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In Planètes Musiques, éd. IRMA, 2000 - François Bensignor
La montée en puissance du marché des musiques du monde est aujourd’hui un fait avéré. En volume d’affaires, il a dépassé celui du jazz et celui de la musique classique. Quant à la limite qui démarquait la " world " du rock et des variétés, elle semble de plus en plus floue. Seuls les médias traditionnels conservent encore une attitude de réticence à l’égard de ces musiques et des artistes qui la créent, malgré l’indéniable percée des ventes de disques et la fréquentation grandissante des spectacles. En revanche, l’essor des nouvelles technologies de communication favorise le secteur. Nous vous proposons un survol analytique qui tente de faire le point sur la situation française en ce domaine.
C’est en France, dès le milieu des années 80, que s’est exprimé le premier engouement d’un large public pour les musiques du monde. Dans le contexte de la " marche des Beurs ", des premiers rassemblements festifs de SOS Racisme, de la mobilisation internationale contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, certains artistes étrangers, comme Toure Kunda, Mory Kante, Johnny Clegg ou Khaled, ont connu dans l’Hexagone des succès sans précédent. Profitant de cette reconnaissance, ils ont pu étendre leur notoriété internationale.
Aujourd’hui, ce qui passait alors pour un phénomène, voire une mode passagère, s’impose comme une réalité culturelle, économique et commerciale qui, bien au-delà de la France, touche l’ensemble du monde occidental. La " world music " est le secteur de l’industrie de la musique qui connaît depuis deux ans la progression la plus spectaculaire. Il est intéressant de noter la concordance de ce succès avec les mutations qui s’opèrent dans l’organisation du marché de la musique.
Les politiques habituelles des multinationales du disque visant à l’absorption, à la concentration et à une certaine standardisation des musiques proposées sur leurs catalogues, sont aujourd’hui battues en brèche par les nouveaux stratèges du marketing, qui visent des " marchés de niches " de plus en plus spécifiques et qui se dotent, pour les atteindre, d’outils de plus en plus sophistiqués.
Les mutations technologiques - numérisation, dématérialisation des supports, diffusion de la musique en ligne… - jouent le rôle d’alliés objectifs des artistes et des producteurs indépendants qui contribuent à la diversification de l’offre culturelle. Et rien n’empêche actuellement tous les acteurs des musiques du monde - créateurs, producteurs, distributeurs, communicateurs, diffuseurs… - de profiter de cette avantageuse opportunité.
Depuis la popularisation des termes " musique du monde " et " world music ", les débats n’ont cessé quant à savoir ce qu’ils recouvrent. Ils se poursuivent encore… Difficile de s’entendre sur l’acception de ces concepts vagues, basés sur l’ignorance ou l’exclusion, puisque s’y agrége toute musique non identifiée parmi les catégories définies par l’industrie musicale dominante (pop, rock, rap, chanson, variétés…).
Les critères définissant ce que l’on qualifie de " world music " sont d’abord à chercher dans l’organisation des rayonnages des disquaires. Le point commun à cet ensemble hétéroclite de productions artistiques relevant d’esthétiques diverses est qu’elles sont liées à au moins un référent musical identifié comme partie intégrante de l’expression d’une culture traditionnelle.
Que trouve-t-on aujourd’hui chez les disquaires français sous l’étiquette " world " ? Des enregistrements de pièces traditionnelles attachées à un terroir particulier, à une forme culturelle particulière d’une région du monde, notre pays compris. Certains relèvent de démarches scientifiques, ethnomusicologiques. D’autres présentent des œuvres provenant de grands répertoires de musiques savantes non occidentales (indonésienne, chinoise, japonaise, indienne, persane, ottomane, arabe, andalouse…). On trouve aussi un grand nombre de productions contemporaines de musiques qui sont très populaires dans leur région, pays ou continent d’origine (Caraïbes, Afrique, Brésil, monde celte…).
