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Publié le vendredi 12 octobre 2012
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Mardi 9 octobre, le conseil d’administration de PPR a décidé, à l’unanimité, de se séparer de la Fnac. C’est la solution d’un "spin off", une scission puis une mise en Bourse de cette filiale, qui l’a emporté.
Cela ne faisait guère de mystère. Le groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute) cherche depuis un moment à se débarrasser de la Fnac. Cette volonté s’inscrit dans une réorientation stratégique du groupe qui souhaite recentrer ses activités sur les secteurs les plus rentables. Et la distribution n’en fait pas partie. Qui plus est, la Fnac, dont les résultats se dégradent depuis plusieurs trimestres, pèse sur le cours de Bourse de la maison-mère.
Le conseil d’administration du 9 octobre a donc lancé un processus de "spin-off", c’est à dire une séparation du reste du groupe PPR pour la Fnac, qui sera introduite en Bourse dans la foulée. Alexandre Bompard, PDG de l’enseigne de produits culturels acquise par PPR en 1994, avait annoncé en début d’année un plan d’économies de 80 millions d’euros et la suppression prévue de 500 postes dans le monde, dont 310 en France.
Alors que l’enseigne connaît depuis quelques années des difficultés qui obscurcissent son avenir, pas sûr que la laisser voler de ses propres ailes soit propice à sa pérennisation… La séparation sera effective après validation par les actionnaires lors de l’assemblée générale prévue en mai 2013.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)