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Publié le vendredi 17 décembre 2010
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Ian Rogers de TopSpin Media (et ancien manager de Yahoo Music) a avancé le fait que de 25 000 à 30 000 artistes gagnent leur vie grâce à leur musique jouée live…
C’est pendant le New Noise à Santa Barbara - États-Unis au mois de novembre dernier, événement proposant des conférences autour du digital et des medias, que l’ancien DG de Yahoo Music, Ian Rogers (désormais Responsable de Topspin media, outil de marketing direct orienté vers les fans doublé d’une plate-forme de distribution) a avancé le fait que moins de 30 000 artistes vivent de leur travail.
Rogers s’est basé sur les chiffres donnés par le cofondateur de Songkick, Ian Hogarth : ce dernier a extrapolé ce résultat d’après sa base de données de salles et le type de groupes qui y jouent et sur les revenus probables associés à la taille des salles (Songkick indexe 130 vendeurs de billets dans 60 pays).
L’info, relayée par Paul Resnikoff, éditeur de Digital music news, mérite toutefois vérification : en effet, selon Rogers, "Vous pouvez argumenter au sujet de la définition de gagner sa vie, mais c’est probablement dans cet ordre de magnitude." Les coûts qu’engendre le marketing augmentent et les artistes qui peuvent "joindre les deux bouts" sont assez peu nombreux, même s’il n’a jamais été aussi peu cher de distribuer de la musique et que les coûts d’enregistrement sont moins coûteux qu’auparavant.
Dans les faits, les coûts du marketing musical augmentent réellement. « La technologie a permis la réduction du coût de production et le coût de distribution a diminué », selon I. Rogers. « Mais le coût de marketing a augmenté, parce que vous avez donné les pleins pouvoirs aux consommateurs et au choix illimité. »
Non seulement un marketing réussi est grand consommateur de temps, de ressources mais ses résultats sont fortement imprévisibles. La nouvelle industrie musicale, celle dont la dynamique réelle commence tout juste à émerger, entraîne la mise en œuvre de nouvelles approches et de nouvelles espoirs.
Au cours de cette conférence, Ian Rogers a vivement conseillé d’adopter une attitude plus réaliste envers le « désir de réussite » (making it), et a rappelé aux artistes que les chances sont de façon certaine contre eux : pointant les millions de groupes sur MySpace, les dizaines de millions de musiciens et une Longue Traîne qui est très très longue.
Pourtant Rogers a toujours été un fervent défenseur du DIY (Do It Yourself). Son approche intelligente et innovatrice a toujours été liée aux artistes et labels. Mais le modèle Topspin est centré sur des artistes reconnus. Rogers continue en indiquant qu’il y a « un déséquilibre de taille entre l’offre et la demande… entre les artistes et les gens qui aiment l’art ».
Voir la vidéo de la conférence
Remerciements à la lettre d’info mensuelle de l’Adisq pour la source.
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