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Publié le mercredi 4 mars 2009

 
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Financement

Mouvements de fond au FCM

Créé dans la dynamique de la Loi de 85, le Fonds pour la création musicale (FCM) doit lui aussi faire face aux mutations de la filière musicale. S’il maintient, ou presque, ses capacités de financement, il vient d’entamer une réflexion sur ses modes d’intervention qui, d’ores et déjà , l’a amené à réformer ses programmes d’aide.

Fort de la confirmation du soutien des sociétés civiles qui l’alimentent [1], le FCM envisage son avenir sous de nouveaux auspices. C’est en décembre dernier que ces six sociétés de perception et de répartition de droits (SPRD) ont signé une nouvelle convention triennale les liants à leur organisme commun, après une année en suspension reposant sur la simple reconduction ponctuelle de la triennale précédente. Et c’est donc avec l’assurance d’une capacité d’intervention quasi identique (4M € contre 4,2M € en 2008) que le Fonds pour la création musicale a entamé un processus de refonte « pour se rendre plus réactif et mieux adapté aux fonctionnements de la filière d’aujourd’hui » selon la formule de son président, Bruno Lion.

« Nous avons entamé une réflexion qui fait l’objet d’une consultation générale » explique-t-il en rappelant au passage que plus d’une centaine de professionnels participent à ses différentes commissions. Première volonté, « se concentrer sur le plus urgent », soit, clairement, renforcer très sérieusement les programmes d’aide à la production discographique qui se voient ainsi dotés de 300.000 euros supplémentaires. Une rallonge rendue possible par un transfert de crédits provenant de la suppression du programme d’aide à la création de sites internet « « plus vraiment nécessaire, ne serait-ce que parce que les coûts techniques ne sont plus un obstacle » « et de la partie « tournées » (dates vendues) au sein de la commission spectacles de variétés « où notre participation était de toutes façons assez marginale par rapport aux budgets concernés ».

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Franà§ois Chesnais (directeur) et Bruno Lion (président)

Mais le Fonds poursuit néanmoins son action en direction du spectacle vivant, qu’il s’agisse du maintien du soutien aux festivals, du soutien aux « dates produites » dans le secteur de la variété (+ 44% en dotation) ou à l’ensemble des opérations dans le secteur « hors variétés » (jazz, classique, contemporaine, traditionnelles, enfants) disposant désormais d’une commission dédiée. « Un choix lui aussi issu des discussions, car il n’y a pas que le disque qui souffre et, dans ces secteurs difficiles, les microstructures sont passées en dessous d’un seuil où c’est désormais leur survie qui est en jeu » explique Bruno Lion.

Une réforme qui va se poursuivre en fonction de la réflexion entamée et pour laquelle le président fait appel à toutes les volontés. « La question de l’obligation d’une distribution physique est par exemple bien évidemment posée » ajoute-t-il en évoquant un éventuel rendez-vous pour de nouvelles orientations vers l’été. Dans l’immédiat, c’est déjà une accélération des procédures puisque, en fusionnant les programmes « disque » et « spectacle » par genre (variétés d’une part et « hors variétés » d’autre part), les commissions pourront désormais se réunir plus souvent (2 fois par trimestre) et donner des réponses plus rapides.
Et de conclure : « le FCM reste le point de coopération de la filière des droits, y compris en impliquant le CNC et le ministère de la Culture et de la Communication… et peut-être demain d’autres interlocuteurs ».

Mutation de la dotation des programmes 2008/2009 :
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Budget des programmes 2009

[1] Sacem et SACD pour le collège « auteurs/éditeurs », Adami et Spedidam pour le collège « artistes », SCPP et SPPF pour le collège « Producteur ».

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En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :

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