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Publié le mercredi 9 juin 2010
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Annoncé pour le 21 juin à l’occasion de la Fête de la musique, le lancement de la Carte musique jeune est reporté au mois de septembre, plus riche en sortie musicale. Ce report va permettre de mieux définir le fonctionnement de ce dispositif que l’Etat compte financer à hauteur de 75 M € sur trois ans.
Le ministère de la Culture a tout fait pour que la Carte musique jeune, préconisée par le rapport Zelnik et adoptée par la loi Création et Internet, soit lancée le 21 juin en même temps que la Fête de la musique. Selon Electronslibres, il ne pourra finalement qu’en présenter les mécanismes et en rappeler les objectifs, à savoir inciter les jeunes de 12 à 24 ans à acheter de la musique.
Le retard pris s’explique par un choix de calendrier contesté (par les maisons de disques dont les sorties de catalogue sont plus nombreuses à l’automne que pendant l’été) et par des difficultés à clairement définir le financement de cette carte subventionné à moitié par l’Etat.
Aux dernières nouvelles, le gouvernement comptait réévaluer l’assiette de TVA perçue auprès des fournisseurs d’accès Internet (FAI). Mais cette option s’est dissipée suite à des recommandations contraires venant de Bruxelles.
Bercy a plafonné le budget annuel fixé à l’opération à 25 M € et le gouvernement serait prêt à supporter son engagement à cette hauteur sur trois ans, ayant apparemment renoncer à trouver des sources de financement spécifique.
Dans son fonctionnement, la Carte musique jeune pose également un problème fiscal quant à la destination finale des subventions, notamment lorsque des fichiers sont achetés sur des plateformes hébergées hors-France où l’Etat ne percevra pas de TVA sur les transactions. Ainsi, le dispositif plafonnera probablement les plateformes étrangères qui ne pourront encaisser plus de 5 M € de subventions indirectes.
Entre le report et la complexité de la formule, certaines voix estiment qu’on prépare la mort programmé de la Carte musique jeune. Pour l’instant, le ministère de la Culture n’a fait aucune communication annonçant le report de la mesure.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.