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Accueil du site > Documentation > Focus > QUELS ARTISTES DEMAIN ? Artistes 2020 : quelques pistes de réflexion

Article mis à jour le jeudi 6 février 2014
Article créé le lundi 5 octobre 2009

 
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Article

QUELS ARTISTES DEMAIN ?
Artistes 2020 : quelques pistes de réflexion

L’Irma s’est associé à l’Adami pour publier Artistes 2020, nouvel opus de la collection ®évolutic. Cet ouvrage de prospection collective réunit quinze contributions d’artistes, de chercheurs, de journalistes, d’élus qui, tous, questionnent ce que seront les artistes dans notre société d’ici 2020.

Le sujet de ce deuxième opus de la collection •®évolutic élargit encore le cadre de cette collection. Prospectif bien sûr, mais au-delà du simple champ musical, et, dans l’absolu, pas limité à l’incidence des (n)TIC.

Artistes 2020 s’appuie ainsi sur quelques questions simples et cruciales : Que sera un artiste à cette date ? Comment travaillera-t-il ? Comment se définira-t-il ? Comment son travail sera-t-il perçu par la société ? Aura-t-il encore les moyens d’acquérir son savoir-faire et sous quelle conditions ? Vivra-t-il pleinement de son travail ? Pourra-t-il transmette sa création ? Quels seront ses droits ? Comment vivra-t-il ? Aura-t-il un rôle, une place dans la société ? Comment envisagera-t-il son avenir ?…

C’est à partir de cette idée que l’Irma a sollicité, avec l’aide de l’Adami, des contributions au sein de plusieurs univers différents (artistiques, universitaires, politiques, scientifiques, culturels,…). À l’arrivée, quinze contributions retenues émanant de personnalités diverses et suffisamment enthousiastes pour se plier jusqu’au bout à l’exercice.

Il s’agit, comme le dit, dans son édito, Philippe Ogouz, président de l’Adami, « d’explorer l’avenir de la création et des artistes-interprètes à l’horizon 2020 (…) Qu’allons-nous devenir ? Face à la massification culturelle, pourra-t-on encore distinguer l’amateur du professionnel ? À l’heure où être artiste suppose de construire une carrière, d’entretenir un dialogue avec les professionnels, de nourrir des échanges avec ses pairs, tout en développant constamment ses aptitudes et moyens techniques, on comprend que l’acte créateur et le talent ne soient plus les seuls indicateurs pour définir un artiste ! ».

Du coup, est venue l’idée d’en faire un thème d’atelier aux 10e Rencontres européennes des artistes en décembre prochain. « En travaillant sur ce projet de livre, au fil des contacts, il nous est apparu que cette manière d’anticiper et de projeter l’avenir des artistes à l’horizon 2020 méritait un débat à Cabourg » explique le coordinateur des Rencontres, Jean Pelletier (lire son interview). Mais pour donner une idée plus précise, le plus simple est peut-être de vous inviter à la lecture de la préface de l’ouvrage, proposée par Gilles Castagnac, directeur de l’Irma :

Que seront les artistes en 2020 ?
« Soyons clairs, cet ouvrage ne prétend pas répondre à cette question. Juste interroger l’avenir à travers quinze contributions prospectives sollicitées auprès d’un panel de personnalités éclectiques, intéressées de manières diverses au domaine culturel.
Que ces quinze auteurs soient ici remerciés d’avoir accepté l’exercice. Sans autre directive que la libre interprétation de cette question, chacun apporte une vision personnelle « "plus ou moins spontanée, plus ou moins construite" des nombreux enjeux qui traversent cette profession.
De la diversité des approches se superpose un ensemble de témoignages "parfois contradictoires, souvent convergents" autour du devenir de la position d’artiste. Très doctement ouverte par l’astrophysicien Jean Audouze, cette série de textes se referme sur une anticipation catastrophiste concoctée par le neurophysiologiste Jean-Didier Vincent.