Quant aux musiques actuelles résultats de mélanges et de métissages, elles sont sans doute les plus représentées et les plus appréciées d’un large public, qui y perçoit à la fois l’écho de racines culturelles profondes et la référence au mouvement quotidien de notre monde. Beaucoup de ces créations sont le fruit de rencontres entre musiciens de cultures différentes qui travaillent à la fusion des genres. Certaines perpétuent des formes musicales puisées dans une tradition orale définie mais réorganisées selon des codes artistiques contemporains. D’autres emploient les possibilités de la technologie numérique, procédant par collage, mélange, juxtaposition, digestion, jusqu’à la formulation de nouveaux langages à la syntaxe originale.
Bref, les musiques du monde sont comme une aimable auberge espagnole dans laquelle chacun est susceptible de trouver sa place pourvu qu’il identifie sa création dans un rapport à une tradition et qu’il ait le souci de sa différence.
Selon l’étude réalisée pour l’année 1997 par le Département des études et de la prospective (DEP) du ministère de la Culture et de la Communication sur leurs pratiques culturelles, 5% des Français (âgés de 15 ans et plus) déclarent préférer les musiques du monde ; autant que ceux qui disent préférer le rock. Ils sont 6% lorsque l’on considère ceux qui déclarent écouter " des disques et des cassettes " et 11% lorsqu’ils ont la possibilité de donner plusieurs réponses.
Le sondage réalisé par la Sofres pour la Sacem en 1998 indique que 7% des personnes (âgées de 18 ans et plus) interrogées sur leurs goûts musicaux citent en premier les musiques du monde. Aux questions du même sondage sur le " type " de musique préféré, 9% des réponses concernent des musiques du monde (musiques cubaine et antillaise = 3%, brésilienne = 3%, africaine = 2%, arabe et raï = 1%). En y ajoutant les 4% de ceux qui citent les musiques traditionnelles françaises, on obtient 13% des réponses données en premier, et l’on atteint les 20% si l’on considère l’ensemble des réponses données en première, en seconde et en troisième position.
Du côté des pratiques musicales amateurs, on note un attrait croissant pour des instruments exotiques tels que le djembé d’Afrique de l’Ouest ou le didgeridoo des Aborigènes d’Australie, comme pour les danses latines (tango, salsa…). Certains instruments emblématiques de cultures musicales extra européennes, comme le oud (luth arabe), sont aujourd’hui intégrés au cursus de quelques lieux d’enseignement public. Et des stages de formations pointues sur telle ou telle technique particulière de jeu (violon alpin, cornemuse écossaise, hautbois roumain…) sont proposés à des musiciens amateurs expérimentés qui en expriment la demande.
En matière d’offre de spectacles, les musiques du monde affichent une excellente santé dans le paysage français. La plus récente édition de l’Officiel de la musique (Irma, 1999) recense près de 140 agents et producteurs proposant des spectacles relevant explicitement du domaine des musiques traditionnelles et des musiques du monde. Ils n’étaient qu’environ 70 dans la précédente édition. Quant aux artistes et groupes, le guide que vous tenez entre les mains en propose un copieux répertoire.
Parmi les festivals français recensés dans l’Officiel, environ 90 incluent musiques traditionnelles et musiques du monde dans une programmation plutôt généraliste (70 dans la précédente édition). Une trentaine (comme dans la précédente édition) composent une affiche " world " avec un panachage d’expressions culturelles diverses. Et une vingtaine de festivals (une douzaine dans la précédente édition) consacrent leurs programmes soit à un domaine géographique limité et cohérent, soit à un genre précis, soit à un instrument particulier.
On pourra par ailleurs évaluer, à travers les pages de ce guide, le dynamisme qui anime le solide maillage de lieux de diffusion, salles de spectacles, centres culturels et autres clubs qui accueillent des artistes de toutes les régions du monde tout au long de l’année. Sur ce point, on rappellera que c’est bien sur les scènes, et non par leurs enregistrements, que ces artistes peuvent se faire connaître et conforter leurs premiers succès.
