Recul des ventes de disques en France au cours du 1er semestre 2003

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Publié le jeudi 18 septembre 2003

Le constat de l’UPFI (Union des producteurs phonographiques français indépendants)

Ci-dessous, le communiqué de presse de l’UPFI daté du 16 Septembre 2003 :
"Les ventes de disques ont essuyé un net recul en France au cours du 1er semestre 2003, entraînant ainsi le marché français dans la crise mondiale qui frappe l’industrie du disque depuis deux ans. Face à cette situation, l’UPFI constate que le secteur de la musique est confronté à deux problèmes majeurs : •· l’essoufflement d’un modèle économique basé sur l’industrialisation et la standardisation des critères de production, qui ont littéralement formaté l’ensemble de la filière : de la production aux médias, en passant par la distribution. Avec, pour conséquence, la banalisation puis la dévalorisation du CD transformé en un produit de consommation courante, •· la piraterie en ligne et la copie massive de CD qui déstabilisent fortement le marché du disque, étant précisé qu’il convient de distinguer les véritables pirates des consommateurs frustrés par le resserrement de l’offre de musique dans les médias et les magasins. L’industrie du disque est à un tournant de son existence. Certes, elle doit lutter contre la piraterie et se protéger des excès de la copie privée, mais elle doit également remettre en cause les " fondamentaux " de son mode de fonctionnement. La politique de rentabilité à court terme exigée par les actionnaires des acteurs dominants de l’industrie, le recours massif aux " stéroïdes " marketing et la dépendance économique de plus en plus forte vis à vis des diffuseurs, rassemblent les conditions d’un affaiblissement encore plus grand de ce secteur. Contrairement aux idées reçues, la production musicale a encore de beaux jours devant elle. La consommation de musique enregistrée n’a jamais été aussi forte et crée chaque jour davantage de valeur sur le plan économique. Sauf que les revenus qui en sont issus échappent presque totalement aux producteurs de musique. C’est ainsi que les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs de téléphonie mobile utilisent la musique comme produit d’appel. L’exploitation immatérielle de la musique constitue donc un formidable relais de croissance pour l’industrie du disque. A condition, et la tâche est immense, que s’organise rapidement un partage des revenus entre tous les acteurs concernés. De leur côté, les producteurs indépendants entendent répondre de façon active et positive à tous ces défis et contribuer à la mise en œuvre des bons modèles économiques de demain."