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Publié le mardi 19 janvier 2016

 
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Starting Blocks

SoundBirth rapproche tous les artistes et leurs fans

#AppMobile #ArtistToFans #Promo #Monétisation

Avant, pour se tenir informer sur un artiste, on likait sa page Facebook. Aujourd’hui on télécharge son appli. Avec Soundbirth, le développement et la gestion d’applications mobile Artist to fans est à la portée de tous. Maxime Marmoz nous raconte comment, à partir des outils d’interactions quotidiennes, se construit un réseau social musical pour l’Internet mobile.

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s’intéresse à l’innovation. Starting Blocks c’est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique !




L’histoire de Soundbirth débute en 2013 entre Marseille, Hyères et Toulon. Maxime et Martin Henriot, amis et membres d’un groupe de musique, font le pari de recréer le lien entre les artistes et leurs publics grâce à l’Internet mobile, en développant des applications smartphone dédiées. « Les réseaux sociaux commençaient à saturer, ça devenait difficile de fidéliser son public. On voyait des potes autour de nous qui prenaient des liens sponsorisés juste pour annoncer un concert ou la sortie d’un single ». La faute à l’hyperconsommation de la musique, au succès du réseau social ou encore à son Newsfeed Ranking Algorithm qui filtre les contenus… Peu d’artistes, à l’exception de quelques têtes d’affiche, disposent de leur propre app dans les stores. Ils se demandent alors s’ils pourraient utiliser ce canal pour informer leurs fans. Ils s’associent avec deux amis, Franck Artero et Sébastien Garriga, aux profils plus techniques, pour réfléchir à un moyen de produire des applis dédiées sans débourser 10 000 euros.

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Maxime Marmoz, Martin Henriot, Franck Artero et Sébastien Garriga.

Des applis mobile pour recréer le lien Artist to fans


Maxime est batteur dans plusieurs groupes, il a récemment participé à la tournée de Oai Star et vient de sortir un single avec Martin. Ce dernier gère en plus le SoundBirth Studio pour la prise de son, le mixage et le sound design à Toulon et ses environs. Ancrés sur leur territoire, les amis fréquentent assidûment les tremplins régionaux et interviennent auprès des participants. « Ça nous a permis d’être connectés à pas mal de musiciens en PACA. C’est comme ça qu’on a rencontré Deluxe ». Séduit par Soundbirth, le groupe membre du collectif Chinese Man se prête au jeu du bêta-testing. Un an plus tard, la première application sort du studio. Elle permet la consultation embarquée des informations publiées sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Soundcloud, Bandcamp, chaines Youtube ou Vimeo). Les dates de concerts sont directement piochées via l’API d’Infoconcert.com, grâce à un partenariat privilégié conclu avec Digitick. S’y ajoutent les options demandées par les artistes, comme le filtre photo « moustache » pour Deluxe. Avec pour but « de ne jamais sortir de l’appli », confie Maxime.


De musiciens à entrepreneurs MusicTech


Avoir une vision du projet, gérer une structure, faire des factures… Pour Maxime, être musicien est une excellente école pour apprendre l’autoentreprise. Fin 2014, Soundbirth intègre néanmoins la Couveuse Cado, dédiée aux entreprises culturelles au sein de l’AMI, elle-même hébergée dans la Friche Belle de Mai à Marseille : « être incubé nous a apporté les clés pour monter un budget, un prévisionnel, choisir une structure juridique, nous familiariser avec le monde des startups ». En parallèle, les entrepreneurs intègrent l’accélérateur P.Factory. « Cette expérience nous a ouvert les yeux. Contrairement à notre prisme de musicien, laissant croire que tout marche si les gens aiment, on a pris conscience que le monde entier ne nous attendait pas ». Et de conclure : « on a réussi à mêler notre envie première d’un réseau de musiciens, plutôt ancrés dans l’associatif, avec une vision entrepreneuriale. On arrive à faire une synthèse de tout cela sans se renier ».