Les statistiques de ventes d’albums en France communiquées par le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) pour le premier semestre 1999 citent parmi les " nouveaux talents francophones " les noms de Zebda (double Platine), Faudel (double Or), ONB et Bisso Na Bisso (Or). Il y a quelques années, les artistes nourris des cultures de l’émigration étaient encore voués au circuit dit de " ghetto ", précisément tourné en dérision quand l’Orchestre National de Barbès s’est choisi son nom. Ils en sont sortis grâce au créneau " world " et leur succès populaire est une belle revanche sur l’attitude distante qu’observaient dans un premier temps les médias de masse à leur égard.
Le 25 juin 1999, dans le n°84 de Musique Info Hebdo, l’hebdomadaire des professionnels de la musique et des médias, est apparu un nouveau classement, " Racines ", consacré aux musiques du monde. C’est bien le signe d’une tendance lourde du marché du disque. Tant par le volume de production que par la diversité des cultures musicales, nationales, régionales et autres carrefours esthétiques proposée aux consommateurs, les ventes de disques étiquetés " world " connaissent une progression soutenue. Selon une étude réalisée par Gildas Lefeuvre pour l’association Zone Franche, il ressort qu’en 1997, plus de 20 000 phonogrammes référencés sur la base de données Novalis, qui répertorie toute la discographie disponible en France, relèvent des musiques du monde. Ce qui représente 24% de l’offre éditoriale.
Dominique Fontaine, responsable musiques du monde à la Fnac, expliquait, lors de son intervention au Forum " Les musiques du monde en question " organisé par la Maison des Cultures du Monde et Zone Franche les 3 et 4 juin 1999 à la Grande Halle de La Villette, qu’en trois ans le volume de la " world " est passé de 6% à 9% des ventes globales de disques. Il indiquait qu’après une progression de 20% en 1997, la " world " avait encore progressé de 20% en 1998.
" Les rayons musiques du monde et les mentalités dans nos magasins ont commencé à évoluer depuis un an et demi ", poursuivait-il. En termes d’exposition, de réévaluation des " mètres linéaires ", d’emplacement dans les " têtes de gondoles ". Les vendeurs de musiques du monde, qui sont des experts, n’avaient pas l’habitude de travailler sur quelques " blockbusters " (grosses productions), alors qu’il y en a aujourd’hui. Par exemple, le rayon " Orient Arabe " a représenté 17% des ventes musiques du monde en 1998, marquant une progression de 77% par rapport à l’année précédente, grâce au phénomène de satellisation sur certaines productions comme 1, 2, 3, Soleil (enregistrement du concert commun à Bercy de Khaled, Faudel et Rachid Taha, n.d.r.). Avec 12% des ventes, le rayon " Amérique Latine " a progressé de 40%. Le rayon " Europe " a fait une progression de 10%, notamment grâce aux musiques celtiques. Le rayon " Antilles " a progressé de 6%. Quant aux autres sous-familles, " Afrique ", " Amérique du Nord ", " Asie-Océanie ", elles ont conservé des ventes stables. »
L’intérêt des consommateurs pour les musiques du monde n’a, bien sûr, pas échappé aux producteurs phonographiques. Ainsi, depuis plusieurs années les multinationales font-elles moisson d’artistes " world " dont les carrières s’étaient développées grâce au travail de labels indépendants, souvent même en payant au prix fort le rachat des contrats. La direction artistique de leurs nouvelles productions a souvent orienté ces artistes vers une esthétique relativement " globalisée " afin de ne pas choquer " l’oreille occidentale ". Mais cet infléchissement de l’identité musicale des créateurs, que l’on a eu raison de dénoncer, n’est plus la seule stratégie des majors pour capter le marché.
Au cours des deux dernières années, les filiales françaises des six majors du disque (BMG, EMI, Sony, Universal, Virgin et Warner) ont créé leurs propres labels spécialisés qui chassent maintenant sur le terrain des indépendants. Ces derniers, environ soixante-dix entreprises en France, s’ils profitent de cette émulation, sont parallèlement contraints d’affiner leur expertise sur des créneaux toujours plus pointus.
