Votre panier est vide
Publié le lundi 23 mai 2005
Version imprimable
L’Adami a confié à IPSOS la réalisation d’un sondage sur le téléchargement et les échanges gratuits de fichiers auprès d’un échantillon d’internautes. Les résultats de l’enquête montrent notamment que les internautes, comme le propose l’Adami, sont prêts à payer une redevance sur l’abonnement aux fournisseurs d’accès Internet.
Communiqué de l’Adami du 23 mai 2005.
Les internautes et le téléchargement : Sondage IPSOS / ADAMI
Le sondage démontre que, loin d’être endigué, le phénomène se poursuit et s’étend maintenant aux messageries instantanées : 45 % des internautes interrogés ont eu recours à un logiciel de peer-to-peer et 29 % utilisent les messageries instantanées pour échanger des contenus musicaux ou autres.
Alors que la copie privée est aujourd’hui gravement remise en cause par certains, dans ses modes de rémunération et ses principes mêmes, le sondage montre l’explosion de pratiques de copie sur les réseaux, et donc l’absurdité de cette remise en cause. Bien au contraire, les internautes reconnaissent à travers leurs réponses que la redevance pour copie privée constitue une solution pertinente et acceptée pour concilier la circulation des œuvres dans la sphère privée et la rémunération des ayants droit.
Repoussant les solutions qui privilégient les entraves technologiques et la répression, 83 % des internautes plébiscitent la proposition d’une redevance sur l’abonnement aux fournisseurs d’accès. Ce pourcentage atteint 88 % chez les moins de 35 ans.
Les internautes sont donc prêts à accepter le principe de la fin de la gratuité en contrepartie de la faculté d’échanger des fichiers à des fins non commerciales dans un cadre régulé. Le montant moyen qu’ils sont prêts à payer pour cette solution est de 5,20 € pour de la musique seulement et de 9,10 € pour de la musique et des films.
Les implications économiques de ces nouvelles données doivent maintenant être étudiées de façon responsable. Il n’a jamais été question pour l’Adami de remettre en cause l’équilibre économique de la filière culturelle, mais bien de rechercher une réponse adaptée à un phénomène de consommation de masse et à une mutation des modes de circulation et d’appropriation des oeuvres.
L’Adami appelle à l’ouverture d’un véritable débat de société sur ces questions déterminantes pour l’avenir de la culture, rassemblant les ayants droit, les consommateurs et les pouvoirs publics.
L’Adami organise aujourd’hui à 18h00 à la maison de la chimie un colloque pour communiquer l’ensemble de ses propositions sur les questions touchant à Internet.
Téléchargez les résultats complets du sondage en cliquant ici.
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home