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Publié le mercredi 13 mai 2009
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Le marché de la musique enregistrée, qui a de nouveau enregistré une diminution de son chiffre d’affaires de près de 14% en 2008, poursuit sa dévaluation en ce début d’année. En 7 ans, les ventes de supports physiques ont notamment chuté de 67%.
Selon l’Observatoire de la musique (données Gfk), le chiffre d’affaires des marchés de la musique enregistrée en 2008, comprenant les ventes physiques et numériques, s’élève à 1 049 M € pour l’année 2008 (contre 1 214,5 M € en 2007, soit une baisse de -13,6% vs. 2007).
Le CA du marché du support physique (CD audio + DVD musical) passe pour la première fois, en 2008, sous la barre de 1 milliard d’euros : 987,6 M € TTC (-16% vs. 2007) pour un volume de 70,6 millions d’unités vendues (-15,1% vs. 2007).
Le marché numérique (hors sonneries musicales et produits dérivés pour téléphone mobile) connaît une forte hausse et s’élève à 61,4 M € (contre 38,2 M € en 2007), représentant 5,9% du chiffre d’affaires total du marché des phonogrammes.
Lire l’étude Gfk/Observatoire de la musique sur les marchés de la musique enregistrée en 2008
Sur le premier trimestre 2009, le Snep vient de dévoiler ses résultats toujours aussi critiques pour les labels et maisons de disques. Sur la période, leur chiffre d’affaires atteint 118.7 millions d’euros ( » 16.4 %), soit 23.3 millions d’euros de baisse. Le marché physique représente 101 millions d’euros ( » 18.5 %) et, plus étonnant et peu encourageant, le marché numérique représente 17.6 millions d’euros, soit une baisse de 1% par rapport au premier trimestre 2008.
Lire les résultats du 1er trimestre publiés par le Snep
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home