Mais, plus encore, c’est le croisement de leurs esquisses qui nourrira le lecteur pour sa participation à un débat qui nous concerne tous ; les artistes ne sont-ils pas, de par leur sensibilité au monde, les premiers à réagir à l’évolution de nos sociétés ?
Comme dit CharlElie, "l’artiste est un éclaireur".
Notre initiative souhaite ainsi rendre un hommage original à tous les artistes en affirmant qu’ils sont, plus que jamais, au premier plan des tensions qui fabriquent le liant de notre humanité, que leurs inquiétudes sont les nôtres, que leur devenir en dira long sur nous-mêmes et nos manières de vivre ensemble…

Mais y aura-t-il encore des artistes en 2020 ?
La question, clairement posée par certains, s’insinue comme un fil rouge commun à la majorité des réactions. De quels artistes parle-t-on ? À tout le moins, la prolongation de leur actuel « statut » apparaît sérieusement compromise.
Michel Mirandon, ancien collaborateur au Commissariat général du Plan, donne, dans sa nouvelle L’artiste en PDG, la parole au voisinage : "Lui, un artiste !? Vous rêvez madame Quintin : il fait de la musique, mais on ne l’a jamais vu à la télé".
Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe et dramaturge, n’hésite pas. Il pronostique la fin de l’Artiste, voire s’en réjouit en la plaçant dans une fin des fins également valable pour le professionnel et la propriété intellectuelle.
De fait, la posture « sacrée » de l’Artiste a commencé à se fragmenter.
L’économiste Françoise Benhamou en propose même sept figures. Estimant que "se profile une image très distincte de celle de l’artiste en majesté", elle l’anticipe "plus banal", comme "un élément du quotidien". Spécialiste du Net, Daniel Kaplan invoque l’image de "l’artiste interstitiel". Pour lui aussi la fonction est appelée à se diluer entre "ceux qui créent des ambiances, ceux qui rassemblent, ceux qui accompagnent les gens dans leur vie quotidienne…", en estimant qu’il s’agit désormais de "créer ensemble dans des cercles de moins en moins bien définis".

Le problème ?
Entre autres l’évidente « question du surnombre », posée telle quelle par le philosophe et sociologue Pierre-Michel Menger : "En 2020, il devrait y en avoir beaucoup plus encore. Bonne nouvelle ? Pas si sûr"… un constat qui semble bien partagé.
Monique Dagnaud, ancienne conseillère du CSA, tente même les chiffres, "dans Paris, sur 104 000 chômeurs indemnisés, 33 600 sont des comédiens, des photographes, des musiciens, des metteurs en scène ou des intermittents du spectacle ; en 2006, ils étaient seulement 7 800". De quoi justifier la mise en débat d’un « bouclier artistique » afin d’envisager une autre organisation du partage où, au-delà d’un certain revenu, les superstars reverseraient leurs royalties dans une caisse commune…
De fait, la disparité s’accélère, à la limite de la disparition. L’ancien rédacteur en chef du Monde de l’éducation, Jean-Michel Djian, voit l’artiste de demain "noyé dans l’anonymat", car "devant la constante augmentation de l’offre artistique non hiérarchisée, c’est désormais l’artiste médiatisé qui occupera le terrain".

Aura-t-on le choix ?
C’est le même thème qui motive Pierre Sauvageot, artiste multiforme et adepte de l’espace libre : "l’histoire retiendra que 2020 sera l’année où l’Académie française procédera à l’avènement de deux nouveaux termes : l’art-money pour l’ensemble des pratiques artistiques reproductibles, et l’art-tisanat, pour les actes artistiques vivants".
Bien sûr, on comprendra que le Net est passé par là et qu’il s’impose à tous comme un vecteur de tensions, de « guerre » même pour reprendre le terme employé par Jean-Robert Bisaillon, musicien québécois et aujourd’hui « consultant en approches numériques appliquées à la mise en marché musical » . "Paradoxalement, les artistes n’étaient pas préparés à vivre un tel choc ; ils avaient soudainement à charge de protéger leurs idées et d’assurer leur futur, tout en prenant la défense d’une innovation que certains pointaient comme la source de l’érosion de leur métier" diagnostique-t-il dans sa fable futuriste intitulée La Falaise.

