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Publié le jeudi 9 juillet 2009
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Souhaités par Nicolas Sarkozy en avril, les Etats généraux de la Création commencent à se profiler, vraisemblablement pour la fin de l’automne. Ce matin, Nathalie Kosciusko-Morizet organisait la deuxième rencontre d’un cycle « Internet pour la création musicale » au Cube d’Issy-les-Moulineaux.
Face à la déstabilisation de la chaîne de valeur, « il ne s’agit pas simplement de résoudre un problème, mais de reprendre l’offensive » a introduit la Secrétaire d’Etat à la prospective et au développement de l’économie numérique, lors d’un débat faisant intervenir Patrick Zelnik (Naïve), Pascal Nègre (Universal), Vincent Frérebeau (Tôt ou tard), Yves Riesel (Snep) et Olivier Darbois (Corida).

Cette rencontre s’inscrivait dans un cycle de consultations pour lequel elle a particulièrement fait appel aux contributions, « même anonymes » dans l’objectif de « trouver des solutions qui permettent au marché immatériel de la musique de prendre enfin pleinement le relais économique du marché physique » tout en estimant être dans « la bonne configuration pour accueillir toutes vos propositions ».
Après avoir consulté successivement les diffuseurs de musique sur internet (en avril à la Cantine) et les représentants des sociétés de gestion collective des droits d’auteurs, Nathalie Kosciusko-Morizet a, cette fois, débattu, en public, avec les producteurs.
Une réflexion, placée dans "l’après-Hadopi", et qui concerne bien évidemment l’ensemble des industries culturelles, mais qu’elle a souhaité, logiquement, "commencer par la musique".
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.