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Le jury de l’Académie Charles Cros a décerné ses des Coups de Cœur Musiques du Monde 2012 à l’occasion de Babel Med Music. Dans la catégorie DVD, ils reviennent au coffret Maroc en Musiques et au CD-DVD Nûba d’Or et de Lumière , tous deux le fruit du travail qu’Izza Genini consacre aux musiques du Maroc depuis des années.
Maroc en Musiques contient onze de ses films musicaux filmé ces musiques "de l’intérieur". Ces documentaires abordent de nombreuses facettes de la musique traditionnelle marocaine telle qu’elle est pratiquée par le peuple au sein de confréries ou à l’occasion de fêtes et de rituels. Re-mastérisés pour cette édition en DVD, les films bénéficient de nouveaux commentaires.
Vibrations en Haut Atlas - 1993 - 27’
Dans le Haut-Atlas, une piste sinueuse conduit à la vallée de Aït Bouguemez, là où les marques de la vie moderne s’éloignent pour laisser l’homme seul face au ciel et à la terre.
La musique est l’émanation naturelle et spontanée de cet univers primordial : les chants des femmes en polyphonie aiguës, en youyous ou en ritournelles accompagnent chacune de leurs actions. La flûtes et le tambourin sont les seuls instruments que les hommes pratiquent, en particulier lorsque le soir venu les villageois se retrouvent pour danser Adersi, la danse qui rappelle la ronde cosmique.
Nuptiales en Moyen Atlas ‐ 1993 – 25’ Dans le Moyen-Atlas, autour de Khenifra, les tribus Zayane et Ichker se réunissent pour la représentation de la noce mythique de Asli et Taslit, le Fiancé et le Fiancée.
Dans ces régions imprégnées de croyances, ils sont les symboles du Ciel et de la Terre qui, en s’unissant suivant une mise en scène précise composée de chants et de danses, feront jaillir les forces vives de la végétation. Pour leurs clans respectifs ils incarnent toutes les espérances de fertilité et de fécondité que la communauté exprime dans la ronde de l’Ahwache, devant les immenses tentes berbères au rythme des dizaines de bendirs.
L’Afrique Noire coule dans les veines du Maroc.
Esclaves venus à partir du XV° siècle avec l’or du Soudan Occidental, les Gnaouas ont formé des confréries qui pratiquent encore des rituels de possession et d’exorcisme qui empruntent autant au monde préislamique qu’aux rituels des divinités africaines. Ces cérémonies religieuses et thérapeutiques, accompagnées par la basse du grand luth hajhouj, le crépitement des crotales métalliques et le battement sourd du tambour appellent le mlouk, le génie bienveillant qui descendra sur le danseur au sommet de sa transe.
Rythmes de Marrakech – 1989 – 25’
A Marrakech, les rythmes des tambourineurs de la Dekka, des femmes percussionnistes des Houara, des musiciennes de la Aïta et des Mwazniya ces violonistes qui jouent en dansant, résonnent dans toute la ville.
La fête de Achoura est le temps privilégié de la musique, toute la médina vibre au son des tambourins, des crotales et du Neffar, longue trompe de cuivre. Dans les ruelles de la médina les troupes de chaque quartier rivalisent de virtuosité avant de se retrouver dans les jardins de la Ménara pour célébrer dans la joie la fête champêtre de la nzaha.
Entre Volubilis et Meknès, le sanctuaire de Moulay Idriss I°, fondateur du Royaume islamique du Maroc, est le théâtre de l\’un des plus importants pèlerinages religieux du Maroc.
Lors du moussem annuel, la confrérie soufi des Alamiyine inaugure les cérémonies par la khamra ( symbole d’ivresse) qui conduit les adeptes par des phases de plus en plus haletantes à l\’extase de l\’union mystique avec le divin. Puis, pendant huit jours, des processions de tambours et de hautbois mèneront sur des rythmes libérateurs des défilés de confréries et de simples pèlerins en quête de bénédictions.
Des luths et délices – 1988 – 28’30
Au nord du Maroc, la ville de Tétouan est surnommée "Fille de Grenade". Abdelsadek Chekara et son orchestre y interprètent le répertoire classique des noubas, suites musicales aux accents de flamenco héritées l’Andalousie si proche.
Tétouan perpétue le souvenir de l ‘Age d’Or qui fut celui de l’Espagne tolérante où chrétiens, juifs et musulmans vivaient dans la convivialité exprimée en particulier par la musique. Abdelsadek Chekara sait aussi la innover en jetant un pont entre la ala classique, le flamenco et le chaabi, la musique populaire.
