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Publié le lundi 27 mai 2013

 
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Edition musicale

Londres et Berlin choisies pour accueillir la GRD

La base de données mondiale des œuvres musicales sera finalement implantée à Londres (siège) et à Berlin (centre opérationnel), comme l’a annoncée la GRD (Global repertoire database) dans un communiqué. Avec pour objectif d’être opérationnelle d’ici deux ans.

C’est donc acté, comme l’a annoncé la GRD dans un communiqué daté du 13 mai dernier. Après des mois de discussions, la Global repertoire database, la base de données mondiale des œuvres musicales, dont la préfiguration est pilotée par le cabinet Deloitte, aura son siège social à Londres (fonctionnement de l’entreprise, développement des affaires) et son centre opérationnel à Berlin (inscription et traitement des données).

"La GRD nous a échappé"

Comme Dublin, Paris était également en lice pour en accueillir le siège. Les arguments ne manquaient pas : caractère multiculturel de la capitale des musiques du monde, lien historique de la France dans la création du concept de droit d’auteur… Mais c’est finalement un pays de copyright qui accueillera la future base de données de référence. Interrogé par France 24, Jean-Marie Moreau de l’Association européenne des compositeurs et auteurs, avance le prix des loyers, la non-flexibilité des emplois et un système fiscal contraignant comme éléments ayant desservi la candidature tricolore.

Lors de sa conférence de presse du 15 mai dernier, Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, a fait part de son regret : "La GRD n’est pas basée à Paris, elle nous a échappé pour finalement aller à Londres. Or, c’est un sujet d’intérêt général, c’est une très grosse start-up qui est en train de se créer. J’ai alerté les ministres sur son importance". Outre le fait de représenter quelques centaines d’emplois, il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’être très attentif au développement de ce projet, capital pour l’écosystème musical et pionnier pour les industries culturelles, sur lequel planche un groupe de travail composé de 14 organisations : EMI Music Publishing, Universal Music Publishing, iTunes, Google, Sony, Omnifone, la GEMA (Allemagne), PRS for Music (Royaume-Uni), la Sacem (France), l’APRA (Australie), la STIM (Suède), l’ICMP (the International Confederation of Music Publishers), la CISAC (the International Confederation of Societies of Composers and Authors) et l’ECSA (the European Composer and Songwriter Alliance).

Ouverture en 2013, opérationnelle dans 2 ans ?

L’ouverture du bureau de Londres, qui fonctionnera dans un premier temps en synergie avec l’équipe actuelle de pilotage, est prévue pour 2013. Le centre de Berlin, qui devrait arriver dans un second temps, pourra, en cas de fort développement du projet, servir de modèle pour d’autres centres de traitement des données. L’objectif de la GRD, comme le rappelle le communiqué, est de "créer une nouvelle infrastructure globale de gestion des droits musicaux, permettant à terme de faciliter l’obtention des licences pour les services de musique en ligne par exemple, ainsi que des gains d’efficacité pour tout l’écosystème de la musique, en réduisant les coûts de traitement des données". Autre avantage, accélérer les processus de rétribution et de distribution des droits d’auteur. Avec, comme effet attendu, une diffusion facilitée, donc plus large, des œuvres, tout en respectant les droits des auteurs-compositeurs et des éditeurs. Pour cela, la GRD doit devenir la référence unique mondiale pour les métadonnées musicales. Être "authoritative", comme disent les anglophones.

Prochaine étape pour ce projet pharaonique, envisagé comme devant être opérationnel d’ici 2 ans : la construction des systèmes techniques et des processus qui permettront à cette nouvelle base de données mondiale d’interagir avec les systèmes de paiement de licence. Il faut d’ici là que les parties prenantes (auteurs-compositeurs, sociétés de gestion collective, éditeurs et intermédiaires techniques) se mettent d’accord sur le contenu et l’architecture informatique de la base de données.


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