STRATÉGIES DE RECRUTEMENTS
Work in progress

Publié le mardi 2 mars 2010

Article

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la plateforme Irm@work peaufine son ouverture officielle prévue pour ce mois de mars [1]. Prolongeant le travail entamé, dès 1999, avec notre rubrique « Emplois & stages », ce nouveau service souhaite s’adapter au marché de l’emploi et, surtout, aux stratégies de recrutement dans le domaine de la musique. Le projet suscite déjà un engouement certain.

On considère souvent que, comme tous domaines d’activités culturelles, le monde musical a l’habitude de constituer ses équipes sur des logiques de cooptation. Ceci est certainement vrai pour les projets et leur partie artistique (artistes, voire techniciens), mais est-ce si systématique pour l’ensemble des emplois, notamment tout ceux qui concernent « l’encadrement » des activités ?
Plus globalement, les observateurs des fonctionnements du recrutement se sont souvent posé la question de ce « marché caché », celui des emplois vacants ne faisant pas l’objet d’annonces (voir l’interview de Carole Le Rendu). Une récente étude de l’Apec [2] indique que, pour ce qui est des cadres, cette pratique s’est largement atténuée, notamment grâce à l’Internet. En est-il de même dans le domaine culturel ?

L’au-delà du marché caché : du réseau vers l’Internet ?

Nombre d’employeurs confirment cette évolution « « réseaux, sites, candidatures spontanées… quand on cherche, on fait feu de tous bois » « ou admettent les limites du bouche à oreille « cela peut être utile, mais les critères des autres opérateurs ne sont pas forcément les mêmes que les nôtres ». Certains avouent cependant jouer sur les deux tableaux : « On connaissait déjà la personne que nous souhaitions embaucher. Mais on est quand même passés par une procédure d’annonce parce que c’était un cadre valorisant à donner à cette embauche… et l’occasion de faire du repérage pour l’avenir. » Un exemple qui confirme au passage que postuler à bon escient peut aussi être une manière de prendre date.

Reste que le domaine est essentiellement constitué de petites et moyennes (voire micro) entreprises. Quels que soient leurs besoins, ces entrepreneurs ne possèdent pas toujours la disponibilité pour gérer une procédure de traitement de CV, de gestion d’entretiens, d’élaboration de fiche de poste, etc. Bien souvent, la mobilisation du réseau de connaissances apparaît alors plus simple et plus rapide… quitte à totalement brider les possibilités de choix.
De fait, les utilisateurs de la rubrique « Emplois & stages » sur notre site nous ont souvent indiqué que « c’est bien, on reçoit plein de réponses… mais souvent trop car pas toujours bien adaptées ». Comme le constate Yannick Fondeur, chercheur au CEE « Internet a engendré une banalisation de l’acte de candidature : la possibilité de se porter candidat en quelques clics a abaissé le niveau de l’autocensure des candidats et suscité un accroissement des candidatures dites « non qualifiées » » [3].

Ce constat est une des raisons qui nous a conduit à proposer ce nouvel outil ; il permettra, aux recruteurs qui le souhaitent, d’organiser rapidement leur propre sélection de profils adéquats.

Une autre requête, convergente, nous a également poussé dans cette voie. Celle des demandeurs. Depuis des années, ils nous sollicitent pour faire circuler leurs CV. Restait donc à construire une plate-forme d’accueil pour favoriser l’exposition et la rencontre. C’est l’objectif d’Irm@work et de sa profilothèque. En un mois, plus d’un millier de candidats ont d’ores et déjà déposé leur proposition sur le site.
À cette occasion, tous ceux que nous avons interrogés nous ont signifié l’importance du réseau relationnel, convaincus de sa nécessité pour « obtenir de la visibilité » et parce que « les employeurs ont besoin d’être en confiance, d’être certains que la personne connaît le métier ». La motivation est affirmée, mais pas l’optimisme, « je pense que la majorité des recrutements s’effectuent de manière officieuse. Pour les offres [publiées], il y a donc beaucoup trop de monde qui postule et peu de chance de passer les étapes de sélection ». Résumant un état d’esprit général, l’un des demandeurs ajoute : « le marché est complètement bloqué ! La culture n’était déjà pas une priorité. Avec la réforme des collectivités et celle de l’État ce sera encore pire dans le futur ».

