Votre panier est vide
Publié le lundi 13 juin 2011
Version imprimable
Dans un communiqué de presse, la Spedidam a tenu à rappeler que la très grande majorité des artistes interprètes ne perçoit rien sur les exploitations de musique en ligne et envisage un manque à gagner annuel de 10 millions d’euros à l’horizon 2015.
Selon la Spedidam, l’artiste percevrait : "un seul cachet forfaitaire au moment de l’enregistrement et puis… plus rien, quelle que soit la valeur de l’utilisation du titre ou de l’album.
Concrètement, un guitariste, un batteur, un bassiste, aussi créatif soit-il, recevra une centaine d’euros pour solde de tout compte et cela même si l’enregistrement remporte un vrai succès et génère d’importants revenus sur internet.
100%, c’est la proportion des sites dit légaux (téléchargement, écoute en streaming interactif, etc.) où les artistes sont exclus de toute forme de rémunération pour l’exploitation de leurs enregistrements. Il n’y a donc pas d’exception à la règle et il est pour cette raison impossible d’orienter le consommateur vers un site plutôt qu’un autre, aucun n’apportant une rémunération à ces artistes interprètes.
Cette règle d’exclusion des artistes s’étend aussi à toutes les formes d’exploitation émergentes. Il en va ainsi lorsque l’accès à un catalogue de musique est « offert » par un FAI à un nouvel abonné. L’artiste est systématiquement privé de tout revenu que le FAI verse pour disposer du catalogue.
Cette situation injuste et inacceptable vient du fait que, dans la majorité des contrats, les artistes, sans pouvoir de négociation, sont amenés à céder pour rien leurs droits sur l’exploitation de leurs enregistrements sur internet.
En retenant un ratio modeste de 5 % de la valeur qui reviendrait aux artistes interprètes, leur manque à gagner sur les valorisations directes de la musique en ligne est de 5,5 millions d’euros en 2010. A l’horizon 2015, l’anticipation de ce manque à gagner annuel est de 10 millions d’euros.
Pour la SPEDIDAM, société civile gérant les droits de 74 00 artistes dont 32 000 adhérents, la promotion actuelle à grands frais de la « légalité » par HADOPI ne peut être crédible aux yeux du public que si le partage des revenus est équitable entre tous : producteurs, auteurs, interprètes et revendeurs. Sans équité, la musique légale restera illégitime et injuste. L’existence d’une rémunération garantie sur Internet pour les artistes qui en sont dépourvus doit donc devenir la préoccupation de tous. ".
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home