Il y a encore une quinzaine d’années, les labels de musiques du monde fonctionnaient bien souvent selon une économie de survie dans une quasi-marginalité. Leurs fondateurs inventaient des techniques de développement répondant au précepte du " small is beautiful " et prenaient le risque de faire partager leurs passions au public restreint mais fidèle qu’ils rencontraient. Beaucoup de ces artisans éclairés peuvent aujourd’hui se féliciter d’y avoir cru et d’avoir tenu bon.
La production de musiques du monde en France a commencé à attirer la curiosité des spécialistes anglais, allemands, japonais, dès les années 80. À l’ère 2000, l’attrait pour ces musiques semble bien en mesure de déjouer jusqu’aux terribles barrières commerciales élevées par le protectionnisme américain. " Dans mon travail quotidien, je m’aperçois qu’il est plus facile de vendre de la world music à l’étranger que de vendre de la chanson française ", expliquait Patrice Hourbette du Bureau Export de la Musique française, lors de son intervention au Forum " Les musiques du monde en question ".
Chargé par l’État et le Snep d’aider les productions musicales françaises à s’exporter, le Bureau Export a attribué, en 1998, 31% de ses aides à des projets dans le domaine de la world music, contre 25% à la chanson, 14% au jazz, 13% au rock, 11% aux musiques électroniques et 6% au rap. 78 concerts de world music à l’étranger ont été subventionnés, contre 34 concerts de musique électronique, 32 de rock, 30 de chanson, 25 de jazz et 14 de rap. Les artistes world qui ont bénéficié de ce soutien étaient Sally Nyolo (France/Cameroun), Amadou et Mariam (Mali), Henri Dikongue (France/Cameroun), l’ONB (France/Maghreb), Lo’Jo (France), Cheb Mami (France/Maghreb) et Fatal Mambo (France).
" Depuis deux ans, on observe une véritable ouverture du marché américain pour la world music produite en France ", poursuivait Patrice Hourbette. " En 1998, 47% de ces aides ont soutenu des tournées en Amérique du Nord, et 31% en Europe, alors que ces proportions étaient exactement inversées en 1997. Deux maisons de disques, Kinder Records et Putumayo, s’intéressent à distribuer aux États-Unis les productions de musiques du monde qui ont acquis un certain développement en France. Henri Dikongue et Sally Nyolo, par exemple, qui ne dépassent pas le seuil des 10 000 disques vendus en France, peuvent aujourd’hui vendre sur ces labels américains jusqu’à 40 000 disques aux États-Unis. "
La révolution des nouvelles technologies de l’information va nous faire passer " d’une société où toutes les institutions étaient centralisées à une société en réseau ", comme l’affirme le sociologue américain Manuel Castells, éminent théoricien de la société de l’information. Or, le développement en réseaux (d’intérêts ou d’affinités esthétiques) est précisément l’une des clés de compréhension de l’explosion du marché des musiques du monde.
Internet constitue une chambre d’écho tout à fait adaptée à la promotion, à la diffusion et à la distribution des productions " world ". Dans son chouette texte, intitulé " Internet : c’est pas du pipeau (in Les Musiques du Monde en Question, Internationale de l’Imaginaire n°11, Babel/Maison des cultures du monde, 1999), Michel Deverge dit fort justement des nouvelles technologies : " Elles sont peu onéreuses, d’atteinte mondiale, technologiquement faciles à utiliser, raccourcissent dramatiquement le circuit producteur-consommateur, abaissent les coûts d’édition et de livraison, permettent la recherche de niches autrement inexploitables et sont désormais à la portée technique et financière d’un plus grand nombre de démunis. "
En France, les acteurs les plus dynamiques dans le domaine de la " world " ont vite compris l’intérêt de se lancer dans l’aventure du " web ". Des sites pionniers, comme Musiques afro-caribéennes (www.mediaport.net/Music) la plate-forme Africa Net de l’Ina, sont aujourd’hui des références mondiales. D’autres comme Mondomix (www.mondomix.org) s’imposent à présent parmi les partenaires incontournables des festivals et autres opérateurs " world " français. Quant au label Buda Musique, il a saisi depuis longtemps l’intérêt de proposer son catalogue en ligne (www.budamusique.com).
