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Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > Offre de musique numérique : le streaming, marché complexe et concurrentiel

Publié le vendredi 11 décembre 2015

 
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Offre de musique numérique : le streaming, marché complexe et concurrentiel

L’Observatoire de la musique vient de publier l’État des lieux de l’offre de musique numérique au premier semestre de l’année 2015. Une période tourmentée pour le streaming, marquée par des disparitions ou des difficultés à lever des fonds. Et une réorientation des nouveaux entrants vers les services BtoB.

L’offre de musique numérique est en perpétuelle évolution. Le marché du streaming, en pleine structuration, peine à se stabiliser. C’est ce mouvement continu que tente de saisir périodiquement l’État des lieux de l’offre de musique numérique, réalisé par Judith Véronique de l’Observatoire de la musique et Xavier Filliol, expert indépendant. Si le streaming continue de progresser, comme le montrent les chiffres du Snep de juillet dernier, pour atteindre 65,9% de parts de marché sur le numérique (à 58,6 millions d’euros, le marché numérique ne représentant que 42,9% du marché global), il éprouve des difficultés à recruter de nouveaux abonnés. Selon la RIAA (Recording industry association of America), si le chiffre d’affaires croissant des revenus payants reste élevé, le nombre d’abonnés n’a progressé que de 2,5%. Pour Xavier Filliol, c’est une habitude qu’il faudra prendre : "il faut s’habituer à ne plus connaître d’état stable. Il faut s’habituer à ces nouveaux environnements systémiques, faits de recompositions permanentes. Et celles-ci se font au prisme de la technologie".

Une période complexe pour le streaming

Le marché du streaming, très concurrentiel et soumis aux aléas permanents de l’innovation, "traverse une période tourmentée", selon l’Observatoire de la musique. Ainsi, 6 services de streaming audio, dont 4 américains, sortent de son échantillon : Beats, Mog, Grooveshark, Songza, Stereomood et LastFM. Sortent également 2 services de streaming vidéo (Hulu, qui abandonne les contenus musicaux, et Evergig, qui a stoppé son activité de contenus en ligne), Weezic et sa partition augmentée, racheté par l’éditeur américain MakeMusic Inc, et SFR, qui se recentre sur l’audioviusuel.

Si l’on y ajoute la mise en faillite de Rdio (Avec offre de reprise par Pandora), le redressement judiciaire de Qobuz, l’ajournement de l’introduction en bourse de Deezer, et la nécessité pour Spotify de lever des fonds pour faire face aux nouveaux entrants (Tidal et Apple), les voyants ne sont pas au vert pour le streaming. On pourrait presque en venir à (re)poser l’éternelle question de sa viabilité économique. D’autant plus que les offres financées par la publicité souffrent de la forte progression des bloqueurs de pub, qui commence également à inquiéter Google. Pour Xavier Filliol, "les pertes liées au blocage de publicité peuvent être contenues par la publicité vidéo, et la publicité audio, dont le marché n’en est encore qu’à ses balbutiements. Il faut pour cela avoir de vrais outils de media planning, pour pouvoir acheter en un clic de l’espace pub, et de puissants outils de mesure d’audience".

La R&D, un enjeu qui organise le marché

Pour se distinguer sur le marché concurrentiel de la musique numérique, il faut donc en permanence être sur la brèche de l’innovation : la susciter, la créer, ou être en capacité de l’absorber. Mais cela nécessite une capacité financière importante. Les grands groupes et acteurs établis penchent plutôt vers l’externalisation, pour être plus souples et plus réactifs. "Les hackathons ou meetups mis en place par des acteurs comme Deezer ou Spotify sont un modèle intéressant. ils permettent à de nombreuses personnes très créatives d’alimenter l’innovation de ces entreprises", souligne ainsi Xavier Filliol.

Avec un consentement à payer peu élevé chez les consommateurs, et un investissement important nécessaire pour obtenir les droits sur les contenus, le marché de la musique numérique se concentre et se structure. Il semble se dessiner un écosystème avec des leaders de marché, qui font vivre une myriade de startups prestataires. Pour Xavier Filliol, cela ouvre des opportunités, mais impose aussi des limites : "le contenu étant très cher, les startups qui se créent aujourd’hui ne font plus ou quasiment plus de BtoC, elles font du BtoB. Elles se reconvertissent en fournisseurs de technologies pour les grandes entreprises ou grands groupes positionnés sur le BtoC. Cela réduit l’ambition disruptive des nouveaux acteurs. Et les prestataires n’intéressent pas beaucoup les investisseurs". Ce tissu nouveau de TPE et PME, qui stimule la créativité, a un besoin de financement. L’observatoire de la musique le résume ainsi : "cette rapide évolution du monde de l’Internet n’est pas assez portée en termes d’investissements par les institutions financières privées. C’est pourquoi nous assistons en France à l’intervention d’industriels qui soutiennent l’innovation en complémentarité des investisseurs publics (BPI, Cap Digital, Frenchtech, Ifcic, incubateurs…)".


État des lieux de l’offre de musique numérique
au premier semestre de l’année 2015

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