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Publié le mardi 9 mai 2006
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Le Snep a indiqué qu’en France, au cours du 1er semestre 2006, le chiffre d’affaires du disque (singles, albums et vidéo musicale) a baissé de 12% en valeur par rapport à la même période en 2005. Cette forte diminution intervient après une année 2005 où la décroissance du marché était pourtant plus modérée.
Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) a annoncé avoir enregistré, début 2006, une nouvelle chute des ventes physiques de 12% (gros hors taxe). Cette "dégringolade" survient après une année 2005 où des espoirs de stabilisation du marché étaient nés (diminution modérée de 2,6%).
Cette baisse des ventes physiques est encore peu compensée par le chiffre d’affaires des ventes numériques (téléchargement et téléphonie mobile) qui représente 11,2 millions d’euros, soit 5% du marché de la musique enregistrée. Tous supports confondus, le marché de gros a baissé de 8,8%, les ventes physiques représentant 208,1 millions d’euros, soit 95% du marché.
Par supports, la diminution se décompose comme suit :
* -6% pour les singles,
* -29% pour les vidéos musicales,
* -12% pour les albums ; les 200 meilleures ventes d’album chutant de 44% en trois ans, soit deux fois plus fortement que l’évolution globale du marché des albums (-21%).
Par répertoires, la variété francophone accuse un lourd repli des ventes (-23%), tandis la variété internationale progresse de 6% et la musique classique de 24%.
Selon le journal L’Expansion, la direction du Snep espère que cette chute n’est que conjoncturelle, estimant que l’imminence du vote de la loi sur le droit d’auteur (DADVSI) a amené les consommateurs à se dépêcher de télécharger gratuitement pendant qu’il en est encore temps.
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home