Votre panier est vide
Publié le mardi 24 novembre 2009
Version imprimable
Dans le cadre des négociations actuelles autour du financement de la création à l’ère du digital, l’Adami revendique la juste rémunération des utilisations des artistes-interprètes sur Internet. Sa démarche est soutenue par les syndicats d’artistes.
Alors que la mission Zelnik n’a pas encore rendu ses conclusions, l’Adami a lancé un communiqué le 18 novembre afin que les interprètes soient mieux pris en compte dans la chaîne de rémunération numérique. Ce texte est cosigné par six syndicats d’artistes interprètes (SFA CGT, Sia-Unsa, Snap-CGT, Snap-CFE/CGC, SNLA-FO et Snacopva).
Partant du principe que tous les échanges illicites ne pourront être empêchés malgré les mesures de contrôle renforcé, l’Adami demande à ce que "les fournisseurs d’accès et les opérateurs de téléphonie, ainsi que tous ceux qui s’enrichissent par la circulation d’œuvres protégées, participent au dédommagement du préjudice subi et au financement de la production musicale et audiovisuelle par une contribution compensatoire".
La société civile souhaite également qu’en contrepartie de l’autorisation d’exploiter que les artistes-interprètes accordent et au titre du droit exclusif, ces derniers doivent bénéficier d’une "part plus équitable de l’ensemble des recettes générées par l’utilisation de leur travail, notamment par des pourcentages sur les acquisitions des œuvres à l’acte ou via des abonnements payants".
Lire le communiqué de l’Adami
Si la démarche a reçu le soutien de plusieurs syndicats d’artistes, le SNM-FO, qui n’a pas cosigné le texte mais qui est également engagé pour la juste rémunération des exploitations en ligne, constate qu’il faudrait, pour que la demande de l’Adami et des syndicats aboutissent, qu’ils dénoncent la convention collective de l’édition phonographique qu’ils ont signée en sens contraire. Le SNM-FO a d’ailleurs engagé depuis plusieurs mois une action en nullité de cette convention collective pour violation des droits des musiciens.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.