Un marché de l’emploi complexe et éclaté

En regard de ces attentes, le marché du travail n’est effectivement pas au mieux. Et, comme le confirment, d’évidence, les annonceurs, « ce sont les conditions économiques qui conditionnent l’embauche ». Aujourd’hui, la crise est bien présente et, plus encore, l’incertitude.

Mais le secteur des musiques actuelles, par exemple, ne découvre pas, aujourd’hui, la précarité. Côté chiffres, on compte plusieurs centaines de CDI dans les lieux de musiques actuelles [4], par exemple. Un volume qui a quasiment doublé sur dix ans même si la tendance actuelle est plus stagnante.
Et comme le fait remarquer un observateur : « en plus, ces lieux sont souvent tenus par des pionniers de la génération des eighties,… dans les prochaines années, les premiers départs en retraite vont sûrement créer du mouvement ». D’autant que les départs sont souvent l’occasion de redéfinir les postes ; « même quand le recrutement aboutit à une promotion interne, c’est l’ensemble de l’entreprise qui se reconfigure et c’est l’occasion de chercher une réponse à des besoins en jachère » ajoute un autre.

Côté maisons de disques, Babeth Bolf, responsable des ressources humaines chez Wagram, donnait, pour notre bilan 2008, le chiffre de 270 CV reçus, via le site de l’Irma, pour un poste de chef de produit junior. Mais on se souvient surtout du temps, bien plus ancien, des chaises musicales, « à l’époque, on tournait facilement d’une major à une autre… maintenant, c’est plutôt à sens unique ».
Ce qui n’empêche pas la création de nombreuses initiatives liées à la dématérialisation. Même si elles ne représentent pas, pour l’instant, un marché d’emploi lisible et stable, elles témoignent d’un appel de compétences qui vaut pour l’ensemble de la filière. Sans parler de l’appel d’air que peut entraîner le développement des aides économiques aux entreprises, crédit d’impôt notamment.

De plus, les opportunités d’emploi, même pour « travailler dans la musique », ne se limitent pas à ces deux seuls secteurs. Les « institutions » « grosses entreprises comme établissements soutenus « ne sont que la partie émergée d’un bassin éclaté, bien plus large et diversifié, qui va des collectivités territoriales aux start up en passant par le monde associatif et les projets de tous ordres.

Plus globalement, le marché de l’emploi culturel ne manque pas d’analyses [cf ressources documentaires en bas de page], mais elles sont difficiles à décrypter [5] quand on cherche à les appliquer à des secteurs ou à des catégories trop précises.
Dans une récente note [6], le Deps [7] parle de « 770.000 individus salariés en 2006 dans les établissements du secteur culturel », les secteurs du spectacle vivant et de l’audiovisuel en concentrant les deux tiers. Dans son rapport 2007/2008, le CNPS [8] évoque lui, pour 2006, 71.000 actifs pour les cadres, techniciens et ouvriers des spectacles (source Insee/Deps) et 45.783 permanents dans les entreprises du spectacle vivant (source Audiens).

Par contre, selon une autre note du Deps [9], « le nombre d’entreprise est en progression constante », particulièrement dans le spectacle vivant où on en comptait 17.000 en 2007. « Mais il s’agit massivement d’associations (77%), le plus souvent de très petite taille (les trois quarts des établissements comptent, en 2007, moins de trois salariés) ». Et la petite taille n’est pas forcément propice à l’embauche et à la stabilité comme on le confirme au Club Asso Emploi [voir encadré à droite].
De même, les constats sur les salariés du domaine culturel sont clairs : à poste et responsabilité égaux, les salaires sont plus bas que dans les autres secteurs, alors que la demande de disponibilité y est plus importante.