Cet affrontement est-il inéluctable ?
Quand CharlElie, lui aussi artiste « multiste » , relativise les outils « "il ne s’agit plus d’avoir seulement une maîtrise et un savoir-faire dans un domaine, il s’agit de trouver le moyen de l’exprimer", il revient également sur les usages en indiquant que "la gratuité n’est possible que s’il y a échange".
De même pour Françoise Benhamou qui estime que si le droit de propriété demeure, "le juriste a dû reconnaître les bouleversements des pratiques effectives, la non-linéarité des consommations". Car il s’agit bien de questions économiques qui font dire à Anne Hidalgo, première adjointe de la Ville de Paris, "la rémunération des artistes reste la clé de voûte du système", ou à Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture, "la négation de la singularité conduira[it] nécessairement au monopole". On sent bien que cela ne va pas sans mobiliser des enjeux plus larges encore.
Ainsi en est-il des craintes exprimées par Pierre-Michel Menger où, face à cet afflux de candidats, cette gestion par la surproduction, "chacun sera[it] vite indifférent à ce que fait autrui".
Il en va de même dans l’appel posé par le compositeur et sociologue François Ribac. Indiquant l’urgence à reconnaître que, dans l’art comme ailleurs, "les profanes avaient perçu des choses que les experts n’avaient pas vues, voire parfois dissimulaient", il plaide pour "un nouveau contrat social", sachant que, comme l’indique Monique Dagnaud, "dans le web, la cohabitation des productions d’amateurs et celles des professionnels permet de mettre tout le monde sous une toise identique : la « mise à disposition gratuite » ".

Paradoxe ou paradigme ?
On estime que la dématérialisation des œuvres détruit leur rivalité. Mais supprime-t-elle la concurrence dans le monde du « tous artistes » ? Déjà , dans son parallèle scientiste, Jean Audouze indique que, aujourd’hui, "le monde de l’art ressemble aussi à celui de la recherche scientifique sur un [autre] point, celui d’une concurrence exacerbée". Alors demain ?
La théorie de la longue traîne s’appuie sur le contournement de l’économie concurrentielle… mais il n’est pas certain qu’elle soit si valable pour l’artistique ; si, comme le dit Pierre-Michel Menger, la concurrence n’est pas séparable de la dimension d’incertitude, pivot des activités créatrices, alors cette concurrence porte peut-être moins sur le prix, mais en renforce d’autres formes, la course à la notoriété par exemple.
Certes, comme Françoise Benhamou l’a démontré dans ses travaux, le star system ne date pas d’aujourd’hui. Sauf que le Net l’exacerbe et, comme on dit à l’Adami, la courbe se creuse en faisant disparaître les classes moyennes artistiques.

Mais n’y voit-on pas aussi de nouveaux espaces à conquérir ?
Si, selon Jean-Didier Vincent, le dénuement, imposé, permet à l’art de retrouver une fraîcheur nouvelle, d’autres évoquent le « collaboratif » . Daniel Kaplan explique que "on apprend à livrer ses créations accompagnées des clés qui permettent à d’autres de créer à leur tour" et Jean-Robert Bisaillon estime que "tout comme les premiers bidouilleurs de réseaux informatiques, [les artistes] sont des créateurs et prônent la liberté !".
Ce qui fait dire à Jean-Michel Djian que "la massification culturelle conduira la grande majorité de ceux qui font œuvre d’art à s’éloigner des épicentres de la reconnaissance médiatico-sociale". Une prévision qui rejoint celle de Pierre Sauvageot avec qui il partage également le souci de la mondialisation.
Pour Jean-Michel Djian, dans dix ans "une sorte d’émulation artistique planétaire et invisible fera d’eux des créateurs capables de vivre localement et globalement à la fois". Ainsi, Pierre Sauvageot écrit que "en 2020, la bonne dimension est l’Europe" ; il prône donc un « Parlement des artistes » gérant en direct tous les mécanismes de soutien aux carrières, à la mobilité, à la création, aux relations internationales… tandis que Jean-Louis Sagot-Duvauroux déclare "l’universalité se construit dans l’assemblage, le sampling, la contamination, le joyeux piratage" en ajoutant "pillez-vous les uns les autres ! Le mot « créateur » fait rire. Il n’y a plus que des coauteurs" ou que François Ribac assène "parce qu’elle renvoie à un artiste isolé, ne trouvant son inspiration qu’en soi-même, la rhétorique « quasi religieuse « de la « création » est caduque".

