Votre panier est vide
Elle est partie le premier soir de la décade. La route qui l’appelait n’était pas de celles qu’elle a tant parcourues. Il y a longtemps, le nez à la fenêtre du mini-bus de ses parents du voyage : Mexique, Arizona, Canada, etc. Plus récemment à travers l’Europe avec ses soeurs, au rythme des camions de leur cirque ambulant.
Ou bien encore la route de la corniche, depuis l’anse des Catalans jusqu’à la plage du Prophète, tournant le dos à Marseille, le regard au large, humant les embruns portés par la mistral. "La tête est pleine, mais le coeur n’a pas assez…" Comment mieux dire ce ressentir ?
Je me souviens de ce Printemps de Bourges 97. Le grand Théâtre frissonnait et riait aux paroles caressés par cette drôle de fille de 25 ans. On avait l’impression de partager l’intimité de sa chambre, où elle riait avec son guitariste"¦ Une incarnation du jeune Rimbaud : moment bouleversant !
Elle est partie laissant à nos oreilles la beauté de sa voix et à nos coeurs l’intensité de sa présence. Et l’on ne se lasse pas de revoir ses gestes tellement impliqués, pris par le sens de ce quelle chantait, pour le transmettre. Lhasa nous manquera…
Durant cette période difficile elle a continué à toucher la vie des gens qui l’entouraient avec la grâce, la beauté, et l’humour qui la caractérisaient. Elle a aussi réussi à terminer l’enregistrement de son dernier album et à assurer son lancement sur scène au Théâtre Corona de Montréal et au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Les deux concerts donnés en Islande au mois de mai auront été les derniers où elle aura interprété ses vibrantes chansons.
Elle préparait une grande tournée internationale qui devait commencer à l’automne 2009 et qui a dû être annulée. Elle travaillait également sur un prochain album où elle voulait interpréter des chansons des grands artistes chiliens Victor Jara et Violeta Parra.
Lhasa De Sela est née le 27 septembre 1972 à Big Indian dans le nord de l’Etat de New-York. Elle aura vécu une enfance originale, marquée par de longues périodes nomades avec ses parents et ses sœurs dans un bus à travers les Etats-Unis et le Mexique. Dans ce bus, les enfants improvisaient de petites pièces de théâtre devant les parents, soir après soir. Elle a grandi dans un univers qui lui a permis de découvrir le monde loin de la culture conventionnelle.
Lhasa est devenue plus tard l’exceptionnelle artiste que le monde entier a découvert avec La Llorona (1997), The Living Road (2003) et enfin Lhasa (2009). Ses trois albums se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde. Il est difficile de décrire sa présence scénique et sa voix unique qui ont contribué à en faire une icône dans plusieurs pays. Voici certains adjectifs qui ont été utilisés par des journalistes : passionnée, sensuelle, indomptable, douce, profonde, troublante, incantatoire, hypnotisante, feutrée, puissante, intense, millénaire.
Lhasa avait une façon unique de communiquer avec le public. Elle osait ouvrir son cœur sur scène ce qui permettait aux spectateurs de sentir une intime connexion, de se sentir en communion avec elle. Elle aura marqué profondément plusieurs personnes à travers les nombreuses villes et pays qu’elle aura visités. Jules Beckman, un ami de longue date, a trouvé ces mots : “We have always heard something ancestral coming through her. She has always spoken from the threshold between the worlds, outside of time She has always sung of human tragedy and triumph, estrangement and seeking with a Witness’s wisdom ! She has placed her life at the feet of the Unseen.”
Lhasa laisse dans le deuil son conjoint, Ryan, ses deux parents, Alejandro et Alexandra, sa belle-mère, Marybeth, ses 9 sœurs et frères (Gabriela, Samantha, Ayin, Sky, Miriam, Alex, Ben, Mischa et Eden), ses 16 neveux et nièces, son chat Isaan, ainsi que de très nombreux amis, musiciens et compagnons de travail qui l’ont accompagnée durant sa carrière, sans compter ses innombrables admirateurs à travers le monde.
La famille et les proches ont pu vivre leur deuil paisiblement depuis deux jours et ont énormément apprécié cette importante période d’intimité et de recueillement. Les funérailles seront réservées à la sphère privée. Il a neigé plus de 40 heures à Montréal depuis son départ.
Au nom de la famille et des proches.
Du 18 au 20 juin 2012, sur l’île de La Réunion, le label Takamba organise ses premières Rencontres autour des musiques traditionnelles du sud-ouest de l’Océan Indien.
Les Rencontres sont organisées au Moca, site de culture et de patrimoine sur les hauteurs de Saint-Denis, avec le soutien de l’Union Européenne (Feder), la Région Réunion et la Direction des Affaires Culturelles de l’Océan Indien (DAC-OI).
Elles ont lieu à l’occasion des derniers jours de présentation de l’exposition internationale sur les Musiques Noires dans le monde créée par Mondomix avec le soutien du Pôle Régionale des Musiques Actuelles de la Réunion (PRMA).
