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Publié le mercredi 21 octobre 2009
Musique enregistrée
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Les sites de streaming musical
L’Observatoire de la musique a entrepris une série d’investigations sur le streaming musical et vient de publier une étude comparative portant sur huit sites et logiciels de streaming. Une analyse générale des différents services proposés par chaque plateforme est livrée dans cette étude.
Le streaming est présenté comme une orientation majeure du développement du marché numérique. Son modèle économique fonctionne généralement sur la gratuité de l’écoute pour l’utilisateur, les revenus étant issus des recettes publicitaires.
Pour l’Observatoire de la musique, il s’agit d’un modèle qui pose une double interrogation : S’apparente‐t‐il à un nouveau media de diffusion ? Constitue‐t‐il, dès lors qu’il s’agit d’une diffusion à la demande, d’un mode d’acquisition au même titre que le téléchargement ?
Pour répondre à ce questionnement, qui peut avoir des incidences sur les encadrement législatifs de ces services, cette étude analyse huit sites ou logiciels de streaming en fonction d’une grille de lecture qui comprend :
Options et fonctionnalités de lecture
Vidéo
Radios et smartradios
Editorial
Social
Mobilité et monétisation
Ainsi, le document présente, en suivant cette grille, des fiches descriptives de ces huit services : Deezer, Jiwa, Wormee, Jamendo, Spotify, Songza, Last.fm et iLike.
Pour un certain nombre de raisons, l’Observatoire de la Musique ne tire pas de conclusions tranchées, mais délivre quelques indicateurs de croissance de ce marché du streaming : "Malgré leur succès d’audience, les sites de streaming, comme tout service musical aujourd’hui, n’arrivent pas à compenser leurs charges. Si la filière musicale s’est adaptée à ce nouveau mode de consommation en négociant directement les droits de diffusion avec les services de streaming, leur développement est encore bridé par les coûts de licence et demain par les frais occasionnés par la bande passante d’où le repositionnement en termes d’offres de services associés.
(…) L’internaute se retrouve au coeur d’un marché
à la fois concurrentiel et segmenté, favorisant
– en théorie – la diversité musicale.
L’offre d’une dizaine de millions de titres est
abondante. Certains services proposent un vaste
choix d’écoute, quel que soit le genre musical, bien
que le classique ou le jazz soient moins représentés
que les genres plus populaires (pop, rock, electro…).
Cependant, l’exhaustivité de l’offre, qui participe
d’effets de communication, n’est pas le paradigme
de l’économie de la diffusion numérique, au‐delà
des effets de niches, car l’offre, potentiellement
commerciale, est hyper concentrée. Les millions de
titres apportés par les agrégateurs sont de faible
rentabilité.
En l’absence de communication publique sur leur
chiffre d’affaires, il est encore trop tôt pour tirer
des enseignements sur l’économie du streaming :
en cause la rapidité des usages, le
repositionnement d’offres de services,
l’émiettement d’un tissu commercial au regard
d’impératifs imposés par le marché publicitaire.
En effet le vieillissement des audiences des médias
traditionnels implique un ressourcement en termes
de cible sur les 15/35 ans : cible privilégiée des
annonceurs. La problématique de liaison entre le marché
publicitaire et cette classe d’âge dépendra des
facultés offertes par les sites pour vendre cette
audience.
Les avatars récents de sites importants comme
Facebook, sur le ciblage comportemental indiquent
bien les limites admises par ces jeunes générations
voire communautés.
Malheureusement, la rentabilité se jugera à l’aune,
encore une fois, d’une structuration de ce secteur
qui aboutira à une forme de concentration.
A ce stade, l’étude de l’Observatoire n’offre pas
encore de vision précise sur les modèles
publicitaires mis en place car les bannières sont
souvent le fait de partenariats, d’échanges ou tout
simplement d’éditions éditoriales propres.
La maturité d’un modèle économique assis sur la
publicité se fera dans le temps dès lors que le
retour d’investissements espéré sera avéré pour les
donneurs d’ordres. Faut‐il rappeler que le marché
des radios FM s’est stabilisé au bout de 10 ans."
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