À moins qu’il ne s’agisse, plus douloureusement, de « privilèges » à remettre en jeu ?
Si on reprend le constat, Françoise Benhamou retient que "le consommateur manipule et redessine les œuvres dont il se sent un peu le compositeur", soit "un juste retour des choses" lorsque "le consommateur transformé en auteur « comme par effraction « entend participer au financement de la production culturelle". Ce qui entraîne, selon Daniel Kaplan, une création qui "se concevra de moins en moins sans une interaction constante, avant, pendant, après", puisque, selon Monique Dagnaud, "chacun peut déposer ses écrits, sa musique, ses images sans qu’aucune instance de légitimation ne soit introduite dans ce circuit, sans que prime, comme dans la conception classique de l’art, celle d’un travail soumis à d’incessantes interactions avec ses pairs et un public éclairé" et que, selon François Ribac, seront "remis en cause les termes du partage entre les professionnels et le public" et que ces « pionniers » "qu’on n’appellera pas (encore) des artistes douteront de la valeur (tant esthétique qu’économique) de leurs productions".
Comme s’il devenait nécessaire d’envisager une réconciliation, un dépassement à cette formule employée par Michel Mirandon : "pour les gens, on était des privilégiés, payés à rien foutre entre deux cachets"

Provocation ? Pas si simple.
Jean Audouze estime nécessaire d’intégrer "un tiers de représentants du public, tirés au sort comme les jurés de cours d’assises" dans les commissions de son hypothétique CNRA (Centre national de la recherche artistique). Jean-Michel Djian indique que "plus l’offre sur le net, la radio et la télévision sera prégnante, plus le besoin d’altérité, de communion du public avec les artistes sera sensible et exigeant", renchérissant ainsi une tendance lourde : « la polydisciplinarité des artistes ». Jusqu’à Pierre Sauvageot qui aspire à la fin de l’opposition entre "des « pratiques amateures » un peu ringardes" et les " « pros de chez pros » qui cachetonnent l’œil rivé aux 43 cachets fatidiques" ; pour lui, « l’art-tisanat » implique de "créer en fonction d’un espace, d’un contexte, de gens qui habitent un territoire", voire de "se frotter à un public « inculte » , qui ne sait pas nommer les formes artistiques" afin de découvrir "une liberté de création, de format, de relations, de rencontres, de plaisir".
Globalement, s’affirme une critique institutionnelle sur laquelle François Ribac rebondit : "ni le temple public d’Avignon (où le face-à -face entre in et le off évoque plus une salle de cotations qu’une politique publique), ni l’industrie musicale ne proposent de réponses satisfaisantes aux questions « éthiques, technologiques, politiques, économiques, anthropologiques « qui taraudent la société".

Alors, et les pouvoirs publics dans tout ça ?
À travers ces lectures, ils apparaissent bien absents. À la marge en tout cas. Si Jean Audouze, volontariste, aspire à la création d’un organisme soutenant de nombreux artistes et l’art sous toutes ses formes et " dont le mode de fonctionnement serait calqué sur celui du CNRS", Pierre Sauvageot invoque son naturel optimiste pour ne pas prédire la revente du ministère de la Culture comme annexe du Fouquet’s.
De son côté, Françoise Benhamou s’attache à leur rôle régulateur pour "tenter d’inventer le dispositif juridique propre à la collecte des sommes qui reviennent à l’artiste en amont de toute consommation", faisant écho au credo des « politiques » , Jacques Toubon qui pense "qu’en France les contribuables, les industriels et l’ensemble des professionnels et des artistes peuvent se mettre d’accord sur une nouvelle donne" et Anne Hidalgo qui affirme "l’importance de la puissance publique comme outil conciliateur" pour garantir la rémunération des artistes et la sécurité juridique des consommateurs.
Mais on sera déjà nettement moins serein avec Jean-Michel Djian qui s’interroge sur comment contrôler juridiquement un tel processus "puisque le flux des créations devenues planétaires sera supérieur à la capacité des pouvoirs publics nationaux d’en réglementer la diffusion comme la protection" ou Monique Dagnaud qui liste les échecs répétés des négociations tout en retenant, par contre, une initiative indirecte, celle d’un « bonus culture » versé pendant six mois par le ministère du Travail "à quelques milliers de chômeurs découragés, pour retrouver le moral en s’investissant dans un travail créatif".

Comme dit CharlElie "souvent la société s’aperçoit de l’importance des révélations d’un artiste quand celui-ci a disparu".

