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Publié le mercredi 20 mai 2009
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Afin d’appuyer le relèvement du seuil anti-concentration applicable aux radios, les 4 grands groupes radio privés français ont formé le Bureau de la radio en mars dernier. À l’inverse, six réseaux musicaux viennent de créer le Réseau des indépendants pour défendre la diversité du paysage radiophonique et le maintien de ce seuil.
Le calcul du seuil anti-concentration en radio est à l’ordre du jour depuis septembre et la publication du rapport Giazzi qui préconisait un relèvement de ce seuil. Ce seuil est actuellement fixé à 150 millions par la loi Carignon de 1994, c’est-à -dire qu’une radio ne peut contrôler différents réseaux desservant plus de 150 millions d’habitants.
En créant le Bureau de la Radio, les 4 grands groupes radio privés français (qui regroupent 12 stations à savoir RTL, NRJ, Europe 1, Nostalgie, Fun Radio, RMC, Virgin Radio, RTL2, RFM, Chérie FM, Rire & Chansons et BFM Radio) ont souhaité accompagner l’idée d’un relèvement de ce seuil. Propos relevés sur RadioActu, Jean-Paul Baudecroux, PDG de NRJ Group, a ainsi indiqué qu’un courrier proposant un seuil à 200 millions d’habitants avait été adressé au Premier Ministre. Pour Axel Duroux, président du directoire de RTL, on "ne peut pas continuer à nous limiter dans notre développement. Il y a des économies d’échelle à faire et il n’est pas normal que les seuils n’aient pas été relevés."
La réaction de certains "gros" indépendants, et notamment de la filière radiophonique musicale, ne s’est pas fait attendre. Jazz Radio, MFM, Radio Classique, Radio Nova, Skyrock et TSF Jazz, qui représentent plus de 6 millions d’auditeurs quotidiens, se sont unis pour créer les Réseaux indépendants. Se situant "entre les grands groupes nationaux et les radios locales et régionales", ces radios estiment que le relèvement du seuil pourrait remettre en cause le pluralisme du paysage radiophonique français et demandent à ce qu’un large débat soit mis en place entre tous les acteurs avant qu’une décision soit prise sur ce plancher anti-concentration.
Plus d’infos sur les Réseaux indépendants
Plus d’infos sur le Bureau de la radio
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.