IRMA

Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles

Connexion / inscription

Le panierVotre panier est vide

PUBLICITE
Accueil du site
Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > Sowprog, de la logistique des dates au CMS à 360°

Publié le vendredi 25 mars 2016

 
Version imprimable de cet article Version imprimable  
Starting Blocks

Sowprog, de la logistique des dates au CMS à 360°

#Agrégateur de données #Agenda #App mobile #CMS #Evénement

Fini l’interminable saisie de dates de concerts sur tous les agendas en ligne. Depuis 2013, Sowprog améliore le quotidien des chargés de communication avec son application de logistique de données. Plus qu’un tuyau, la startup s’oriente vers la communication 360° pour le spectacle vivant. Rencontre avec son fondateur Aly Micki.

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s’intéresse à l’innovation. Starting Blocks c’est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique !




JPEG - 8.1 ko
Aly Micki, Fondateur de Sowprog

En 2012, le Réseau MAP (Musique À Paris) lance un projet de mutualisation pour ses adhérents (La Bellevilloise, FGO-Barbara, La Gaîté Lyrique, …), à partir d’un constat partagé : les heures de saisies récurrentes pour chaque chargé de communication dans chaque salle sont chronophages. Au total, « une immense perte de temps, pour des tâches répétitives et donc facilement automatisables » résume Aly. L’agence A31V gérée par le « digital transformer » et futur associé Albin Freycenon, édite alors la plateforme de réservation Quick Studio et fréquente assidument le MAP. L’agence est choisie pour proposer une solution et fait appel à Aly.

JPEG - 7.3 ko
Nicolas Rabaud, Développement commercial de Sowprog

Ce dernier est alors consultant informatique dans le domaine de la banque et de l’assurance depuis quelques années. Il est notamment l’auteur de la première API du Crédit Agricole. Il se souvient : « Après qu’Albin m’ait contacté, on a fait une première version très bien accueillie lors de sa présentation au Mama Event ». Les tests effectués auprès des 14 lieux partenaires sont vites concluants et Sowprog met son site en ligne, s’ouvre à la souscription dès 2013 avec l’objectif de se financer par la vente de ses produits.

En 2014, les entrepreneurs décident de se répartir les projets : Albin poursuit le développement de Quick Studio avec la V2 tandis qu’Aly reprend seul les rênes de Sowprog. Ce dernier recrute alors Nicolas Rabaud qui s’occupe du développement commercial de la marque.


Faciliter la saisie et la récupération des données événementielles


Sowprog révolutionne les métiers des chargés de communication et des agendas concert avec la brique manquante. « On a eu une idée simple qu’on a traduit en logiciel simple et un modèle d’abonnement tout ce qu’il y a de plus classique ». Pour un abonnement de 59 € par mois ou 3,90 € par date, les utilisateurs complètent un formulaire unique avec les données de leurs événements que les agendas affiliés récupèrent via leur API. « Notre base de données est libre et ouverte, c’est notre idée de départ ». Le jeu de données d’un événement comprend son nom, son type (concert, festival, clubbing, etc.), sa/ses date(s), son/ses lieu(x) géolocalisé(s), un descriptif de 2000 caractères minimum, les styles musicaux diffusés. Sowprog invite aussi à ajouter des visuels, renseigner la tarification, l’obligation de consommer, la possibilité de réserver et renvoie vers la billetterie affiliée choisie par le producteur. Un standard pour bien informer les publics, faciliter la vente de billetterie et satisfaire les agendas partenaires.

Les communicants peuvent aussi effectuer des modifications dans les données, comme prévenir lorsque l’événement est complet. Et qu’il s’agisse du label, du producteur ou du tourneur, un système de validation garantit les données et leur qualité : « le système fait que tous les abonnés sont alertés par notification et c’est la salle qui valide en dernier ressort ». Y compris en cas de modifications.

Outil de communication, le dashboard permet aussi de suivre sa propre programmation, de récupérer ses données sous différents formats (Excel, Word, PDF, HTML) pour les publier sur ses supports et ses réseaux sociaux, les partager et se tenir informé des dates des artistes ou des lieux avec lesquels ils travaillent. « Cela permet à des producteurs, des tourneurs, des services culturels et même des labels de reprendre leur programmation ou celles de leurs artistes en passant par Sowprog ». De leur côté, les agendas effectuent des requêtes via l’API de Sowprog, peuvent préfiltrer les données selon les styles, les types ou encore le rayonnement afin de s’en tenir à sa propre ligne sans avoir à opérer les tris et autres sélections a posteriori. « Cela permet aussi de savoir qui reprend exactement telle info », ajoute Aly.


