Votre panier est vide
Publié le lundi 21 juin 2010
Version imprimable
A partir d’un panel de 17 chaînes de télévision, l’Observatoire de la musique publie le rapport 2009 sur la diffusion de musique dans le paysage audiovisuel : elle se niche sur les chaînes et horaires à faibles audiences !
Ce nouveau champ d’études complète les analyses entreprises par l’Observatoire de la musique depuis 2003, sur la diversité musicale dans le paysage radiophonique et celle sur les investissements du secteur de l’édition musicale dans les médias. Il s’appuie sur un panel de 17 chaînes : TF1, France Télévision (France 2, France 3, France 4, France 5), Canal+, Arte, M6 (W9), Virgin 17, MCM, MTV (MTV Base, MTV Idol et MTV Pulse), NRJ Hits et Trace TV.
L’Observatoire de la musique propose une série d’analyses sur l’exposition de la musique en télévision à partir d’une batterie d’indicateurs organisée autour de la diffusion des clips, l’exposition des musiques et des artistes lors de la diffusion de concerts ou live plateau, la présence promotionnelle d’artistes invités dans les émissions comme les journaux télévisés, les sujets ou reportages (hors chaînes du câble et du satellite). Ces indicateurs ne sont pas les mêmes que ceux du CSA qui considère que les programmes musicaux ne se limitent pas à la seule musique interprétée (par exemple, dans une émission musicale de type Taratata, Nouvelle Star etc., le CSA prend en compte toute la durée de l’émission, contrairement au dispositif de l’Observatoire qui ne retient que le temps de passage concerné par la diffusion musicale).
Premières observations :
La part du temps d’antenne consacrée à la diffusion musicale est inversement proportionnelle à la part d’audience des chaînes.
La diffusion de la musique est faible voire quasi absente aux heures de grande écoute.
La diffusion des nouveautés est dominante sur l’ensemble des chaînes du panel.
Le spectre de la diversité musicale n’est pas accessible au plus grand nombre.
Le rapport entre la diffusion majors/indépendants est majoritairement favorable aux majors.
La diffusion de concerts et live plateau est prépondérante sur les chaînes de la TNT.
La présence promotionnelle des artistes : forte exposition sur les chaînes hertziennes.
La promotion des artistes en télévision concerne les artistes des majors
Les chiffres clés :
(la part du temps d’antenne consacrée à la diffusion musicale est calculée en taux de musique)
Les chaînes hertziennes
Sur la tranche horaire 24h/24h, on observe un taux de musique de 3,4% pour les TV hertziennes, chaînes généralistes à fortes audiences.
Si la diffusion de clips sur les TV hertziennes est rare (0,1% pour France 2 et 0,2% pour France 3), la diffusion de titres live plateau et concerts, contribue au taux de musique des chaînes hertziennes
Les chaînes de la TNT et du câble-satellite
Le taux de musique est de 35% pour les TV de la TNT, chaînes aux
obligations plus précises en termes de diffusions musicales de clips. Ainsi, Virgin 17 dont le taux d’audience annuelle est de 0,7%, a un taux de musique de 57,6% (dont 51,2% consacrés à la diffusion de clips) ; W9, au taux d’audience de 3%, a un taux de musique de 43,6% (dont 41,9% consacrés à la diffusion de clips).
Le taux de musique est de 72% pour les TV du câble-satellite, chaînes musicales sur lesquelles se fait l’essentiel de la diffusion de clips (chaînes pour lesquelles d’ailleurs, l’examen des indicateurs ne prend en compte que la diffusion des clips). Ainsi, NRJ Hits au taux d’audience annuelle de 0,2%, réalise le plus fort taux de musique, soit 91,7%.
Lire le Rapport 2009 sur les indicateurs de la diversité musicale dans le paysage audiovisuel

Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home