Ce rapide survol est forcément tendanciel…
Il vous reste, cher lecteur, à replacer ces propos dans le contexte complet et le sens original de chaque contribution. Nous, nous sommes heureux d’avoir dédié ce deuxième volume de notre collection •®evolutic à ce sujet et de vous inviter dans ce débat d’aujourd’hui. »


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•®évolutic

Les ouvrages de la collection •®évolutic :
- Musique 2.0, solutions pratiques pour nouveaux usages marketing, Borey Sok
- Artistes 2020, variations prospectives, ouvrage collectif

La collection •®évolutic s’est définie comme « une tribune pour discuter de la nouvelle économie appliquée à nos musiques. Elle a pour objet de proposer des pistes et des solutions en la matière. Les sujets portent aussi bien sur les évolutions que sur les révolutions du secteur dues à l’incidence des nouvelles technologies d’information et de communication, les NTIC. Cela peut ainsi concerner les nouvelles pratiques comme les nouveaux usages, en terme de marketing, modes de consommation, pratiques musicales, promotion, métiers… » .

Plus d’infos sur la collection •®évolutic

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Présentation des 15 contributeurs

Lire les interviews des contributeurs réalisées dans le cadre de ce focus.

Jean Audouze
Titre de sa contribution : L’Artiste et le Chercheur

Jean Audouze est astrophysicien.
Directeur de recherche au CNRS, il a reçu le prix Kalinga, décerné par l’Unesco, pour ses activités dans le domaine de la diffusion des sciences auprès du public. Maître de conférences à l’IEP de Paris, il a participé à l’exposition « L’à ?ge d’or de la science arabe » à l’Institut du monde arabe. Il est président du comité scientifique du Salon européen de la recherche et de l’innovation.
Jean Audouze s’intéresse beaucoup aux relations entre science et culture. Il a été président du Parc et de la Grande Halle de la Villette, et directeur du Palais de la découverte.

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Françoise Benhamou
Titre de sa contribution : Portrait de l’artiste en mode numérique

Économiste, spécialiste de la culture et des médias, Françoise Benhamou est professeur à l’université Paris 13«  ; elle enseigne aussi dans différentes universités françaises et étrangères, ainsi qu’à l’Institut national du patrimoine.
Membre du conseil scientifique de l’Institut national du patrimoine, du comité consultatif des programmes d’Arte, du Cercle des économistes, elle est également chroniqueuse pour l’émission Masse critique sur France Culture.
Elle est notamment l’auteur de L’Économie de la culture (6e édition, 2008), L’Économie du star-system (2002) ou Les Dérèglements de l’exception culturelle (2006).

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Jean-Robert Bisaillon
Titre de sa contribution : La Falaise : fable futuriste

Auteur-compositeur et interprète, Jean-Robert Bisaillon est bien connu au Québec pour son groupe FrenchB, mais aussi pour y avoir créé la Sopref (Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone).
Aujourd’hui gérant d’artistes et consultant en approches numériques appliquées à la mise en marché musicale, il a fondé Iconoclaste musique et intervient dans de nombreuses formations.
Secrétaire de la fondation Musicaction, il a également été éditorialiste et chroniqueur pour Bandeapart.fm, la plateforme de découverte musicale développée par Radio-Canada.

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CharlElie
Titre de sa contribution : L’artiste est un éclaireur

Musicien, compositeur, chanteur et poète, autant qu’artiste visuel (photographe, peintre et sculpteur), CharlElie se rattache au mouvement « multste » des artistes pluridisciplinaires.
En 1981, il est le premier artiste français signé sur le label anglo-américain Island Records et enregistre l’album Poèmes Rock où on trouve Comme un avion sans ailes.
Récompensé par de nombreux prix dont celui de l’Académie Charles Cros, CharlElie est l’auteur d’une quinzaine de musiques de films (BO de Tchao Pantin). Il a publié une vingtaine d’ouvrages de réflexions, et écrits divers, mais aussi des livres de dessins et de photos. CharlElie a participé à de nombreuses expositions et biennales, et a exposé ses peintures, photos et photo-grafs, en Europe (France, Belgique, Suisse).
Installé aux États-Unis depuis 2004, il vit et travaille à New York.

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Monique Dagnaud
Titre de sa contribution : Five Easy Pieces

Monique Dagnaud est directrice de recherche CNRS à l’Institut Marcel Mauss (CNRS « EHESS). Elle enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales. Elle a été membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel de 1991 à 1999.
Depuis de nombreuses années ses recherches portent sur les médias : télévision publique, analyses des politiques publiques autour de l’exception culturelle, travaux sur les thèmes « médias et violence », « enfants et publicité », « univers professionnel » (programmateurs, patrons de chaînes, producteurs).
Récemment ses recherches sur les industries culturelles se sont orientées vers l’exception indienne.

