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Publié le jeudi 24 novembre 2011

 
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Izza Génini célébrée par l’Académie Charles Cros

Le jury de l’Académie Charles Cros a décerné ses des Coups de Cœur Musiques du Monde 2012 à l’occasion de Babel Med Music. Dans la catégorie DVD, ils reviennent au coffret Maroc en Musiques et au CD-DVD Nûba d’Or et de Lumière , tous deux le fruit du travail qu’Izza Genini consacre aux musiques du Maroc depuis des années.

Maroc en Musiques contient onze de ses films musicaux filmé ces musiques "de l’intérieur". Ces documentaires abordent de nombreuses facettes de la musique traditionnelle marocaine telle qu’elle est pratiquée par le peuple au sein de confréries ou à l’occasion de fêtes et de rituels. Re-mastérisés pour cette édition en DVD, les films bénéficient de nouveaux commentaires.


Maroc en Musiques
menu de détail des 3 volumes et 11 films
avec liens vers des extraits vidéos en ligne

• Volume 1

Vibrations en Haut Atlas - 1993 -­ 27’

Dans le Haut-Atlas, une piste sinueuse conduit à la vallée de Aït Bouguemez, là où les marques de la vie moderne s’éloignent pour laisser l’homme seul face au ciel et à la terre.

La musique est l’émanation naturelle et spontanée de cet univers primordial : les chants des femmes en polyphonie aiguës, en youyous ou en ritournelles accompagnent chacune de leurs actions. La flûtes et le tambourin sont les seuls instruments que les hommes pratiquent, en particulier lorsque le soir venu les villageois se retrouvent pour danser Adersi, la danse qui rappelle la ronde cosmique.

Nuptiales en Moyen Atlas ­‐ 1993 – 25’ Dans le Moyen-Atlas, autour de Khenifra, les tribus Zayane et Ichker se réunissent pour la représentation de la noce mythique de Asli et Taslit, le Fiancé et le Fiancée.

Dans ces régions imprégnées de croyances, ils sont les symboles du Ciel et de la Terre qui, en s’unissant suivant une mise en scène précise composée de chants et de danses, feront jaillir les forces vives de la végétation. Pour leurs clans respectifs ils incarnent toutes les espérances de fertilité et de fécondité que la communauté exprime dans la ronde de l’Ahwache, devant les immenses tentes berbères au rythme des dizaines de bendirs.

Gnaouas  – 1993 – 25’

L’Afrique Noire coule dans les veines du Maroc.

Esclaves venus à partir du XV° siècle avec l’or du Soudan Occidental, les Gnaouas ont formé des confréries qui pratiquent encore des rituels de possession et d’exorcisme qui empruntent autant au monde préislamique qu’aux rituels des divinités africaines. Ces cérémonies religieuses et thérapeutiques, accompagnées par la basse du grand luth hajhouj, le crépitement des crotales métalliques et le battement sourd du tambour appellent le mlouk, le génie bienveillant qui descendra sur le danseur au sommet de sa transe.

Rythmes de Marrakech  – 1989 – 25’

A Marrakech, les rythmes des tambourineurs de la Dekka, des femmes percussionnistes des Houara, des musiciennes de la Aïta et des Mwazniya ces violonistes qui jouent en dansant, résonnent dans toute la ville.

La fête de Achoura est le temps privilégié de la musique, toute la médina vibre au son des tambourins, des crotales et du Neffar, longue trompe de cuivre. Dans les ruelles de la médina les troupes de chaque quartier rivalisent de virtuosité avant de se retrouver dans les jardins de la Ménara pour célébrer dans la joie la fête champêtre de la nzaha.


• Volume 2

Louanges  – 1988 – 27’

Entre Volubilis et Meknès, le sanctuaire de Moulay Idriss I°, fondateur du Royaume islamique du Maroc, est le théâtre de l\’un des plus importants pèlerinages religieux du Maroc.

Lors du moussem annuel, la confrérie soufi des Alamiyine inaugure les cérémonies par la khamra ( symbole d’ivresse) qui conduit les adeptes par des phases de plus en plus haletantes à l\’extase de l\’union mystique avec le divin. Puis, pendant huit jours, des processions de tambours et de hautbois mèneront sur des rythmes libérateurs des défilés de confréries et de simples pèlerins en quête de bénédictions.