Mais qui sont ces entreprises ? Et que cherchent-elles ?

Il n’empêche que le site de l’Irma a publié 4.193 annonces en 2009, soit 18% de plus qu’en 2008 et plus du double par rapport à 2006. Toutes ne relèvent pas du domaine musical mais, au vu de l’emploi, les frontières sont poreuses et les activités pas forcément spécifiques.
Dans ce panel on trouve aussi bien des entreprises relevant du secteur du spectacle vivant (41% des annonces), des médias et de la promotion (14%), du disque (14%), de la formation (12%), de l’artistique (9%), que des collectivités (5%) ou des organismes (5%). Mais ces proportions varient nettement si on ne s’intéresse qu’aux offres d’emplois. Là , il s’agira avant tout des lieux, des cours de musique, des tourneurs et des compagnies. En regard, les secteurs du disque, des médias et les festivals apparaissent, eux, bien plus consommateurs de stages.

Cette même année, 42% des annonces concernaient un poste ou un stage basé à Paris, 31% en province, 26% en Ile-de-France (hors Paris) et pour 1% à l’étranger. Proportions respectivement ramenées à 29%, 39% et 31% pour ce qui concerne uniquement les emplois.

Pour ces employeurs, la motivation et l’expérience sont explicitement des atouts premiers, et ils prennent clairement le pas sur les diplômes. Certains expliquent même qu’ils « ne retiennent pas les personnes « surqualifiées » car cela crée de la frustration ». D’où la nécessité de bien cibler son profil et d’éviter de prétendre savoir/vouloir tout faire.
Pour nombre d’entre eux, deux étapes sont décisives dans le recrutement, l’examen du parcours « « on le vérifie et la recommandation sera déterminante » précise un tourneur « et l’entretien pour confirmer une autre qualité incontournable : la motivation.
Comme l’indique une étude [10] du cabinet Interface pour le compte de la CPNEF-SV [11], de la DGEFP [12] et de la DMDTS [13] « les critères de recrutement sont essentiellement centrés sur les compétences du « cœur de métier » , l’expérience professionnelle et les qualités personnelles ». On y précise : « la connaissance des spécificités du secteur répond à une exigence forte vis-à -vis des personnels administratifs, qui, selon les employeurs, sont de plus en plus compétents sur la dimension « gestion » , mais de moins en moins au fait des problématiques et caractéristiques du secteur ». Quand aux modalités de recrutement, elles passent d’abord par « le réseau et la cooptation » (63,5%), « l’annonce dans des journaux spécialisés » [14] intervenant pour 20,6% dans les deuxièmes modalités.

Reste qu’un des principaux facteurs de configuration des recrutements repose sur les aides à l’emploi très utilisées par le secteur culturel, notamment musical. Elles peuvent concerner jusqu’à la moitié des offres publiées, mais sont forcément sur-représentées dans les recrutements puisqu’elles impliquent, elles, une obligation de publication.
Participant largement à la dynamique du secteur, elles correspondent à des procédures particulières et, surtout, à des critères exclusifs, notamment pour l’âge. Du coup, les plus de 26 ans s’estiment pénalisés, a fortiori lorsque ces annonces « tremplins » exigent un niveau de compétences qui leur semble peu correspondre au profil de primo-entrant.
Pour cette entrée dans le métier, d’autres modes existent, notamment les contrats en alternance. Ils sont encore peu usités dans notre secteur. Mais ils peuvent aussi représenter une alternative au stage. C’est, en tout cas, l’opinion de Clémence de Bodinat [voir encadré].

