Réaction du Prodiss au rapport Cayla

Publié le vendredi 25 mars 2005

Communiqué du 25 mars :

"Mis à l’écart du groupe de travail organisé par le ministère de la Culture et de la Communication sur les relations entre filière musicale et télédiffuseurs, le Prodiss réaffirme sa volonté de participer aux négociations, et par là même l’importance du spectacle vivant musical au sein de la filière musicale.

Le spectacle vivant musical, secteur incontournable de la filière musicale…

La pratique musicale est aujourd’hui une pratique culturelle majeure au sein de la population. Parallèlement, le spectacle vivant musical connaît un essor important, significatif d’un véritable engouement de la part des Français. Cet engouement devrait faire du spectacle vivant musical un secteur de plus en plus incontournable de la filière musicale. Cependant, dans la constitution du groupe de travail consacré aux relations entre la filière musicale et les télédiffuseurs, le ministère de la Culture n’a daigné inviter aucun de ses porte paroles quand bien même le Prodiss, organe reconnu de la profession, en a fait la demande. Or, force est de constater que le spectacle vivant musical aurait pu apporter des éclairages indispensables à un groupe de travail dont l’un des objectifs principaux est d’élaborer des propositions sur l’exposition de la musique à la télévision. Le Prodiss considère qu’une consultation s’avère essentielle sur de nombreux points sur lesquels insiste le rapport, parmi lesquels• l’exposition des nouveaux talents (le spectacle étant une étape fondamentale au développement des carrières artistiques) ou encore la production des contenus musicaux (captation de concerts etc.).

… Mais pourtant considéré comme un acteur de seconde zone par l’industrie phonographique et les pouvoirs publics

Mis à l’écart de ce groupe de travail, le spectacle vivant musical a pourtant été appelé à la rescousse, dans d’autres circonstances, par les pouvoirs publics et l’industrie phonographique. Il en a été ainsi dans le cadre de la lutte contre le téléchargement où le Prodiss a bien entendu soutenu l’industrie phonographique. Ce double discours a aujourd’hui atteint ses limites• : le spectacle vivant musical ne doit plus être essentiellement considéré comme un simple article de promotion à l’usage des maisons de disques ou encore des pouvoirs publics qui ne voient dans ce moyen d’expression qu’un « • produit d’appel• » à vocation uniquement touristique ou sociale. Le savoir-faire et la force de proposition des entrepreneurs de spectacles doivent désormais être reconnus.

C’est pourquoi le Prodiss demande officiellement à être étroitement associé à la mise en place de l’accord cadre interprofessionnel préconisé par le rapport Cayla mais aussi aux accords bilatéraux qui viendront le compléter. Plus largement, le Prodiss souhaiterait que l’ensemble des questions qui se posent aujourd’hui à la filière musicale soit abordé dans le cadre d’une concertation de tous les secteurs la composant".

Courrier du 22 février 2005 adressé par le Prodiss au Ministre de la Culture et de la Communication


Nous suivre /asso.irma /IrmACTU