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Publié le jeudi 27 mars 2008
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Alors que le gouvernement a retenu la norme T-DMB pour la diffusion de la radio numérique terrestre (RNT), plusieurs fédérations de radios associatives (Férarock, Iastar, SNRL, CNRA) se sont regroupées pour demander aux autorités l’adoption de plusieurs mesures et ainsi garantir que "l’avènement de la radio numérique n’exclue aucun acteur".
Le CSA s’apprête à lancer un premier appel aux candidatures sur la radio numérique, quatre mois après que la ministre de la Culture ait entériné l’arrêté fixant le T-DMB comme norme de la radio numérique, "signant du même coup l’isolement technologique de la France".
Le site Radioactu.com explique cet isolement : "Le T-DMB est une norme issue de la famille DAB, conçue pour diffuser de la Télévision Mobile Personnelle et utilisée seulement par la Corée. Depuis plusieurs mois, les principaux opérateurs privés et public ont soumis le gouvernement à un lobbying intense pour imposer cette norme. L’objectif ? Eviter l’arrivée massive de nouveaux entrants et préserver leurs parts de marché actuelles. Le tout au détriment des auditeurs et de l’intérêt qu’aurait pu représenter un enrichissement conséquent de l’offre radio actuelle. Cet enrichissement de l’offre fut l’une des clés du succès de la TNT en France.
La diffusion numérique de la radio n’est pas compatible avec le parc de récepteurs actuels et va nécessiter l’achat de nouveaux appareils par le grand public. Les seuls récepteurs capables actuellement de décoder des émissions en T-DMB sont commercialisés aux alentours de 200 euros. La conception et la fabrication de récepteurs spécifiquement destinés au marché français va entraîner selon de nombreux observateurs un surcoût et freiner le développement de la radio numérique en France."
Dans ce contexte, Christine Albanel avait affirmé en décembre que "le gouvernement portera une attention toute particulière aux opérateurs les plus fragiles, notamment les radios associatives, qui ne doivent pas rater ce tournant, faute de moyens". Mais depuis, c’est le silence radio et aucune mesure d’aide spécifique n’a été annoncée.
Cette situation engendre une forte inquiétude au sein des radios associatives musicales dont plusieurs fédérations (Férarock, Iastar, SNRL, CNRA) viennent de rédiger un communiqué demandant aux autorités de tutelle certains aménagements leur permettant d’exister dans ce nouveau paysage radiophonique.

En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.