Au-delà du recrutement : les besoins et les parcours

Phénomène surprenant, une tendance nette au rééquilibrage entre les offres d’emplois et les stages. En quatre ans, le site est passé d’un ratio de 33% d’emplois (et donc 67% de stages) à un 45% d’emplois pour 55% de stages en 2009… y compris avec des périodes de « pénurie de stagiaires » . Floriane Lotton (qui gérait le service à cette époque) se souvient : « en 2008, les annonceurs du côté du disque me rappelaient, parfois désespérés, pour republier leur offre. Ils ne trouvaient personne ».

De fait, les stages restent une porte d’entrée très importante dans le secteur. « Les stages sont un bon moyen de diversifier les expériences, assure un employeur, quelqu’un qui sort d’une école n’a pas encore une vision suffisante du monde du travail pour être réellement opérationnel » [15]. Et, si on doit bien évidemment dénoncer des abus « notamment les « usines à stagiaires » pour reprendre l’expression utilisée par plusieurs de nos inscrits « , ce parcours débouche plus souvent qu’on ne le dit sur un emploi stable. Paradoxalement, le problème sera, ensuite, bien plus celui des employeurs : comment arriver à conserver un salarié compétent alors que la taille des entreprises permet peu de « plan de carrière » , voire d’évolution de la rémunération ?

Mais Irm@work n’est pas un simple site d’emploi ou d’entrée sur le secteur culturel. C’est bien une plate-forme spécialisée destinée aux entreprises et aux professionnels de la musique. Conformément aux missions de l’Irma, son objet est d’aider à la structuration. Elle vise avant tout à favoriser l’adéquation entre les besoins et les parcours. C’est aussi pour cela qu’elle inclut des profils « en veille » pour les personnes en poste mais intéressées par des opportunités ciblées, voire d’éventuelles propositions ponctuelles (débats, piges…).

Depuis quelques années, dans les secteurs plus stables et plus techniques, se développe le « recrutement par simulation » , une méthode qui court-circuite le CV au bénéfice d’exercices ciblés afin d’embaucher les gens sur leurs aptitudes réelles et non sur leurs diplômes ou des expériences peu mesurables. Même si ce principe s’étend aujourd’hui jusqu’aux cadres, cela semble encore peu adapté pour nos secteurs où la polyvalence, l’adaptabilité et la motivation restent souvent des critères importants.
De même, le rapprochement opéré par Irm@work repose sur la mise en avant des compétences. Le croisement entre celles, maîtrisées et souhaitées par le candidat, et celles recherchées par l’employeur, est au centre de la mise en adéquation. Au passage, cette approche peut largement aider à caractériser les postes.
Les autres critères (diplôme, expérience…) restent bien évidemment présents, mais ils sont pondérés dans les recherches. Jusqu’à l’intitulé de poste, complètement relativisé, tant il est vrai que, dans cet univers protéiforme, les définitions de poste renvoient à des perceptions subjectives pas forcément partagées.

Poursuivant son développement, Irm@work va ouvrir, dans les prochains jours, de nouvelles fonctionnalités, notamment des systèmes d’alertes personnalisables. De même pour la partie « conseils » qui, de plus, évoluera en fonction des retours et des besoins d’accompagnement des utilisateurs, demandeurs comme recruteurs. Tout cela prend un peu de temps, mais c’est fait pour durer.

Gilles Castagnac


Nos tenons à remercier toutes les personnes qui ont répondu à nos questionnements pour l’élaboration de ce focus.

NB : le développement d’Irm@work s’effectue « en flux tendu » ; les fonctionnalités de la plate-forme s’installent les unes après les autres suivant un planning parfois contrarié (et nous avons dû reporter l’ouverture complète initialement programmée au 1er mars). Cette méthode d’ouverture en « avant-première » nous amène à proposer, depuis un mois, un service partiel, parfois instable. Une sorte de bêta test grandeur nature. Pour nous, c’était néanmoins la meilleure manière de construire un outil qui recueille et s’adapte aux réactions des utilisateurs.



