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Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > Adami/Midem : "nous ne négocierons pas un smic du numérique"

Publié le mercredi 5 février 2014

 
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Adami/Midem : "nous ne négocierons pas un smic du numérique"

L’Adami était présente sur la croisette pour présenter les chiffres de la perception 2013, année record pour la société de gestion collective. L’occasion également de présenter pour la première fois la pyramide des répartitions, et de plaider pour les "vertus de la gestion collective".

L’Adami était également au programme du marathon des conférences de presse du dimanche au palais des festivals. Et l’ambiance était plutôt à la satisfaction pour la société de gestion collective. Comme l’a annoncé Michel Joubert, administrateur, en introduction, "l’Adami va bien, avec, pour 2013, la meilleure perception de son histoire". En 2013, elle a ainsi versé 47,386 millions d’euros aux artistes (contre 36,57 millions d’euros en 2012), dont 26,178 millions d’euros aux artistes de la musique (contre 22,518 millions d’euros en 2012). Sur la vente et la diffusion, cela représente 243 748 phonogrammes traités, pour 60 032 artistes destinataires.

Les inégalités se creusent : 20% des artistes perçoivent 85% des droits

Pour appuyer un discours largement répété depuis quelques années par l’Adami, la société de gestion collective a livré pour la première fois les chiffres de la pyramide de répartition. Le constat est clair : les inégalités sont profondes. 67% des ayants droit touchent entre 0 et 300 euros, 23,9% entre 300 et 2 000 euros, 7,2% entre 2 000 et 10 000 euros, 1,5% entre 10 et 50 000 euros, et 0,16% plus de 50 000 euros. En d’autres termes, 20% des artistes perçoivent 85% des droits versés. En 3 ans, les 5 plus grands "comptes" ont vu leur rémunération augmenter de 56%. Si le panorama dressé n’est pas des plus réjouissant, il permet tout de même à Bruno Boutleux, secrétaire général, d’affirmer "qu’une société comme l’Adami est capable de gérer du nano-paiement". Et de se targuer d’être la quatrième société de gestion collective de droits au monde, derrière Soundexchange (États-Unis), la PPL (Grande-Bretagne), et la GVL en Allemagne.

La gestion collective : la moitié du marché de la musique enregistrée

La conférence de presse cannoise a logiquement été l’occasion de mettre en avant "les vertus de la gestion collective", qui représente 48% du marché de la musique enregistrée. En 2013, sur les droits musicaux perçus, la rémunération équitable a représenté 114 millions d’euros, et la copie privée 125 millions d’euros (dont 30% de copie privée audiovisuelle). Mais Bruno Boutleux a rappelé la difficulté de convaincre les politiques, notamment au niveau européen, de la nécessité de défendre ces mécanismes : "peu de parlementaires s’intéressent à la copie privée, et les deux principaux ne sont pas sûrs d’être réinvestis par leur parti pour les européennes de cette année. Et, principal problème, ils sont français, ce qui n’est jamais un avantage à Bruxelles en matière de culture". Pourtant, l’assujettissement à la copie privée des ordinateurs en Allemagne a rapporté 200 millions d’euros, a souligné Bruno Boutleux.

Pour poursuivre la démonstration, l’exemple de Soundexchange, avec son modèle de gestion collective obligatoire sur le webcasting et les radios par câble et satellite a été longuement présenté.

"Pour le partage de la valeur, il faut donner le cadre de la gestion collective"

Autre motif de satisfaction affiché, la reprise par les rapports Lescure et Phéline de plusieurs propositions de l’Adami. Deux rapports qui, selon Bruno Boutleux, "aboutissent à la conclusion que la gestion collective peut être une bonne solution ; Il faut maintenant dépasser le stade des rapports". Si pour l’Adami, qui s’affronte depuis un an avec le Snep sur le partage de la valeur dans le numérique, la proposition de la ministre Aurélie Filippetti de négociations entre producteurs et artistes est une bonne chose, il est trop tôt pour annoncer une clé de répartition. Entre la visée de la rémunération équitable à 50/50 et l’existant (autour de 5% pour l’Adami), la marge de manoeuvre est grande. Mais l’Adami prévient, "nous ne négocierons pas un Smic du numérique sous prétexte d’une négociation concertée". Seul point de déception affiché, la focalisation, dans le discours du matin de la ministre, sur le seul streaming, évacuant le téléchargement du périmètre de discussion. Volonté ou simple oubli, les semaines à venir devraient apporter plus de détails.


Revivez la conférence de presse de l’Adami au Midem avec @IrmaLIVE1 sur twitter :


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