Le web est aujourd’hui un espace de ressource extraordinaire pour tous ceux que les musiques du monde passionnent. Artistes, instruments, styles, labels, festivals, radios, salons-marchés, etc., les sites foisonnent, s’étoffent et se multiplient. Mieux, on commence à voir apparaître des sites conçus par et destinés à des réseaux transnationaux. C’est le cas de Wordlmusicland (www.worldmusicland.com), une réalisation commune de cinq radios européennes : SFB Multi Kulti (Allemagne), BDR (Autriche), Polskie Radio (Pologne), ACYK (Turquie) et Nova (France) opérateur du projet financé dans le cadre du programme européen Esprit.
Tous ces succès ne doivent pas masquer la dure réalité à laquelle les élus de la " world " parviennent à échapper. Chargé il y quelques années par le ministère de la Culture de répertorier en France les musiciens professionnels de musique arabo-andalouse, la musique classique du Maghreb, Taoufik Bestandji, un maître dans le domaine, explique : " Ils souffrent d’une clochardisation extrême. Des artistes qui (en Algérie) avaient leurs espaces, une notoriété de maîtres, se retrouvent (en France) à jouer dans des caves devant un public qui n’y comprend rien. Ce n’est pas le contexte professionnel qui leur convient. "
" Ils n’ont pas un niveau de formation très élevé même si leur formation musicale est excellente. Or on leur demande en France non seulement d’avoir un discours musical, mais de faire un discours sur leur musique, d’expliquer ce qu’ils font. Il y a donc une cassure : ceux qui savent jouer de la musique ne veulent pas composer avec ceux qui savent l’expliquer, parce qu’ils sentent une exploitation malhonnête. On n’est pas dans le schéma économique dans lequel évoluent les musiciens professionnels. Dans mon enquête, sur trois cents musiciens répertoriés, il y a seulement trois intermittents du spectacle ! "
Et puisqu’il faut regarder la réalité en face, ayons à l’esprit le paradoxe qui veut que quand certains artistes maghrébins, africains ou d’ailleurs propagent l’image d’une France cosmopolite, ouverte, accueillante, tant de leurs compatriotes continuent à subir en France des discriminations au faciès. Combien d’artistes de talent ont été broyés dans leur exil ? Combien sont obligés de se terrer dans l’angoisse parce que l’administration française refuse de leur délivrer des papiers, alors qu’on leur offre du travail, qu’ils sont respectés par ceux qui les connaissent pour leur formidable science musicale. Celle qu’ils pourraient transmettre aux mélomanes et aux enfants de France.
François BENSIGNOR
Dans le contexte, d’une part de l’adoption par l’Unesco de la Convention sur la sauvegarde du Patrimoine immatériel, et d’autre part des débats en France autour de la â ? ?licence globaleâ ? , qu’en est-il de la question des droits sur l’échange et la vente de fichiers musicaux en ligne dans le champ spécifique des musiques traditionnelles et du monde.
Philippe Fanise : Directeur artistique de la Mission des musiques et danses traditionnelles de l’Arcade (Provence-Alpes-Cote d’Azur), Philippe Fanise est également l’un des coordinateurs fondateurs du Réseau Européen des Musiques et Danses Traditionnelles
Ce panorama à été réalisé à la demande du Bureau Export de la Musique Française à l’été 2004, afin d’éclairer les producteurs et opérateurs professionnels européens sur les réalités du marché français des musiques traditionnelles et du monde. Il est reproduit dans ces pages avec son aimable autorisation
Entretien avec Marc Benaïche, Directeur de Mondomix, par François Bensignor
Etienne Bours : Conseiller à la Médiathèque de la communauté française de Belgique. Journaliste pour Répertoire et Trad Magazine. Il participe également à la programmation, à la préparation et à la présentation de divers concerts