Les sound-system maintiennent leurs revendications

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Publié le vendredi 15 juin 2001

Communiqué des collectifs régionaux unis

"Suite à notre première entrevue peu concluante

avec les conseillers du ministère de l’Intérieur, nous maintenons nos revendications initiales. Nous réclamons la suppression des textes autorisant les poursuites judiciaires et fiscales pour les organisateurs de free party ainsi que la saisie de leur matériel de sonorisation. Nous réclamons en outre la restitution des sons saisis illégalement, et ce dans leur état d’origine.

Malgré une rencontre bon enfant

avec le président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, le dialogue que nous réclamons s’est restreint à un simple rapport de force avec le ministère de l’Intérieur. Nous revendiquons le fait d’être reconnus comme mouvement culturel à part entière. Le 26 juin sera votée à l’Assemblée Nationale une loi sur la sécurité quotidienne qui mentionne une charte qui devrait être écrite en septembre en collaboration avec les sound-systems et le ministère de l’Intérieur. Cette charte doit être rédigée avant d’accepter la loi. C’est pourquoi nous refusons ce texte de loi. Nous ne devons en aucun cas dépendre d’une loi sur la sécurité quotidienne.

Nous maintenons donc les manifestations du 16 juin

à Paris, Marseille, Lyon et Metz pour le respect et la survie de notre art qui repose rappelons-le, sur des valeurs nobles de gratuité et de liberté, de refus de la logique commerciale et d’oubli de la société de consommation. Nous appelons tous ceux et celles pour qui la liberté d’expression est une valeur fondamentale à se joindre à notre manifestation qui sera festive et pacifique. Toute négociation est refusée dans l’attente du retrait pur et simple de l’amendement, de la restitution du matériel confisqué, et du transfert du dossier vers un ministère compétent". Les collectifs régionaux unis