargissement de son objet à une politique d’ensemble dépassant le simple cadre de la diffusion et des équipements, André Cayot évoquant même la notion de "permanence" afin de pouvoir suivre l’ensemble des sujets constitutifs d’une dynamique cohérente.

Ainsi, il est également apparu clairement que cette concertation est une nouvelle étape dans le processus de structuration. Poursuivant une réflexion déjà ancienne (mais dont les « rendus » les plus récents remontent au Rapport de la CNMA - Commission nationale des musiques actuelles en 1998), elle intègre la montée en charge de l’intervention des collectivités territoriales. Une nécessité qu’affirmait Eric Boistard en indiquant : "il existe d’autres volontés de la part des collectivités territoriales, parfois contradictoires avec celle de l’Etat"… D’où ce premier travail autour de la conception d’un "schéma territorial" analysant et proposant un cadre global dans lequel pourrait se retrouver l’ensemble des acteurs et des partenaires.

Fruit d’une réflexion collective, dans laquelle les intérêts catégoriels ont laissé place à l’intérêt général, il veut rendre compte des multiples particularismes de ces pratiques et, par la même, être en capacité de développer de nouvelles politiques culturelles et les règles de partenariats qui vont avec. D’autant que, comme ce fut largement souligné, ce processus s’inscrit dans un contexte extrêmement difficile pour les acteurs où, au-delà des questions d’intermittence, la disparition du dispositif NSEJ a d’ores et déjà conduit à l’abandon de nombre de projets, notamment les plus axés sur l’accompagnement de la structuration des pratiques.

A ceci correspond d’ailleurs une énorme attente d’intervention des collectivités territoriales, notamment des Conseil régionaux pour lesquels Frédéric Vilcocq, élu en Aquitaine, tenait à préciser qu’il s’agissait d’entités "jeunes" mais offrant "la possibilité d’intervenir avec des budgets extérieurs au domaine de la Culture (économie et emploi par exemple), y compris dans des logiques de redéploiement". Mais également des autres « niveaux" territoriaux pour lesquels Jean Perrin rappelait qu’ils ne pouvaient construire sans les acteurs "points d’appui de nos politiques" en soulignant combien le dialogue était indispensable pour "penser une politique élargie, intégrant aussi bien les besoins des amateurs que des professionnels, du public que du privé".

Une analyse qui témoignait d’une convergence vers l’harmonisation de politiques qui, dans le cadre de la décentralisation et de l’aménagement du territoire, soient en capacité de répondre au mieux aux attentes, prennent la mesure de la transversalité des actions entreprises et laissent la place à l’initiative et à l’expérimentation, fers de lance de ce secteur en perpétuel mouvement parce qu’en perpétuelle adaptation.

Si la route est longue, semée d’embûches parfois, cette nouvelle étape de connaissance et de confrontation d’idées et de pratiques, doit donc permettre à chacun (acteurs, mais aussi populations, via leurs représentants élus) d’envisager et de construire un schéma de développement territorial des pratiques de musiques actuelles avec les moyens financiers afférents et des modalités d’évaluation pertinents.

Bref, dans la bouche des intervenants, tout ce qui ressemble à une concertation au long court pour une démocratie participative en action sans cesse ré-interrogée.

Affaire à suivre…

pistes documentaires

Saisissez votre mot clef (plus de trois caractères) et tapez sur 'Entrée'.
Si vous saisissez plus d'un mot, le moteur de recherche vous renvoie les pages comprenant AU MOINS un des ces mots.

Masquer cette palette

PUBLICITÉ

IRMA : Centre d'information et de ressources pour les musiques actuellesInformations légalesRégie publicitaireNous contacterPlan du siteRSS 2.0