Des applications mobile pour tous les artistes


La facilité et l’accessibilité sont les priorités de Soundbirth : les groupes n’ont qu’à déposer leur adresse de page Facebook avec leur email. L’appli est livrée dans les 6 semaines. Le temps pour un programme maison de rapatrier toutes les données disponibles sur le web. Depuis leur backoffice, les artistes sélectionnent les données qu’ils souhaitent voir intégrer dans leur appli. « On a simplifié la création d’application à son maximum. Comme Myspace, l’idée est d’avoir son appli sans savoir coder, mais en version mobile » se félicite Maxime. Et pour ajouter à la démocratisation du service, leur offre est différenciée : un freemium financé par la pub et deux offres premium pour les usages plus professionnels. En fonction de leurs besoins et leurs envies de promotion et de monétisation, les artistes choisissent les options disponibles dans le Feature Store à intégrer dans leur appli.

En plus des options de base (news, dates de concerts, média, stream, photolab, top), les artistes peuvent personnaliser l’interface, envoyer des notifications push (« 90 % des fans acceptent les notifications Push », affirme même Maxime), gérer la publicité… Et avec l’option Shop s’ajoute aussi le merchandising.


Entre agence artistique augmentée et réseau social musical


Dans la prochaine version, prévue avant l’été, les startupers souhaitent lancer une « fanzone » permettant aux artistes de donner accès à la totalité des options pour un abonnement d’1€90/mois. « C’est devenu tellement compliqué de vendre des disques et de tourner. Avec une fanbase où chacun paie 2 €/mois (moins la part d’Apple, la TVA, etc.), les artistes peuvent récupérer quelques centaines d’euros contre des exclusivités, des titres en avant-première et tout un tas de service à inventer ». Des services que SoundBirth entend mettre à disposition de manière simple et intuitive pour que les artistes s’en emparent. Comme Aline, signée chez Pias, qui offre une version karaoké de son single « La Vie électrique », ou Ulster Page qui propose une version extended.

Les ambitions de Soundbirth ne s’arrêtent pas là. « On espère développer une partie publishing en 2016. Dans la V2, on va aussi construire une communauté d’artistes Soundbirth, un réseau social avec toutes les applications intégrées dans nos app ». Une TimeLine contenant les notifications push des autres artistes Soundbirth fera le pont entre les fanbases. Pour éviter de surcharger les fans, ceux-ci pourront se désabonner de certains artistes, de certains styles et ainsi « jongler avec les app des artistes Soundbirth », pour suivre les tournées par exemple. Et avec la création de comptes fans, Soundbirth aura accès aux goûts des utilisateurs (artistes et styles) pour améliorer la recommandation.


2016 : année charnière pour Soundbirth


« On a récemment fait un deal avec PhonoPACA pour tous les labels et éditeurs indépendants de la région », confie fièrement Maxime. La startup s’est aussi faite connaître à MaMA INvent en octobre dernier. Elle a depuis annoncé son partenariat avec iMusician : tous les artistes distribués bénéficieront de tarifs préférentiels. Elle a enfin pitché devant de nombreux labels et pourrait sortir une première application pour un artiste signé chez Universal. « 2016 est un tournant : il faut gérer nos clients, des partenariats ». L’activité grossissant, et avec elle, leur besoin d’espace, la startup vient de déménager au TVT Innovation, incubateur d’entreprises innovantes toulonnais. « Là, la demande commence a être trop importante, on va avoir besoin de s’entourer », lance Maxime, comme un appel.

Dans la perspective d’un réseau social artists to fans, Soundbirth a commencé par re-construire le lien entre l’artiste et le fan, pour qu’il soit fiable et accessible à tous. Cette semaine, les startupers seront aux BIS de Nantes pour présenter leurs prestations et rencontrer d’autres professionnels. « Il y a pleins d’activités qui arrivent. On est entré par le prisme artist to fans. Aujourd’hui on s’inspire, on développe et parfois on fait des partenariats. On est ouvert à tout ça, on est face au monde entier ».


Fabrice Jallet
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