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Publié le dimanche 27 janvier 2013

 
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Musique enregistrée

Midem/Upfi : L’urgence d’un plan de développement pour relancer la croissance de la filière musicale

Transfert de valeur, création d’un compte de soutien à la production phonographique, instauration d’amendes automatiques pour lutter contre le piratage, aménagement des quotas radiophoniques, maintien et élargissement de la copie privée… l’Upfi précise son plan de développement pour relancer la croissance de la filière musicale.

Sous le soleil quasi printanier de Cannes, c’est l’Upfi qui inaugurait dimanche matin la valse des conférences de presse du Midem 2013. Avec un double objectif : dresser un état des lieux de l’industrie musicale et des politiques successives de soutien à la production phonographique, et détailler les mesures prioritaires attendues par le syndicat. Un appel réitéré à Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, attendue quelques heures plus tard au Palais des festivals pour une visite et une conférence de presse.

"L’exception numérique s’est faite au détriment de l’exception culturelle"

C’est ainsi que Jérôme Roger, directeur de l’Upfi, a qualifié la situation de ces dix dernières années. En effet, pour le syndicat, les gouvernements successifs ont favorisé le développement accéléré du haut-débit en France et des réseaux numériques au détriment des industries culturelles. C’est ce qui explique la difficulté à trouver des modèles économiques viables pour la musique dématérialisée.

Ce constat est appuyé encore en 2012 par la baisse de 5% des revenus des producteurs de phonogrammes issus de la commercialisation de leurs enregistrements. Et pour opérer le rééquilibrage, l’Upfi appelle de ses vœux ce qui est déjà le mot d’ordre de cette édition 2013 du Midem : le transfert de valeur. Pour Stephan Bourdoiseau (président), ce que les opérateurs sur Internet ont réalisé pourrait s’apparenter à un "enrichissement sans cause". Face au choc du numérique, les gouvernements successifs ont adopté de mesures visant à poser des cadres juridiques et à apporter des soutiens financiers : Loi Dadvsi en 2006, Hadopi en 2009, crédit d’impôt à la production phonographique en 2006, revalorisation des barèmes de la licence légale dans le secteur des radios et des lieux publics, adaptation du régime de la Copie Privée en 2011… Mais, au total, ces mesures ne représentent que quelques dizaines de millions d’euros, dont 6 M€ pour le seul crédit d’impôt. Le syndicat demande donc la création d’un droit à rémunération au bénéfice des principales industries culturelles afin de compenser le transfert de valeur opéré au profit de certains opérateurs présents sur Internet.

Temps politique versus temps économique

La conférence de presse a été une nouvelle fois l’occasion de déplorer l’abandon du projet d’un Centre national de la musique (CNM), tout en rappelant que la rue de Valois n’avait pas évoqué l’abandon d’une refonte des mécanismes d’aide. Pour autant, les producteurs indépendants regrettent le silence de la ministre sur le sujet. Et une fois tranchée la question du financement via un reroutage de la TSTD, encore en discussion à Bruxelles, l’Upfi appelle à l’action, en créant un compte de soutien à la production phonographique.

La question de la mission musique, voulue par Aurélie Filippetti pour continuer le travail réalisé par l’association de préfiguration du CNM, laisse perplexe Jérôme Roger, qui précise :"à ce jour, nous ne savons toujours pas ce qu’il y a dedans, ni son périmètre d’action, ni ses moyens". L’urgence à agir est également fortement mise en avant par Stephan Bourdoiseau, qui enfonce le clou : "le temps politique ne correspond pas à l’urgence de la situation économique".

Des amendes automatiques pour lutter contre le piratage

Autre dossier largement évoqué, la nécessité de maintenir un système de réponse graduée pour lutter contre le piratage. L’Upfi a rappelé les changements significatifs de comportement des consommateurs depuis la mise en place de la Hadopi et le développement des offres légales. Pour aller plus loin et lutter encore plus efficacement contre le téléchargement illégal, le syndicat propose d’instaurer un régime d’amende automatique, comme ce qui se pratique pour les infractions au Code de la route. Jérôme Roger avance même un montant de 140 euros. C’est en tout cas une proposition que l’Upfi souhaite voir étudiée par la mission Lescure.

Quotas et diversité : la place de la musique dans les médias

Autre dossier important abordé par l’Upfi, la place de la musique dans les médias, et notamment la question de la concentration. Ainsi, 3% des titres diffusés font 78% de la programmation, et les quotas francophones sont respectés sur un volant d’une dizaine d’artistes. Pour remédier à cela, l’Upfi appelle le ministère de la Culture à prendre des mesures pour aménager les quotas radiophoniques et introduire des critères permettant d’améliorer l’exposition des nouvelles productions et des nouveaux talents. De même, le syndicat souhaite voir renforcées les obligations des chaînes publiques et privées pour élargir l’exposition de la musique à la télévision.

Combat pour la copie privée

Dernier gros sujet évoqué, la copie privée et les menaces qui pèsent sur son maintien. En qualifiant celle-ci de "système équilibré et équitable", avec une très faible répercussion sur le consommateur, l’Upfi souhaite non seulement que ce mécanisme soit maintenu, mais qu’il s’étende également au cloud computing.

La réponse, c’est la Commission européenne qui la donnera au début du mois de mars.


Lire le dossier de presse de l’Upfi au Midem 2013 :

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