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Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > Présidentielle : quelles politiques pour les musiques actuelles ?

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Publié le jeudi 19 avril 2007

 
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Politiques culturelles

Présidentielle : quelles politiques pour les musiques actuelles ?

En réponse aux questionnaires envoyés par la Fédurok et Technopol aux candidats à l’élection présidentielle, certains de ces derniers, dont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, se sont prononcés sur la politique qu’ils souhaitent mettre en place en matière de musiques actuelles.

Les candidats ont peu abordé la question culturelle dans les débats, et encore moins celle des musiques actuelles. Face à cette forme de silence, des organisations nationales comme la Fédurok (version salles de spectacles) et Technopol (version secteur des musiques électroniques) ont interpelé les candidats.
Tous n’ont pas répondu. Ainsi, aucune réponse du candidat de l’UDF n’est parvenue. Olivier Besancenot et Arlette Laguiller se sont prononcés suite au questionnaire de la Fédurok, tout comme Philippe de Villiers. Le FN a quant à lui réagi aux questions de Technopol.

La candidate du PS s’est attachée à répondre aux deux organisations alors que le candidat de l’UMP a réservé son point de vue à Technopol.
Nous vous invitons à lire l’ensemble de ces contributions :
- sur le site de la Fédurok : cliquez ici
- sur le site de Technopol : cliquez ici

En terme d’orientation générale, nous retiendrons certaines remarques des candidats des deux principaux partis, qui dévoilent en partie les politiques culturelles, et plus particulièrement musicales, qu’ils mettraient en place s’ils sont élus :

Nicolas Sarkozy :
"Je vais peut-être vous décevoir, mais je ne comprends pas et je n’aime pas l’expression « musique actuelle » (…)
Pour moi, les choses sont plus simples. Il y a les bonnes et les mauvaises musiques. Il y a les musiques qui durent et les musiques qu’on jette après usage. Le rôle de l’Etat et des autres collectivités publiques est d’éduquer les musiciens et les publics, de transmettre le patrimoine, et de soutenir les projets créatifs qui leur semblent les plus prometteurs, quels que soient le genre et le courant musical. S’il faut parler de rééquilibrage, c’est entre les bonnes et les mauvaises musiques. Je reconnais que ce n’est pas simple en pratique, mais rien ne serait pire qu’une démission des élites dans cette recherche des vrais talents et des vraies valeurs : c’est en réalité une des principales justifications à l’existence d’un ministère de la Culture.
"
Ségolène Royal :
"En matière de politique culturelle comme pour l’ensemble des politiques publiques, je pense que tout est lié. Il ne sert à rien de prendre des mesures catégorielles si l’ensemble de la politique économique, la politique éducative, la politique de l’emploi est globalement défavorable à la culture (…) Je suis par ailleurs très méfiante quant à une politique catégorielle de l’offre qui ignore de plus en plus les réalités territoriales. Les « musiques actuelles » ne peuvent faire l’objet d’un programme si l’on ignore les demandes qu’elles suscitent (…) Il n’est pas question, par préjugé ou par ignorance, de ne pas considérer et reconnaître la création là où elle se trouve, a fortiori quand elle atteint un très large public.
Si la liberté d’entreprise et l’esprit d’initiative des acteurs de la filière musicale doivent être, bien entendu, respectés, il est cependant indispensable de veiller à ce que les mutations en cours ne portent pas atteinte à la diversité artistique et culturelle, à l’indépendance des acteurs de la vie culturelle et à l’enrichissement de la création, mais contribuent au contraire à leur bon développement.
La réflexion sur la politique la plus pertinente à mener en faveur de la musique se fera dans une large concertation avec l’ensemble des organisations représentatives. Dans un nouveau rapport de confiance avec les collectivités, des solutions nouvelles, j’en suis certaine, pourront être inventées par le ministère de la Culture.
"
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