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Publié le vendredi 29 août 2008
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La coordination "Radios Libres en Lutte", créée en juin dernier, organise une journée d’information publique le 6 septembre à Paris afin de défendre la place et le financement des radios associatives au sein du futur paysage de la radio numérique.
Face aux échéances -le CSA a fixé 1er octobre prochain comme date butoir pour la remise des dossiers de candidatures à la radio numérique terrestre (RNT)-, un collectif de Radios Libres en Lutte s’est monté et invite les radios associatives, les animateurs et les auditeurs de ces radios à signer la pétition "Les radios libres au crible du numérique" et à se mobiliser le 6 septembre prochain pour faire entendre leurs voix lors d’une réunion publique d’information qui se tiendra dans les locaux de la station parisienne Aligre FM. Cette rencontre sera l’occasion pour la coordination de faire le point et de proposer des "actions à réaliser courant septembre".
Les Radios Libres en Lutte expriment en effet leurs inquiétudes : "Il y a plus de 25 ans, le mouvement des radios libres faisait tomber le monopole d’Etat sur la radiodiffusion et ouvrait la bande FM aux multiples expressions sociales, culturelles, politiques et musicales - aujourd’hui, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel lance la radio numérique terrestre dans des conditions qui mettent en péril les actrices et continuatrices de ce mouvement, les radios associatives non commerciales, dites de catégorie A. Le remplacement de la diffusion en FM par celle en numérique est présenté comme une évolution strictement technique, permettant de diffuser davantage de stations et d’associer au son des données supplémentaires (nom de l’émission et des invités, publicités, pochettes d’albums, météo…). Nous y voyons une mise en danger des radios associatives non commerciales, une volonté d’uniformisation du paysage radiophonique et la consécration d’une conception technocratique de l’audiovisuel. La « diversité » numérique s’annonce davantage comme la multiplication de programmes clonés que comme une ouverture aux alternatives, aux minorités et aux expérimentations." Ces radios dénoncent ainsi les logiques de colonisation, de rentabilité, de contrainte, de verrouillage et de consommation qui accompagnent la mise en place de la RNT.
Elles s’inquiètent également du financement de la diffusion numérique par les radios associatives puisque le FSER, une des principales sources de financement des radios associatives, va voir ses moyens largement diminués avec l’arrêt annoncé de la publicité sur la télévision publique. "A ce jour, non seulement aucune compensation du FSER n’est décidée pour qu’il puisse maintenir ses subventions, mais aucun financement spécifique n’est effectif pour le passage au numérique." La coordination souhaite notamment que les pouvoirs publics garantissent la place réservée aux radios associatives au sein de la RNT par la mise en place de subventions d’équipement.
Plus d’infos sur la rencontre d’information du 6 septembre
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