La Maison de la culture yiddish – Bibliothèque Medem propose deux stages cet été consacrés à la musique et au chant klezmer.
À Paris, du lundi 9 au vendredi 13 juillet 2012, la formation s’adresse plus particulièrement aux musiciens ou chanteurs professionnels, semi-professionnels ou de bon niveau quel que soit leur âge.
Dans le Limousin, du dimanche 19 au samedi 25 août 2012 au Château de Ligoure, le stage est ouvert aux familles. Le programme propose d’allier la musique et les chansons au tourisme, à la lecture et au repos.
Jeudi 14 juin 2012, de 14h à 18h, le festival Rio Loco propose une rencontre professionnelle au Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles (COMDT) à Toulouse.
Cette rencontre est organisée en partenariat avec la fédération nationale des musiques du monde Zone Franche, le pôle ressource musiques actuelles Avant-Mardi et le COMDT.
Les thèmes de discussion de cette rencontre s’articuleront autour des problématiques et enjeux des musiques du monde, particulièrement celle de la diffusion artistique et l’inter-régionalité.
37 festivals de 18 pays ont activement participé au lancement du Réseau Afrifestnet, du 19 au 21 avril 2012 au British Council d’Accra, Ghana.
Ce réseau regroupe 155 membres, issus des cinq grandes régions d’Afrique, représentant des festivals et événements dans le secteur culturel : théâtre, musique, danse, cinéma, patrimoine, littérature, arts plastiques etc.
Pays représentés lors du lancement : Maroc, Ghana, Nigeria, Mali, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo Brazzaville, Gabon, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malawi, Afrique du Sud, Swaziland, Zambie, Zimbabwe.
Festival de l’Imaginaire propose deux événement autour du Patrimoine culturel immatériel (PCI).
Dimanche 3 juin 2012, la Maison des Cultures du Monde accueille le premier Forum de chercheurs du PCI. Deux concepts feront l’objet des communications des experts participants à ce premier Forum. Qu’entend-on par “communautés” au sens de la Convention ? Quels sont les critères de définition d’un PCI ?
Jusqu’au 29 juillet 2012 : une exposition multimédia nous entraînant à la découverte des réalités que recouvre la notion de . Installée au Centre français du patrimoine culturel immatériel (CFPCI), établi dans le Prieuré des Bénédictins de la ville de Vitré (35), cette exposition associe photos, vidéos et objets issus des collections de la Maison de la Culture du Monde.
Durant les 10 jours de la 28ème édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique à Montréal, une centaine de films ont été projetés.
Parmi les 13 œuvres récompensées, Kréol de Frédérique Menant a remporté le Prix du public dans la section Musicafrica, consacrée aux films musicaux.
Il accompagne le musicien capverdien Mario Lucio à travers l’enregistrement de son album, réalisé dans des lieux symboliques de l’ancienne route des esclaves, où il rencontre d’autres musiciens prestigieux.
Du 18 au 22 juin et du 2 au 6 juillet 2012, La Ferme du Bonheur à Nanterre (92) organise deux stages de sattriya, danse sacrée de l’Assam, au Nord-Est de l’Inde, la moins connue des huit principales formes de danse classique indienne.
Ce stage se déroule parallèlement à la venue des moines danseurs de Majuli, qui se produiront à l’Auditorium du Musée Guimet les 15 et 16 juin. C’est Bhabananda Barbayan, figure parmi les danseurs les plus primés dans sa discipline, qui dirigera le stage.
Du 11 au 15 Juillet 2012, à Dinan (Côtes d’Armor), les adeptes de la harpe celtique se retrouveront pour le célèbre stage en Bretagne.
Il est ouvert aux enfants et aux adultes. La possibilité est offerte aux stagiaires d’être hébergés en pension complète, ou de combiner le stage avec des vacances en logeant dans un gîte ou au camping.
Le 29 mai 2012 à Quettehou (50), en amont du festival Les traversées Tatihou consacré aux musiques traditionnelles du large, le département de la Manche propose une journée professionnelle ouverte à tous.
Autour de la thématique Musiques et danses traditionnelles : enseignement et transmission , cette journée d’échanges et de débats sera l’occasion de dresser un état des lieux de l’enseignement des musiques traditionnelles aujourd’hui, au plan local et national.
Elle permettra aussi de mettre en avant les pratiques d’aujourd’hui, entre tradition et modernité, tout en questionnant l’avenir.
Diffusion sur France 3, ainsi qu’en plein air gratuitement le 24 mai à Paris (14e) de Au delà des frontières, Stivell , premier film retraçant la carrière du harpeur chanteur breton.
Parmi les principaux artisans du renouveau des musiques celtiques et de leur succès, Alan Stivell n’a cessé d’œuvrer à promouvoir les langues et les valeurs culturelles partagées dans le monde celte.
Retraçant les étapes de son parcours musical, le film évoque cinq décennies d’un engagement qui a contribué à redonner toute sa valeur à la culture bretonne.