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Publié le mercredi 14 mars 2012
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Après le rapport, la mission de préfiguration et l’accord-cadre, la création du Centre national de la musique vient de franchir un nouveau palier, vendredi. Une association de préfiguration a été officiellement créée et constitue l’entité juridique œuvrant à la mise en place du futur établissement public.
L’association de préfiguration du Centre national de la musique a été officiellement créée vendredi 9 mars. Étape habituelle dans le processus de création d’un établissement public, l’association a pour objectif la mise en œuvre de l’ensemble des moyens nécessaires à sa création. Elle sera dissoute à la création effective de l’établissement.
Dans une logique de continuité du travail déjà engagé depuis l’automne 2011, Didier Sellès, président de la mission de préfiguration, en assurera la présidence et Catherine Ruggeri, directrice adjointe de la direction de l’administration générale du ministère de la Culture et de la Communication, la vice-présidence.
A ces 2 personnes viennent s’ajouter 3 autres personnalités qualifiées, hauts fonctionnaires choisis pour leur expérience du fonctionnement de l’administration d’Etat et des établissements publics ainsi que pour leur connaissance des enjeux de la culture et de ses mécanismes de financement : Jean Musitelli, conseiller d’Etat, Bruno Parent, inspecteur général des finances et Hervé-Adrien Metzger, conseiller-maître à la Cour des comptes. Ce dernier fait partie de la mission sur le financement du spectacle vivant.
Le conseil d’administration de l’association est complété par des représentants de l’Etat : un représentant des deux directions concernées du ministère de la Culture, la DGCA (Direction générale de la création artistique) et la DGMIC (Direction générale des médias et des industries culturelles) et, pour la dimension internationale, un représentant de la Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du ministère des affaires étrangères et européennes.
La direction de l’association devrait être confiée à Jean-Baptiste Gourdin, rapporteur de la mission sur la création musicale et la diversité à l’ère numérique. Avant que le nouvel établissement n’incorpore les personnels des organismes regroupés (Burex, CNV, FCM, Francophonie Diffusion, Irma, MFA, Observatoire de la musique), l’équipe de préfiguration devrait être étoffée pour cette préparation. D’ores et déjà, Magali Clapier, mise à disposition par le Bureau Export, travaillera sur la définition et la mise en place des interventions du CNM dans le domaine numérique.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)