Les dates diffusées en Île-de-France, en France et dans le monde entier


Sowprog a tissé des liens avec les réseaux locaux (MAP, RIF, Réseau 92, Combo 95) et travaille avec près de 200 utilisateurs installés principalement en Île-de-France. Elle pousse les données de leur programmation vers trois types d’agendas, 35 en tout. Certains sont des webzines (Lylo, Le Parisien, Que Faire à Paris, Tsugi, Starwax) et pour eux, Sowprog est fier de fournir des données enrichies sur les artistes. « On a beaucoup mis le focus sur les artistes dont certains peuvent être méconnus. L’idée c’est de collecter des données sur eux, les transmettre aux agendas qui peuvent à leur tour les mettre en avant avec des visuels, du son, de la vidéo… »

Conscient aussi de l’importance des blogs en matière de recommandation de spectacle, l’agence leur propose des services spécifiques. Des widgets sont à leur disposition pour publier les dates sans stocker les données et modifier la charte graphique. « On essaie aussi d’optimiser leur SEO en restant invisible : on ne veut pas que Sowprog soit vu du grand public, on ne veut pas devenir un agenda, c’est le B2B qui nous plait ». D’autres, plus classiques, peuvent utiliser leurs plugins d’import vers Wordpress (pour Event Manager Pro, The Event Calendar et d’autres). Enfin, les deux pointures internationales sont elles aussi alimentées. « Songkick est arrivé assez vite après l’envoi d’un email au culot et on s’est aperçu plus tard que BandsInTown nous reprenait déjà depuis un an ».


Vers des CMS 360° orientés « culture »


Parmi les autres fonctionnalités de l’application, le préfiltrage de certains lieux ou producteurs, que les services culturels des villes et des agglomérations utilisent comme outil de centralisation pour l’ensemble de leurs événements. « On travaille avec Grand Paris Sud pour toutes les salles de l’agglo d’Evry et de Sénart : médiathèques, théâtres, salles… Ils l’utilisent au niveau de l’agglo pour la saisie et pour la publication, sur leurs sites et leurs réseaux sociaux notamment ». Et pour les services disposant d’un système d’information comme la Philharmonie de Paris, elle installe simplement un système d’échange entre API.

Sowprog a aussi essayé le développement d’applications mobiles pour les salles. Publication de leur présentation, des infos pratiques et de leurs événements en temps réel, elles permettent l’accès embarqué à la billetterie des organisateurs. Aly pense même à d’autres fonctionnalités pour l’engagement des habitués : partage de contenus (photos, commentaires), notifications push, géolocalisation dans la salle… Et le module de réservation de Quick Studio pour celles qui gèrent des studios de répétitions. Le Petit Bain et le Glazart testent les premières. Aly l’affirme : « Sowprog va devenir un CMS ouvert orienté “culture“ ».


Objectif : équiper les chargés de communication en France


« Aujourd’hui, on est capable de monter en charge sur la partie saisie-diffusion, bientôt pour les applications mobiles et les CMS, puis on explore des appli web Sowprog en marque blanche connectées à l’appli Sowprog centrale pour sortir du mode SaaS ». Dans le même temps, Sowprog souhaite s’étendre partout en France en s’adaptant aux problématiques des acteurs du spectacle avec son panel de solutions, chantier que la startup envisage maintenant en s’agrandissant : « On cherche à s’adosser ou à s’associer pour développer Sowprog. La boite est pérenne et on veut aller beaucoup plus loin ».


Fabrice Jallet
PUBLICITÉ
RRS 2.0
FOCUS DU MOIS

Focus du mois

LES CONTRATS DE LA MUSIQUE

La nouvelle édition des Contrats de la musique vient de sortir aux éditions Irma. Avec son auteur, l’avocat Pierre-Marie Bouvery, l’Irma balaye les évolutions législatives et les changements d’usages qui ont marqué ces dernières années : musique en ligne, streaming, webradios, licence, distribution, apports des conventions collectives, complexification des relations contractuelles et financières… Le monde de la musique est complexe, et la mutation numérique ne le simplifie pas. Ce guide permet d’y voir plus clair.

>> Lire l’article


Starting-blocks : les startups de la musique se racontent !

À mi-mois, on lève la tête du guidon et on s’intéresse à l’innovation. Starting-blocks c’est des entreprises, des activités innovantes, et celles et ceux qui les font ! Et tout ça, dans la musique ! Chaque mois, une startup présentée en détail par leurs créateurs : parcours, produits, services, clients, business models…

>> Découvrez les startups qui font le secteur musical de demain !

Suivez l’Irma en continu !

IRMA : Centre d'information et de ressources pour les musiques actuellesInformations légalesRégie publicitaireNous contacterPlan du siteRSS 2.0