[1] Partiellement accessible depuis fin janvier, cette plate-forme est encore en développement ; de nouvelles fonctionnalités s’ouvriront au cours du mois pour aboutir à une formule complète et stabilisée.
[2] « Comment les entreprises recrutent leurs cadres », Association pour l’emploi des cadres, avril 2009.
[3] « Internet, recrutement et recherche d’emploi », n° spécial de la revue de l’Ires (Institut de recherches économiques et sociales), mars 2006.
[4] Dont plus de 500 dans lieux de la Fédurok.
[5] Ne serait-ce que pour bien distinguer l’emploi d’artistes de celui d’encadrants, services et autres accompagnants.
[6] « L’emploi salarié dans le secteur de la culture » par Eric Cléron et Frédérique Patureau.
[7] Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la culture.
[8] Conseil national des professions du spectacle.
[9] « Tendances de l’emploi dans le spectacle » par Marie Gouyon et Frédérique Patureau.
[10] « La sécurisation des parcours des professionnels dans le secteur du spectacle vivant ».
[11] Commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation dans le spectacle vivant.
[12] Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle.
[13] Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (désormais absorbée par la DGCA).
[14] Mais la catégorie « sites internet spécialisés » n’était apparemment pas proposée.
[15] On rapprochera ce sentiment, largement partagé, de l’étude sur « les formations à l’administration et la gestion de la culture » (jugée "pléthorique") réalisée par Cécile Martin (OPC) et dont on peut se procurer une présentation publiée par le Deps.



Ressources documentaires

Actualités :

- Mise en place d’un CEP dans la branche des éditions phonographiques
Publié le lundi 6 juillet 2009
Le ministère de l’Economie a lancé, en partenariat avec le Snep et l’Upfi, un contrat d’étude prospective (CEP) pour établir un panorama et des recommandations en matière d’emploi et de formation dans le secteur phonographique.

- La qualité de l’emploi dans les métiers artistiques et culturels
Publié le mardi 16 juin 2009
Le Deps du ministère de la Culture lance un appel à propositions de recherche autour de l’emploi artistique et culturel, de ses représentations et des stratégies d’adaptation des acteurs. Ces travaux feront l’objet d’un financement et d’une expertise éditoriale du Deps…

- 10 000 emplois culturels aidés en 2009
Publié le mercredi 25 mars 2009
Comme annoncé depuis plusieurs semaines, un plan de relance à l’emploi aidé a été mis en place par le gouvernement. Un volet spécifique à l’emploi culturel accompagne ce plan, appuyé dorénavant par une circulaire annonçant 10 000 contrats aidés dans le secteur culturel pour 2009.

- Signature d’un accord cadre ADEC dans le spectacle vivant
Publié le jeudi 12 mars 2009
Un accord cadre de développement de l’emploi et des compétences a été signé le 10 mars 2009 entre la branche du spectacle vivant et l’Etat. Cet accord cadre ADEC consiste en un plan d’action en faveur des salariés et des entreprises qui sera mis en œuvre sur trois ans au niveau national et régional.

- L’emploi dans les lieux de musiques actuelles
Publié le lundi 23 février 2009
À partir des données recueillies dans le Rapport de branche 2008 des entreprises artistiques et culturelles (données 2007), le SMA vient de rédiger une note qui donne quelques indications sur les emplois dans les équipements de musiques actuelles.

- Les associations culturelles employeurs en France
Publié le jeudi 15 janvier 2009
1.500 associations ont répondu à l’enquête nationale sur les associations culturelles employeurs lancée par Opale. Elle apporte des données précises et inédites sur le paysage associatif culturel.

Documentation

Comment les entreprises recrutent leurs cadres ?
Etude de Gaël Bouron, Apec, 2009

Blog de Yannick Fondeur, du Centre d’études de l’emploi

Étude sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences en Midi-Pyrénées
Cette étude établit un état des lieux des ressources humaines à l’échelle du réseau midi pyrénéen Avant-Mardi, avec pour objectif la préconisation d’actions de formation et de mutualisation.

