Solima : schémas d’orientation de développement des lieux de musiques actuelles

Version imprimable de cet article Version imprimable  

Publié le mardi 4 mai 2010

Politique culturelle

L’Etat, les collectivités locales et les fédérations nationales (Fédurok, FSJ, Fneijma…) ont élaboré un dispositif permettant d’établir des "schémas d’orientation de développement des lieux de musiques actuelles" (Solima). Cette démarche reprend l’esprit des concertations territoriales entamées en 2006.

Les Solima ont pour objectif de "dégager des perspectives pour l’ensemble des lieux de musiques actuelles sur un territoire (…) en garantissant la diversité des œuvres et des initiatives, et en assurant un développement territorial cohérent et équitable".
La mise en place d’un texte présentant les Solima résulte d’un travail concerté entre le ministère de la Culture, des représentants de collectivités et de fédérations de musiques actuelles. Cette démarche a d’abord été présentée lors des Biennales internationales du spectacle à Nantes en janvier dernier, et la mise en place de ces Solima fait aujourd’hui l’objet d’une certaine attente des lieux de musiques actuelles.

Dans l’esprit, l’élaboration d’un Solima s’appuie et se réfère au Plan pour des politiques nationales et territoriales concertées en faveur des musiques actuelles , texte méthodologique qui définit un cadre renouvelé de l’intervention publique dans le domaine des musiques actuelles et qui fait l’objet de la circulaire n°CC 166/914 du 2 novembre 2006.

"La présente démarche défend une méthode de conception de projet alliant une dynamique locale dans un contexte de filière. Ainsi ce travail ne peut se substituer à une démarche plus globale sur l’ensemble du champ des musiques actuelles. (…) Les Solima résulteront de processus de concertations portant spécifiquement sur les lieux MA, entre l’Etat, les collectivités et les acteurs." Les grandes lignes du Solima sont donc assez proches de ce qui a présidé à la création des concertations territoriales pour les musiques actuelles mises en place dans certaines régions et dans quelques départements depuis 2006.
Plus d’infos sur les concertations territoriales

Dans un dossier présenté dans la lettre Echanges en avril dernier, la FNCC (fédération nationale de collectivités pour la culture) est revenu sur les Solima en analysant notamment la capacité des lieux de musiques actuelles à obtenir un statut "d’art et d’essai" qui reconnait les missions d’intérêt général poursuivies par les lieux, notamment en matière de découverte et d’accompagnement. A noter que la notion de lieux est à considérer, dans le cadre des Solima, comme "une organisation/structure de droit privé ou public (…) dont la majorité des activités est tournée vers les musiques actuelles".
Lire le dossier FNCC

En mars dernier, face à la fragilisation progressive des lieux de musiques actuelles, la Fédurok a invité avec insistance les pouvoirs publics à mettre en place des Solima : "Ce travail doit être accompagné d’une volonté de réalisation par les services de l’Etat, et de moyens en conséquence." (lire le communiqué)

Une première réunion lancera officiellement des Rencontres territoriales des lieux de musiques actuelles le 2 juin à Annecy. Ces rencontres se veulent "un outil d’aide et d’appui à la décision dans un contexte tendu de rationalisation de l’intervention publique d’Etat et de structuration territoriale des musiques actuelles ainsi que d’adaptation des politiques publiques à un secteur pluriel qui s’est fortement professionnalisé."
Elles se dérouleront dans différentes régions avec une première journée qui s’attachera à traduire ce qui, en Rhône Alpes, sous-tend le projet d’un lieu de musiques actuelles autour des pratiques, de l’économie et du territoire.
Programme

Lire le texte de présentation des Solima