Organiser, produire son spectacle : comment ça marche ?

Publié le lundi 23 février 2015

Pour un jeune artiste, la seule solution pour monter sur scène est souvent d’organiser soi-même le concert, donc d’être son propre producteur.

Mais l’organisation de spectacles est une activité réglementée. Lorsque l’organisateur n’a pas pour activité principale l’organisation de spectacles, il peut produire jusqu’à six représentations par an sans être obligé d’être titulaire d’une licence d’entrepreneur de spectacles.
Pour autant, il reste assujetti aux obligations sociales et fiscales propres à la production de spectacles. Ainsi, il vous sera certainement très vite nécessaire d’agir au sein une structure juridique (l’association en est une), ce qui vous permettra de conclure des contrats de cession (vente d’un spectacle sur facture).

Mais attention si vous vendez votre spectacle à un organisateur ou si vous organisez vous-même le concert, la prestation de votre groupe devra être rémunérée en cachet (salaire) pour chaque musicien et votre structure devient ainsi employeur et donc soumise aux législations sociales et fiscales. Il faudra établir des salaires, régler les charges sociales et les taxes… Bref, toute une organisation administrative lourde et contraignante pour un artiste en développement.

FICHE PRATIQUE - Le choix d’une structure de production : disque et spectacle
FICHE PRATIQUE - La licence d’entrepreneur de spectacles
FICHE PRATIQUE - Les conventions collectives dans le spectacle
FICHE PRATIQUE - Mémento pour le paiement des artistes du spectacle

Pour trouver un lieu il faudra tout d’abord connaître les salles susceptibles d’accueillir votre spectacle, deux solutions : le louer ou coproduire le concert avec le lieu.

La location s’établit par un contrat avec le lieu qui vous demandera un loyer pour la soirée. Cette convention d’utilisation de la salle définit les conditions des prestations comprises (ou pas) dans le prix de la location. Attention : en tant que producteur, tous les frais de production sont à votre charge et il ne faut pas oublier les assurances !

Souvent avec les petits lieux, il est également possible de coproduire ou coréaliser le concert : un contrat définit alors l’apport de chacun (les cachets du groupe, le matériel technique, la location de la salle…) et le partage de la recette de billetterie sera répartie au prorata de cet apport.

GUIDE MÉTIER : Les contrats de la musique
FAQ - C’est quoi « vendre un concert » ?
FICHE PRATIQUE - Les assurances
Liste de contacts : Irmaliste - Salles et petits lieux de diffusion ou dans L’Officiel de la musique et sur le Woffi

Pour chaque concert produit, vous devrez établir un budget prévisionnel qui fera apparaître tous les frais engendrés (location de salle, de matériel, salaires et charges du groupe, transport, hébergement, repas, assurance, communication…) ainsi que les recettes (billetterie, bar, aides et subventions, ventes de merchandising…). Ce budget prévisionnel vous permettra de juger de la faisabilité de votre projet.

Mais attention, souvent dans les coproductions ou coréalisations, la recette du bar est gardée par le lieu. De même, la salle peut exiger un minimum garanti qui couvre le montant de la location, et de fait, la billetterie permet à peine de solder ces frais. Il ne reste alors rien pour payer le groupe.
L’autoproduction est un vrai casse-tête et l’organisation de spectacles un vrai métier !


CONSEIL - ORIENTATION

L’IRMA propose des permanences de conseil pour les porteurs de projets musicaux.