Cantiques brodés (Matruz) – 1989 – 26’
Les Juifs et les Musulmans du Maroc ont préservé avec ferveur et passion les trésors de leur patrimoine musical commun hérité de l’époque bénie de l’Andalousie tolérante et conviviale d’avant 1492.
Le MATRUZ, littéralement « pièce brodée » est un genre musical qui illustre parfaitement cette co-existence. Dans une poésie bilingue où se succèdent des vers en hébreu et en arabe, le rabbin Haïm Louk et le maître de musique andalouse Abdelsadek Chekara de Tétouan, interprètent quelques morceaux de ces cantiques brodés au cours d’un concert exceptionnel organisé à Paris en Décembre 1987 par l’Association Identité et Dialogue.
Chants pour un Shabbat – 1989 - 25’
En quittant le Maroc, les Juifs ont emporté avec eux leur chant religieux, leur "hazanout".
Réunis à la Synagogue Buffault de Paris, le rabbin Haïm Louk, venu de Los Angeles, et les hazanim ( les chantres) Malkiel Benamara, Albert Bouadanah, Gad Benchabat, Elie Tordjman et Salomon Nahmias, tous originaires du Maroc, entonnent ces chants qui marquent tous les moments de la vie juive, en particulier celui du Shabbat. Interprétés sur le mode des noubas andalouses, ces chants réunissent des groupes d’adeptes fidèles au Roi David le psautier appelés les « Gardiens de l’Aube »
Interprétée par les cheikhate, (des musiciennes itinérantes ), la aïta est le cri qui devient chant, chant qui devient appel : appel à la mémoire, appel à témoin de la douleur, appel au dépassement de soi, la aïta est aussi un cri d’ amour et d’ espérance
Face à l’océan Atlantique, au sud d’El Jadida, le Moussem de Moulay Abdallah est le lieu d’expression idéal de la aïta. Fatna Bent El Hocine, une des cheikhate les plus célèbres du pays, s’y produit chaque année avec sa troupe Oulad Aguida pour le bonheur des cavaliers de la fantasia et celui d’un public passionné.
Le malhoune signifie la "parole dialectale chantée".
Issu d’un genre né dans le Tafilalet au XII° siècle, le malhoune est toujours brillamment perpétué par les orchestres de Meknès et de Marrakech qui interprètent dans une forme proche de la poésie classique l’expression millénaire de la sagesse populaire, des espérances de l’homme et le miroir de sa réalité quotidienne. Le salon de musique qui se tient chaque vendredi soir avec "la régularité du jour qui se lève" chez l’un ou l’autre des mélomanes est l’occasion de renouveler le répertoire de ce patrimoine vivant.
« Les tambours emplissaient l’espace. Il y en avait des ronds, des plats, des ventrus… Il y en avait de minuscules et d’énormes comme ceux des musiciens qui venaient virevolter sous nos fenêtres à Casablanca… »
A travers les percussions omniprésentes pendant la fête de Achoura, à travers le récit personnel de Izza Génini, le film Tambours Battant interroge la place que la musique tient dans l’identification d’un être à ses origines sociales et culturelles.
Par quel secret la musique -profane ou sacrée - relie-t-elle un être à son monde et parfois à lui-même ?
Les éditions Demi-Lune publient le 8e titre de leur collection Voix du Monde : Fela Kuti, le génie de l’Afrobeat .
Personnalité iconoclaste, provocateur plein de courage, fervent panafricaniste, pourfendeur des régimes militaires qui ont ruiné son pays, le Nigeria, Fela Anikulapo Kuti est avant tout le génial créateur de l’Afrobeat.
15 ans après sa mort, son message lui survit. D’abord à travers ses deux fils, Femi et Seun, ou le plus illustre de ses musiciens, Tony Allen. L’Afrobeat est aussi devenu un genre à part entière, revendiqué dans le monde entier par de jeunes musiciens qui n’ont connu Fela qu’à travers ses enregistrements.
Après la comédie musicale, avant le biopic, cette biographie retrace le parcours d’un artiste qui a exercé une influence majeure, musicale, culturelle, politique, en Afrique et dans ses diasporas. Une invite à découvrir le destin d’un des artistes les plus marquants du XXe siècle.
Du 18 au 20 juin 2012, sur l’île de La Réunion, le label Takamba organise ses premières Rencontres autour des musiques traditionnelles du sud-ouest de l’Océan Indien.