La sécurisation des parcours professionnels et la gestion des âges dans le spectacle vivant
Cette étude se veut être un outil en vue d’un plan d’action conjoint Etat/profession. Elle souhaite permettre d’améliorer l’accompagnement des professionnels qui rencontrent des difficultés d’emploi en renforçant ou en mettant en place des dispositifs adaptés.

Rencontres sur l’emploi dans le spectacle vivant
A la demande des professionnels, les associations d’élus ont été sollicitées pour participer aux travaux du « « groupe emploi’’ du Conseil national des professions du spectacle (CNPS), un comité de réflexion issu des Entretiens de Valois. L’objectif est de dépasser la situation actuelle, caractérisée par la très grande fragilité des entreprises et la non moins grande précarité des employés.

L’emploi salarié dans le secteur de la culture
Le salariat représente les deux tiers de l’emploi dans le champ des activités culturelles. Il se caractérise globalement, au-delà des différences propres à chaque domaine particulier d’activités, par une très grande hétérogénéité des volumes individuels de travail et de revenu, par un recours fréquent des salariés à d’autres activités extérieures au champ culturel et, surtout, par une instabilité de l’emploi que révèlent simultanément l’importance du CDD et du temps partiel, mais aussi l’ampleur de la rotation (turn-over) des individus d’une année sur l’autre.

L’insertion professionnelle des diplômés des établissements supérieurs de la culture
Cette enquête du Ministère révèle notamment que trois ans après l’obtention de leur diplôme, 81% des diplômés de la culture travaillent. La rapidité de l’insertion, le niveau de rémunération et le taux de chômage varient selon les filières.

Nouvelles organisations du travail dans les secteurs culturels
L’Institut des nouvelles formes d’emploi et organisation du travail (INNEF) a mené en 2008 une étude sur les statuts de l’économie sociale et solidaire (groupements d’employeurs, coopératives, GEIQ, portage salarial…). Le rapport démontre que ces statuts offrent souvent une meilleure pérennité des emplois tout en contribuant à une certaine structuration des projets mis en œuvre.

La mutualisation d’emploi dans le secteur artistique
Opale propose une sélection de ressources sur la thématique de la mutualisation d’emploi dans le secteur artistique et culturel : cadre juridique, expériences, débats… Le plus : un dossier récapitulatif téléchargeable reprenant les différents documents !

La formation professionnelle continue et les aides à l’emploi dans le spectacle
Plate-forme d’orientation sur les ressources, fiches techniques, dispositifs, sites Internet… Ce dossier documentaire vient en appui des rencontres professionnelles organisées par l’Arcade dans les départements de Paca en juin 2009.

Les conventions collectives applicables dans le secteur culturel
Le Cnar Culture a réalisé en janvier 2008 avec le Cagec ce guide reprenant les différentes conventions collectives de la culture, qui sera utile aux coordinateurs des dispositifs locaux d’accompagnement et aux dirigeants d’associations culturelles.

L’emploi et la conception de la réussite des jeunes diplômés des masters culturels
Dans le cadre de son master professionnel "Projets culturels dans l’espace public", Déborah Porchet a réalisé une enquête en 2007 sur les débouchés des nombreux masters culturels français et l’insertion des étudiants qui deviennent des "intellos précaires".

Culture en chiffres : l’emploi dans la culture
La collection "Culture en chiffres" du DEPS propose différentes analyses de l’emploi dans le spectacle à partir de l’Enquête Emploi de l’Insee. Les chiffres de l’emploi, du chômage ainsi que l’indemnisation sont ici dépouillés et étudiés.

Quelle efficacité des contrats aidés de la politique de l’emploi ?
Ce rapport d’information rédigé par Serge DASSAULT et déposé en février 2007, au nom de la commission des finances, fait suite à une enquête de la Cour des Comptes sur l’impact des aides à l’emploi sur la baisse du chômage.