Des luths et délices  – 1988 – 28’30

Au nord du Maroc, la ville de Tétouan est surnommée "Fille de Grenade". Abdelsadek Chekara et son orchestre y interprètent le répertoire classique des noubas, suites musicales aux accents de flamenco héritées l’Andalousie si proche.

Tétouan perpétue le souvenir de l ‘Age d’Or qui fut celui de l’Espagne tolérante où chrétiens, juifs et musulmans vivaient dans la convivialité exprimée en particulier par la musique. Abdelsadek Chekara sait aussi la innover en jetant un pont entre la ala classique, le flamenco et le chaabi, la musique populaire.

Cantiques brodés (Matruz)  – 1989 – 26’

Les Juifs et les Musulmans du Maroc ont préservé avec ferveur et passion les trésors de leur patrimoine musical commun hérité de l’époque bénie de l’Andalousie tolérante et conviviale d’avant 1492.

Le MATRUZ, littéralement « pièce brodée » est un genre musical qui illustre parfaitement cette co-existence. Dans une poésie bilingue où se succèdent des vers en hébreu et en arabe, le rabbin Haïm Louk et le maître de musique andalouse Abdelsadek Chekara de Tétouan, interprètent quelques morceaux de ces cantiques brodés au cours d’un concert exceptionnel organisé à Paris en Décembre 1987 par l’Association Identité et Dialogue.

Chants pour un Shabbat  – 1989 - 25’

En quittant le Maroc, les Juifs ont emporté avec eux leur chant religieux, leur "hazanout".

Réunis à la Synagogue Buffault de Paris, le rabbin Haïm Louk, venu de Los Angeles, et les hazanim ( les chantres) Malkiel Benamara, Albert Bouadanah, Gad Benchabat, Elie Tordjman et Salomon Nahmias, tous originaires du Maroc, entonnent ces chants qui marquent tous les moments de la vie juive, en particulier celui du Shabbat. Interprétés sur le mode des noubas andalouses, ces chants réunissent des groupes d’adeptes fidèles au Roi David le psautier appelés les « Gardiens de l’Aube »


• Volume 3

Aïta – 1988 – 28’

Interprétée par les cheikhate, (des musiciennes itinérantes ), la aïta est le cri qui devient chant, chant qui devient appel : appel à la mémoire, appel à témoin de la douleur, appel au dépassement de soi, la aïta est aussi un cri d’ amour et d’ espérance

Face à l’océan Atlantique, au sud d’El Jadida, le Moussem de Moulay Abdallah est le lieu d’expression idéal de la aïta. Fatna Bent El Hocine, une des cheikhate les plus célèbres du pays, s’y produit chaque année avec sa troupe Oulad Aguida pour le bonheur des cavaliers de la fantasia et celui d’un public passionné.

Malhoune  – 1989 – 25’

Le malhoune signifie la "parole dialectale chantée".

Issu d’un genre né dans le Tafilalet au XII° siècle, le malhoune est toujours brillamment perpétué par les orchestres de Meknès et de Marrakech qui interprètent dans une forme proche de la poésie classique l’expression millénaire de la sagesse populaire, des espérances de l’homme et le miroir de sa réalité quotidienne. Le salon de musique qui se tient chaque vendredi soir avec "la régularité du jour qui se lève" chez l’un ou l’autre des mélomanes est l’occasion de renouveler le répertoire de ce patrimoine vivant.

Tambours battant – 1999 – 52’

« Les tambours emplissaient l’espace. Il y en avait des ronds, des plats, des ventrus… Il y en avait de minuscules et d’énormes comme ceux des musiciens qui venaient virevolter sous nos fenêtres à Casablanca… »

A travers les percussions omniprésentes pendant la fête de Achoura, à travers le récit personnel de Izza Génini, le film Tambours Battant interroge la place que la musique tient dans l’identification d’un être à ses origines sociales et culturelles.
Par quel secret la musique -profane ou sacrée - relie-t-elle un être à son monde et parfois à lui-même ?

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Les actus du CIMT

Appel à candidature Sauti za Busara 2014

La onzième édition du festival Sauti za Busara se déroulera du 13 au 16 Février 2014 à Zanzibar, sur la côte Est africaine. Les artistes africains qui souhaitent proposer leur spectacle, ont jusqu’au 31 juillet pour le faire.

Parmi les 350 groupes programmés lors des éditions précédentes, on peut noter les noms de Khaira Arby, Mokoomba, Didier Awadi, Bassekou Kouyate, Tumi & the Volume ou Fredy Massamba. À vous de jouer !

