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Publié le lundi 8 avril 2013

 
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Musique enregistrée

Quand la musique d’Hollywood débarque à Paris

La Narip, National Association of Record Industry Professionals, a organisé pour la première fois en France une rencontre professionnelle sur la supervision, Hollywood in Paris. Petit compte-rendu des échanges.

Le 3 avril dernier, La Narip, National Association of Record Industry Professionals, organisait une rencontre avec des superviseurs musicaux autour des musiques synchronisées et des méthodes pour placer des titres dans les films, séries et bandes-annonces produits à Hollywood. Deux superviseurs américains ont ainsi présenté leurs activité et leurs métiers outre Atlantique : Andrea von Foerster, superviseur à Firestarter Music et Marcy Bulkeley, directrice musicale chez Big Picture Entertainment, spécialisée dans les bandes annonces et Trailers. Cinéma, série, Web série, la demande est en constante augmentation : plus de production et plus de musique dans chaque production.

Premier élément notoire, entre 3 et 12 titres sont utilisés pour une série TV tandis qu’au cinéma la musique produite fait jeu égale avec la musique originale. Les artistes français les plus cités et utilisés sont M83, Phoenix, Air et Daft Punk, pourtant la langue n’est pas forcement un obstacle. "nous cherchons des sons, des musiques qui donnent une ambiance, qui accompagnent l’image" a précisé Andrea Von Foerster, qui ne cachait pas son souhait de repartir avec de nouveaux sons, tout comme Marcy Bulkeley.

Pour ce qui est des tendances musicales, les deux superviseurs insistent : "En plus de suivre les modes, nous devons les anticiper" rappelle Marcy Bulkeley. Après la mode Coldplay, c’est au tour des Black Keys d’être cité en référence pour définir les tendances à venir. A côté des modes, il y a des valeurs sûres qui reviennent régulièrement : "Aujourd’hui les producteurs nous demandent des sons à la White Stripes, Pink et Rihanna". "A la manière de", la nuance est importante. En effet, les stars sont le plus souvent hors budget. Un exemple,"pour Hangover 2, une bande annonce de deux minutes trente avec des extraits des Beastie Boys, de Kanye West et de Jay Z a coûté un million de dollars", raconte Marcy Bulkeley. Ainsi, pour satisfaire la production sans exploser le budget, le superviseur multiplie les aller retour entre la production pour trouver le bon son : "jusqu’à 15 ou 20 aller retour avec le producteur mais aussi le réalisateur et toutes les personnes qui gravitent autour", complète Andrea von Foerster.

La réactivité pour un superviseur est primordiale

Majors et indépendants sont logés à la même enseigne. Identifier et clearer les ayants droit pour pouvoir proposer au plus vite le son qui convient le mieux à l’image. "Le critère c’est d’aller vite" insiste Andrea von Foerster. Pour pouvoir être réactif, les superviseurs doivent emmagasiner des stocks de musique. "Avoir juste un extrait ou un titre ne me suffit pas" complète-t-elle.

Il faut ainsi se constituer une vaste bibliothèque qu’il faut trier par thème, par ambiance, et non par genre. Et pour aller vite, il faut également pouvoir être contacté facilement. "Nous avons besoins d’avoir le maximum d’information sur les titres. Avoir un email ou un téléphone dans les metadonnées du titre sur iTunes, par exemple, est un gain de temps non négligeable", explique ainsi Andrea von Foerster. Après, chacun a ses préférences en termes d’outils, il faut donc être présent partout. Ainsi, pour Marcy Bulkeley "Soundcloud permet de visualiser la structure du morceau et de plus facilement trouver ce que je cherche. Surtout que le téléchargement se fait facilement."

Les échanges se sont ensuite poursuivis avec la salle. Fort du succès de cette première édition, Believe Digital et Narip envisagent déjà la possibilité d’une seconde session l’année prochaine, toujours autour de la supervision et de la musique à l’image, un secteur qui intéresse de plus en plus le distributeur français.

Pour mémoire, la Narip est une association qui favorise et développe l’accès et l’éducation à la musique, ainsi que la mise en place de business par des rencontres professionnelles. C’est dans ce cadre que la Narip a posé ses valises pour la troisième fois en Europe et pour la première en France.


Découvrez le site le plus utilisé par les superviseurs :

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