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Publié le mardi 13 avril 2010
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Le marché de l’habillage sonore des magasins et lieux publics se dynamise avec l’arrivée de Deezer et de son service Soundeezer, ainsi qu’avec le rachat de Jamendo par MusicMatic, société de gestion de contenu audio et vidéo dans les chaînes de points de vente.
Le site de streaming français Deezer vient d’annoncer le lancement de Soundeezer, un nouveau service de sonorisation des points de vente qui a d’ores et déjà conclu un contrat avec 700 restaurants McDonald’s.
Deezer espère également finaliser rapidement des contrats avec une vingtaine d’autres chaînes de magasins, de restaurants, ainsi qu’avec les propriétaires de points de vente indépendant.
Techniquement, les lieux n’ont pas besoin de connexion Internet mais seront équipés d’un boîtier livré par Deezer. Une dizaine de playlist personnalisables permettent d’adapter l’ambiance musicale selon la clientèle, les créneaux horaires, etc. et des messages publicitaires peuvent y être intégrés.
Deezer espère ainsi développer une nouvelle source de revenus leur permettant de rentabiliser les lourds investissements liés à l’acquisition de catalogues.
L’un des acteurs déjà implanté sur ce marché, MusicMatic, développe de son côté une autre stratégie afin de conforter sa position. Cette société belge vient en effet de racheter le portail de musique libre Jamendo, en difficulté financière depuis plusieurs mois. Après avoir licencié une partie de son équipe, Jamendo voit 500 000 euros injectés dans la structure par MusicMatic et les fondateurs du site.
Jamendo avait lancé un service de sonorisation de lieux publics, ce qui a peut-être mis la puce à l’oreille de MusicMatic qui pourra bénéficier d’un catalogue supplémentaire de 18 000 artistes et de 200 000 titres grâce à cette opération. MusicMatic travaille pour plus de 50 réseaux et assure chaque jour la diffusion de contenu audio et vidéo dans des milliers de points de vente dans le monde.
Cette actualité peut laisser espérer une augmentation de la rémunération équitable et des droits perçus par la Sacem (pour le catalogue Deezer) ou par les artistes en licence libre (pour le catalogue Jamendo Pro).
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L’occasion de revenir sur ce projet, ses ambitions et les inquiétudes qu’il suscite avec celui qui conduit cette préfiguration, Didier Selles, conseiller-maître à la cour des comptes et co-auteur du rapport Création musicale et diversité à l’ère du numérique.
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