Les contrats de professionnalisation dans le spectacle vivant
Bilan d’utilisation et d’insertion 2005 et 2006

L’Afdas a réalisé pour le compte de l’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications du Spectacle vivant une étude statistique sur le recours aux contrats de professionnalisation dans le spectacle vivant et sur l’insertion de ses bénéficiaires.

Les demandeurs d’emploi des métiers du spectacle / ANPE - Agence nationale pour l’emploi
Cet Essentiel propose un portrait statistique des demandeurs d’emploi inscrits à l’Anpe dans les métiers du spectacle. 2005

La formation professionnelle des demandeurs d’emploi / Florence Lesfresne
Ce document revient sur le PARE (Programme d’Aide Au Retour à l’Emploi) mis en place en juillet 2001, le rôle des acteurs : Unedic, ANPE, conseils régionaux…) et constate des stratégies différentes selon les régions. 2005

Compte-rendu des journées d’informations des centres de ressources

La structuration des activités et de l’emploi dans le secteur artistique
Les centres de ressources du spectacle vivant (CND, CNT, HorsLesMurs, Irma) et le Cipac (pour le secteur des arts plastiques) ont organisé le 1er décembre 2008 leur 11ème journée sur le thème de la structuration dans leurs secteurs d’activités respectifs. Enjeu : répondre à la question Comment porter un projet artistique aujourd’hui ?

Fiches pratiques / Outils

Les conventions collectives dans le spectacle
Plusieurs conventions collectives régissent le domaine du spectacle. Le contenu de ces accords négociés entre employeurs et employés varie selon l’activité de l’entreprise ou de l’association (organisateurs de tournées, diffuseurs de spectacle vivant, artistes, animation socio-culturelle…)

Les stages en entreprise
Pouvoir découvrir un milieu professionnel, mettre en pratique les enseignements appris dans le cadre d’une entreprise, se créer une expérience professionnelle qui fera la différence sur un CV, voici quelques raisons de rechercher un stage. Modalités à suivre…

Le coût mensuel des contrats aidés
Le Club Asso Emploi Ile-de-France, la DDTEFP et la DRDJS ont mis en point un outil de calcul du coût mensuel des contrats aidés (CA, CAE, CIE), d’apprentissage et de professionnalisation. Des fiches pratiques décrivant chaque type de contrat sont également à disposition.



[1] Partiellement accessible depuis fin janvier, cette plate-forme est encore en développement ; de nouvelles fonctionnalités s’ouvriront au cours du mois pour aboutir à une formule complète et stabilisée.

[2] « Comment les entreprises recrutent leurs cadres », Association pour l’emploi des cadres, avril 2009.

[3] « Internet, recrutement et recherche d’emploi », n° spécial de la revue de l’Ires (Institut de recherches économiques et sociales), mars 2006.

[4] Dont plus de 500 dans lieux de la Fédurok.

[5] Ne serait-ce que pour bien distinguer l’emploi d’artistes de celui d’encadrants, services et autres accompagnants.

[6] « L’emploi salarié dans le secteur de la culture » par Eric Cléron et Frédérique Patureau.

[7] Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la culture.

[8] Conseil national des professions du spectacle.

[9] « Tendances de l’emploi dans le spectacle » par Marie Gouyon et Frédérique Patureau.

[10] « La sécurisation des parcours des professionnels dans le secteur du spectacle vivant ».

[11] Commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation dans le spectacle vivant.

[12] Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle.

[13] Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (désormais absorbée par la DGCA).

[14] Mais la catégorie « sites internet spécialisés » n’était apparemment pas proposée.

[15] On rapprochera ce sentiment, largement partagé, de l’étude sur « les formations à l’administration et la gestion de la culture » (jugée « pléthorique ») réalisée par Cécile Martin (OPC) et dont on peut se procurer une présentation publiée par le Deps.