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Jean-Michel Djian
Titre de sa contribution : Les mutants

Journaliste et universitaire, ancien rédacteur en chef du Monde de l’éducation, Jean-Michel Djian est l’auteur de nombreux ouvrages, tels que La Politique culturelle, la fin d’un mythe (2005), Aux Arts citoyens«  ! (2008) ou Léopold Sédar Senghor, genèse d’un imaginaire francophone (2006).
Fondateur, dans les années 1980, de l’agence européenne des jeunes créateurs Eurocréation, il a également été à l’initiative, plus récemment, de l’ouverture de l’université ouverte des 5 continents à Tombouctou.
Il dirige à Paris 8 le master Coopération artistique internationale à l’URF Arts, esthétique et philosophie.

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Anne Hidalgo
Titre de sa contribution : On ne peut rester sur un statu quo

Première adjointe au maire de Paris, en charge de l’urbanisme et de l’architecture depuis mars 2008, Anne Hidalgo a été élue pour la première fois en mars 2001 dans le XVe arrondissement.
Diplômée en droit social et syndical, elle a exercé le métier d’inspectrice du travail puis de directrice départementale du Travail.
Elle a collaboré à divers cabinets comme conseillère technique de Martine Aubry, Nicole Péry et Marylise Lebranchu. Porte-parole de Lionel Jospin en 2002 sur les questions d’éducation, elle est également conseillère régionale d’à ?le-de-France depuis 2004.
Anne Hidalgo a été secrétaire nationale du Parti socialiste de 2003 à 2008, en charge de la culture et des médias.

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Daniel Kaplan
Titre de sa contribution : Artistes dans un monde de flux

Daniel Kaplan est délégué général de la Fondation pour l’Internet nouvelle génération (FING), un projet collectif qui se consacre à repérer, stimuler et valoriser l’innovation dans les services et les usages du numérique et des réseaux.
Il préside également l’Institut européen du e-learning (EifEL).
Depuis les années 1990, il est profondément impliqué dans le développement de l’Internet. Au niveau mondial, il a été responsable des adhérents de l’Internet Society et a contribué à la création de l’Icann. En 2007, il a animé avec la Fing un travail collectif sur l’innovation économique dans le domaine de la musique « Musique & numérique : la carte de l’innovation ».

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Pierre-Michel Menger
Titre de sa contribution : Un pas vers l’utopie

Pierre-Michel Menger est directeur de recherche au CNRS et enseigne la sociologie du travail et des arts à l’EHESS.
Agrégé de philosophie, docteur en sociologie, il a publié de nombreux ouvrages, dont Le Paradoxe du musicien, Portrait de l’artiste en travailleur « Métamorphose du capitalisme, Profession artiste - Extension du domaine de la création, La Profession de comédien, Les Intermittents du spectacle « Sociologie d’une exception.

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Michel Mirandon
Titre de sa contribution : Gimmick.com ou l’Artiste en PDG

Michel Mirandon a longtemps travaillé au Commissariat général du Plan. Après diverses commissions sur les questions urbaines et sociales, il y a animé une réflexion prospective sur Le Rôle de l’État vis-à -vis de l’économie de la création et du travail artistique (groupe Orfeo, 2003-2005).
Juriste-urbaniste, ancien journaliste, saxophoniste, Michel Mirandon, aujourd’hui retraité, se consacre à l’art de l’écriture.
Les travaux du groupe Orfeo ont été repris dans les journées « Travail artistique et économie de la création : protection, valorisation, régulation », ministère de la Culture et de la Communication (département des études, de la prospective et des statistiques), La Documentation française, 2008.

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François Ribac
Titre de sa contribution : Un nouveau contrat social

François Ribac est compositeur de théâtre musical et chercheur en sociologie.
Auteur de sept opéras pop, de partitions pour le théâtre, la danse et la télévision, il codirige, avec la chanteuse Eva Schwabe, sa propre compagnie. Lauréat notamment de la SACD et de la Villa Médicis hors les murs, sa discographie comprend cinq disques.
Côté sociologie, ses recherches concernent principalement la musique, l’histoire des sciences et des techniques, et le cinéma. Il achève actuellement la rédaction d’un rapport sur les sociabilités sur Internet (blogs et webzines musicaux) pour le programme interministériel « Culture et territoires ».

