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Publié le jeudi 12 juillet 2012
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Après avoir reçu une délégation de la filière musicale, hier matin, la ministre de la culture était auditionnée l’après-midi par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. L’occasion d’un échange contradictoire sur la budgétisation du CNM avec le député Franck Riester.
Introduite par le nouveau président de cette commission, Patrick Bloche, l’audition de la ministre lui a permis d’indiquer que « J’ai pu réunir ce matin l’ensemble — enfin une grande partie — des acteurs de la filière musicale qui s’étaient réunis pour travailler ensemble autour du projet de Centre National de la Musique. Là encore nous avons cet objectif très clair d’accompagner la filière musicale dans sa transition économique face au nouveau modèle du numérique. Là encore, il y a un souci de responsabilité budgétaire face à des engagements qui avaient été pris et qui n’étaient pas financés, mais il y a surtout cette volonté très forte de permettre le maintien d’une diversité culturelle, d’une diversité musicale qui fait la spécificité et la fierté de notre pays ».
L’occasion pour Franck Riester — qui rappelons-le est un des 5 coauteur du rapport « Création musicale et diversité à l’ère numérique » préconisant la création du CNM — de réagir ainsi : « Je voudrais m’appesantir un tout petit peu sur le Centre National de la Musique pour savoir… visiblement vous allez suivre ce qui a été lancé et institué par le président Nicolas Sarkozy accompagné de 42 organisations professionnelles, c’est-à-dire la création d’un véritable établissement public à l’image de ce qui a été mis en place sur le cinéma pour fédérer la filière, lui donner les moyens de ses ambitions. Mais, concrètement, quand le CNM pourra-t-il effectivement voir le jour ? Quand les structures ayant vocation a y être intégrées seront elles fusionnées ? Quand les personnels de ces structures seront-ils regroupés sur un même site ? Quand les premières aides, qui ont déjà été largement définies dans le cadre d’une relation très forte entre l’association de préfiguration et les professionnels du secteur, pourront elles être accordées ? Enfin j’ajoute sur cette question du CNM, que contrairement à ce que vous avez dit madame la ministre, les financements étaient prévus. Ils étaient très clairement prévus dans le cadre de la TST distributeurs, puis que vous savez que c’est une taxe sur les opérateurs télécom qui est à un rendement qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années et qui permettrait très largement de financer justement ce CNM en fléchant une partie de ces ressources vers la musique, laissant un budget vers le cinéma bien au-delà de ce qu’il a touché pendant de nombreuses années, c’est-à-dire au-delà de ses 700M€ de budget ».
La captation vidéo de cette séance de la commission des affaires culturelles du 11 juillet 2012.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)