Chansons françaises de tradition orale

La Bibliothèque nationale de France publie un recueil de 1900 textes et mélodies collectés par Patrice Coirault (1875-1959).

Révisé et complété par Marlène Belly et Georges Delarue, cet ouvrage propose la transcription des mélodies et des couplets des chansons collectées principalement en Poitou et Béarn par le grand folkloriste français.

« Si tu vas à Rio... »

Les éditions Armand Colin publient dans leur Collection Recherches l’ouvrage que l’enseignante chercheuse Anaïs Fléchet consacre à la musique populaire brésilienne en France au XXe siècle.

Cet ouvrage est développé en trois parties : Partie I : La révélation d’un nouveau monde sonore : 1905-1940 - Partie II : Le rêve exotique : 1945-1959 - Partie III : Brésil, nouvelle vague

Les publics des festivals de musiques du monde

Mercredi 29 mai 2013, de 14h à 17h, à l’Arcade Paca, Aix-en-Provence (13), Bernard Maarek, directeur de l’Arcade, conduit une rencontre Zoom avec des professionnels.

À l’occasion de la présentation des résultats d’une enquête menée par Emmanuel Négrier (CNRS), ils aborderont la question : Quelles relations entretiennent les publics avec les œuvres et les artistes de musiques du Monde ?

L’Afrique dans tous les sens

L’édition 2013 de ce festival pluridisciplinaire consacré à la création africaine est dédiée à Nelson Mandela, architecte de la paix, symbole d’humanité et de tolérance, père de la “Nation Arc-en-ciel” : l’Afrique du sud, pays à l’honneur cette année.

Toujours axé sur la diversité et l’ouverture, il propose de nombreux rendez-vous à Paris — La Bellevilloise, le Comedy Club, le Petit Bain, etc. — et en banlieue — Le Cap, Deux Pièces Cuisines, Le Radazik, Le Chinois —.

Parmi les 30 concerts accueillis par cette quatrième édition figurent des moments forts à ne pas rater. 24 mai : Bassekou Kouyaté / Jupiter and Okwess International ; 25 mai : Electro Bamako / Cape Town Effects ; 28 mai : Lo Griyo / Afrorock ; 29 mai : So Kalmery / Oum ; 30 mai : Lëk Sen / Meta & the Cornerstyones ; 31 mai : Sibongile Mbambo / Sam Tshabalala + Bal de l’Afrique Enchantée… Demandez le programme.

Tango à Tarascon

Du dimanche 21 juillet au samedi 27 juillet 2013, à Tarascon en Provence, Octaèdre propose une semaine conviviale autour du tango.

Encadrés par Anne Le Corre, Fernando Maguna, Jorge Blengini et Alfonso Pacin, les participants jouerons en petits groupes de 3 à 6 musiciens, réunis par niveaux homogènes, mais aussi en grand orchestre de tango.

Stage de Violon Suédois

Du 10 au 13 juillet 2013, à Avessé (72) près de Sablé sur Sarthe, Bruno Demaugé propose de partager ses connaissances des musiques et danses scandinaves.

Il sera secondé par Françoise Suhard à l’accueil, aux fourneaux et à la danse. Au menu : polskas, schottis, langdans, vals, mais aussi halling et pols.

Stages du Grand Bal Chnut

Samedi 1er Juin 2013, au Moulin d’Angibault-Montipouret (36), Le Chnut proposent des stages de danse, vielle à roue et cornemuse dans la dynamique de son Grand Bal.

Patrick Bouffard interviendra sur la vielle à roue du Centre France ; Solange Panis sur les danses de bal du Centre France ; Louis Jacques sur la cornemuse du Berry.

Danse et percussions africaines

De mai à juillet 2013 à Paris (75), puis à la Maurelle dans le Lot (46), l’Association Polyphoniques propose une série de stages.

À Paris, les stages de danse se déroulent à Micadanses (75004), et sont accompagnés en live par des musiciens. Le stage d’été à la Maurelle alliera l’enseignement des percussions à celui de la danse.

Visas “talents étrangers”

Par un communiqué de presse conjoint du Ministre des Affaires Étrangères et du Ministre de l’Intérieur du 25 mars 2013, le gouvernement français annonce la simplification de la délivrance des visas de circulation.

Ces visas pour les "talents étrangers", délivrés aux "universitaires, scientifiques, artistes ou touristes ayant la France comme destination privilégiée", seront valables entre six mois et cinq ans.

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