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Jean-Louis Sagot-Duvauroux
Titre de sa contribution : 2020 : la fin des fins

Philosophe et dramaturge français, Jean-Louis Sagot-Duvauroux est cofondateur de la compagnie théâtrale malienne BlonBa et directeur du théâtre de l’Arlequin à Morsang-sur-Orge.
Auteur de plusieurs essais de réflexion sur les questions éthiques et politiques, dont On ne naît pas noir, on le devient ou, plus récemment, De la gratuité aux éditions de l’Éclat et Émancipation, manifeste sous licence creative commons édité par La Dispute, il est par ailleurs, président de l’association d’éducation populaire Citoyenneté jeunesse en Seine-Saint-Denis.

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Pierre Sauvageot
Titre de sa contribution : Art-money

Pierre Sauvageot est un artiste hors cadre. Après un parcours sinueux (fanfare, free-jazz, électroacoustique, informatique musicale, musiques de scène, accompagnement de chansons, etc.), il s’installe durablement dehors et décide de dédier son travail à l’espace public : Allegro Barbaro pour 100 amateurs jouant du cyclomoteur ou des klaxons, Concert de public interprété par les spectateurs eux-mêmes, l’opéra urbain oXc [Odyssée], Champ harmonique, symphonie-parcours pour un millier d’instruments éoliens.
Depuis 2001, il est directeur de Lieux publics, centre national de création à Marseille, qui accompagne les artistes européens qui font de la ville le lieu, l’objet et le sujet de leurs créations.

***

Jacques Toubon
Titre de sa contribution : Liberté, indépendance et créativité

Ministre de la Culture et de la Francophonie de 1993 à 1995, Jacques Toubon a également été garde des Sceaux, député européen, député de Paris, maire du XIIIe arrondissement…
Juriste de formation, promoteur de l’exception culturelle, il a dernièrement remis au Parlement européen un mémorandum sur le droit d’auteur. Jacques Toubon a également été président d’Eurimages, le fonds d’aide au cinéma du Conseil de l’Europe.
Aujourd’hui président de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, il vient de se voir confier par le président de la République, une mission pour l’organisation de l’initiative « 2010 « année des indépendances africaines ».

***

Jean-Didier Vincent
Titre de sa contribution : Après l’insurrection

Professeur émérite à l’université Paris XI, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie nationale de médecine, neurobiologiste et psychiatre de formation, Jean-Didier Vincent a été un pionnier de la neuroendocrinologie qui traite de la relation entre les hommes et le cerveau. Son ouvrage consacré à la biologie des passions a introduit les émotions et les sentiments dans le fonctionnement du cerveau machine.
Depuis quelques années il s’intéresse au transhumanisme et à l’avenir de l’espèce humaine.


RENCONTRES EUROPÉENNES DES ARTISTES

Cabourg « 10 & 11 décembre 2009

Jeudi 10 décembre
13h00 Déjeuner buffet (lounge bar Casino)
14h30 Hommage à Jack Ralite (salle de bal Casino)
14h45 Ouverture des Rencontres (personnalité à confirmer)
15h00 Premier atelier (salle de bal Casino)
« L’artiste de demain : visions et réalités »
19h00 Film en avant-première (cinéma Casino)
Horaire à confirmer en fonction de la durée du film
20h30 Concert piano jazz (Eglise de Cabourg) avec Yaron Herman, ouvert au public cabourgeais
21h45 Dîner buffet (Grand Hôtel)
23h30 Si on chantait… (hall du Grand Hôtel)

Vendredi 11 décembre
9h30 Deuxième atelier (salle de bal Casino)
« Tous en ligne ! Quelle valeur ajoutée ? Quel partage ? - Economie et enjeux de la distribution numérique »
12h00 Remise des Hommages (des artistes et des chanteurs) « cocktail (salle de réception Casino)
13h00 Déjeuner buffet (Casino)
14h30 Troisième atelier (salle de bal Casino)
« Numérique : un bouleversement de la chaine des droits ? »
17h45 Clôture par Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’état à l’économie numérique

***

Atelier Artistes 2020

10 décembre - 15h

Jean Pelletier, organisateur de l’atelier :
"L’idée de ce livre est née en amont de la préparation de cette 10ième édition des Rencontres européennes des artistes à Cabourg sur proposition d’une collaboration avec l’Irma.

En travaillant sur ce projet de livre, au fil des contacts, il nous est apparu que cette manière d’anticiper et de projeter l’avenir des artistes à l’horizon 2020 méritait un débat à Cabourg."

Lire la suite de la présentation des les interviews du focus


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