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Publié le mercredi 16 décembre 2009
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Un premier état des "performances" commerciales du marché du disque au 3e trimestre 2009 fait apparaÎtre une baisse du marché (-5,8 %) moins importante que l’anné précédente sur la même période : changement des modes de consommation ? Pré-effet Hadopi ? Ou effet Michaël Jackson ?
L’Observatoire de la musique publie "Le marché de la musique enregistrée au 3ème trimestre 2009 - Premier état des « performances » du marché numérique" et dévoile quelques chiffres clé des ventes (numérique et sur supports) sur la période.
Ces données font apparaître une croissance modérée du marché numérique alors que la décroissance du marché du support s’amenuise. Il serait sans doute précipité de conclure à un premier effet Hadopi puisque la loi et les décrets d’application ne sont pas encore entrés en vigueur. L’étude opte plutôt pour une explication conjoncturelle : "l’actualité liée au décès en juin dernier de Michael
Jackson n’est pas sans impacter la période observée."
A moins que cette tendance témoigne d’un changement dans les attitudes de consommation… ce qui paraît encore illusoire vu l’état du marché, sauf à être confirmé lors du premier semestre 2010.
Les chiffres clés
En France, au 3ème trimestre 2009, le chiffre d’affaires
de la musique enregistrée, comprenant les ventes
physiques et numériques, s’élève à 192 millions
d’euros vs. 203,9 millions d’euros au 3ème trimestre
2008, soit une baisse de -5,8% sur la période.
Numérique
Le marché de la musique numérique (hors streaming et
sonneries musicales) s’élève à 17,4 millions d’euros
et représente 9% du chiffre d’affaires (en hausse de
+1,9 point vs. 3ème trimestre 2008).
Si le marché numérique voit son chiffre d’affaires progresser, mais moins fortement (+19,9% vs. 3ème trimestre 2008), on observe un certain ralentissement de la baisse du marché physique qui, sur la période, ne cède que -7,8% en valeur vs. 3ème trimestre 2008.
Le marché du support musical
Au 3ème trimestre 2009, le marché du support musical
(CD audio et DVD musical) totalise 14 millions
d’unités vendues (-6,6% vs. 3ème trimestre 2008)
pour un chiffre d’affaires de 174,7 millions d’euros
TTC (-7,8% vs. 3ème trimestre 2008).
La baisse des ventes du support musical se ralentit,
puisqu’au 3ème trimestre 2008, les pertes s’élevaient à
19,1% en volume et -19,4% en valeur vs. 3ème
trimestre 2007.
Lire la synthèse sur le site de l’Observatoire de la musique
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.