Les Rencontres sont organisées au Moca, site de culture et de patrimoine sur les hauteurs de Saint-Denis, avec le soutien de l’Union Européenne (Feder), la Région Réunion et la Direction des Affaires Culturelles de l’Océan Indien (DAC-OI).
Elles ont lieu à l’occasion des derniers jours de présentation de l’exposition internationale sur les Musiques Noires dans le monde créée par Mondomix avec le soutien du Pôle Régionale des Musiques Actuelles de la Réunion (PRMA).
La Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem propose deux stages cet été consacrés à la musique et au chant klezmer.
À Paris, du lundi 9 au vendredi 13 juillet 2012, la formation s’adresse plus particulièrement aux musiciens ou chanteurs professionnels, semi-professionnels ou de bon niveau quel que soit leur âge.
Dans le Limousin, du dimanche 19 au samedi 25 août 2012 au Château de Ligoure, le stage est ouvert aux familles. Le programme propose d’allier la musique et les chansons au tourisme, à la lecture et au repos.
Jeudi 14 juin 2012, de 14h à 18h, le festival Rio Loco propose une rencontre professionnelle au Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles (COMDT) à Toulouse.
Cette rencontre est organisée en partenariat avec la fédération nationale des musiques du monde Zone Franche, le pôle ressource musiques actuelles Avant-Mardi et le COMDT.
Les thèmes de discussion de cette rencontre s’articuleront autour des problématiques et enjeux des musiques du monde, particulièrement celle de la diffusion artistique et l’inter-régionalité.
37 festivals de 18 pays ont activement participé au lancement du Réseau Afrifestnet, du 19 au 21 avril 2012 au British Council d’Accra, Ghana.
Ce réseau regroupe 155 membres, issus des cinq grandes régions d’Afrique, représentant des festivals et événements dans le secteur culturel : théâtre, musique, danse, cinéma, patrimoine, littérature, arts plastiques etc.
Pays représentés lors du lancement : Maroc, Ghana, Nigeria, Mali, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo Brazzaville, Gabon, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malawi, Afrique du Sud, Swaziland, Zambie, Zimbabwe.
Jusqu’au 29 juillet 2012, Festival de l’Imaginaire continue son travail de fond autour du Patrimoine culturel immatériel (PCI), avec une exposition multimédia, qui nous entraîne à la découverte des réalités recouvertes par la notion de PCI.
Installée au Centre français du patrimoine culturel immatériel (CFPCI), établi dans le Prieuré des Bénédictins de la ville de Vitré (35), cette exposition associe photos, vidéos et objets issus des collections de la Maison de la Culture du Monde.
Durant les 10 jours de la 28ème édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique à Montréal, une centaine de films ont été projetés.
Parmi les 13 œuvres récompensées, Kréol de Frédérique Menant a remporté le Prix du public dans la section Musicafrica, consacrée aux films musicaux.
Il accompagne le musicien capverdien Mario Lucio à travers l’enregistrement de son album, réalisé dans des lieux symboliques de l’ancienne route des esclaves, où il rencontre d’autres musiciens prestigieux.
Du 18 au 22 juin et du 2 au 6 juillet 2012, La Ferme du Bonheur à Nanterre (92) organise deux stages de sattriya, danse sacrée de l’Assam, au Nord-Est de l’Inde, la moins connue des huit principales formes de danse classique indienne.
Ce stage se déroule parallèlement à la venue des moines danseurs de Majuli, qui se produiront à l’Auditorium du Musée Guimet les 15 et 16 juin. C’est Bhabananda Barbayan, figure parmi les danseurs les plus primés dans sa discipline, qui dirigera le stage.
Du 11 au 15 Juillet 2012, à Dinan (Côtes d’Armor), les adeptes de la harpe celtique se retrouveront pour le célèbre stage en Bretagne.
Il est ouvert aux enfants et aux adultes. La possibilité est offerte aux stagiaires d’être hébergés en pension complète, ou de combiner le stage avec des vacances en logeant dans un gîte ou au camping.
Le 29 mai 2012 à Quettehou (50), en amont du festival Les traversées Tatihou consacré aux musiques traditionnelles du large, le département de la Manche propose une journée professionnelle ouverte à tous.
Autour de la thématique Musiques et danses traditionnelles : enseignement et transmission , cette journée d’échanges et de débats sera l’occasion de dresser un état des lieux de l’enseignement des musiques traditionnelles aujourd’hui, au plan local et national.
Elle permettra aussi de mettre en avant les pratiques d’aujourd’hui, entre tradition et modernité, tout en questionnant l’avenir.