"Les réseaux musiques actuelles ont révélé un potentiel énorme ces dernières années"

Version imprimable de cet article Version imprimable  

Publié le mercredi 3 février 2016

Interviews

Pôles, réseaux, agences, les structures musiques actuelles sont des espaces d’échanges et de coopération entre les acteurs. Rencontre avec celles et ceux qui animent et structurent au quotidien les territoires, en impulsant des dynamiques et des projets innovants.


Vianney MARZIN

Directeur du Pôle de coopération pour les musiques actuelles en Pays de la Loire – Le Pôle


« Nous sommes en pleine mutation, avec de nombreux défis à relever. Nous sommes armés pour les affronter »

- Pourquoi avoir présenté une cartographie des pôles et réseaux musiques actuelles lors des dernières Bis ? Comment est né le projet ?

La cartographie présentée aux Bis s’inscrit dans une démarche de travail en commun initiée depuis longtemps entre 6 réseaux : le Pôle en Pays de la Loire, le Rama en Aquitaine, la Fraca-Ma en Région Centre, le PRMA en Poitou-Charentes, Avant-mardi en Midi-Pyrénées et le Polca en Champagne-Ardenne. Nous avions d’ailleurs mis en valeur nos collaborations lors des précédentes Bis. Concrètement, nous échangeons depuis plusieurs années sur différents chantiers, en fonction des intérêts et spécialités de chacun. L’Aquitaine a beaucoup travaillé les questions de développement durable, nous celles des développeurs d’artistes, des cafés-cultures et de l’observation, la Fraca-Ma, les compétences et la formation… Plusieurs facteurs nous ont encouragés à élargir cette collaboration au-delà de ce premier cercle : la présence de réseaux actifs, comme le Rif en Ile-de-France, le Patch en Picardie, le Raoul dans le Nord, RCA en Languedoc-Roussillon, Rman en Normandie… ou des dynamiques de regroupements, comme en Paca avec la création du PAM, ou en Rhône-Alpes. En effet, plusieurs mouvements de regroupement, dans une logique de filière, sont à l’œuvre actuellement.

L’idée de cette cartographie, c’était de nous compter, d’estimer notre poids. Nous représentons quand même près de 800 structures adhérentes, pour 14 pôles et réseaux. Nous sommes moteurs sur les concertations territoriales, une douzaine étant animée par ces réseaux. Nous sommes très présents sur la prévention des risques festifs et des risques auditifs. Certains réseaux vont sur les enjeux artistiques, d’autres non. Chaque réseau agit en fonction de la réalité de son territoire et des besoins de son écosystème.

- S’agissait-il aussi de souligner la richesse et la diversité des projets menés sur les territoires ?

Il était important pour nous de mettre en avant la capacité d’innovation des territoires et des acteurs musiques actuelles, sur des enjeux artistiques et culturels, mais aussi sur des enjeux de société, sur le développement économique… Par exemple, nous venons de mettre en place le Fonds de dotation « Mécènes pour la musique » pour mobiliser du mécénat d’entreprises. Il y a des projets d’épargne solidaire, des actions sur l’international, sur le développement durable… Et les processus d’accompagnement des acteurs sont en train de se renouveler. Les acteurs sont face à des enjeux beaucoup plus divers que ce que l’on pouvait imaginer il y a quelques années : implantation territoriale, économie de proximité, questions sanitaires et environnementales, liens avec le tourisme, avec les autres économies créatives… Bref, une série d’enjeux qui nécessitent de repenser les accompagnements. Et, nous sommes tous en train de remettre à jour nos logiciels. Et d’ailleurs, tout cela se nourrit de l’observation, qui, si elle n’est pas déjà présente, se développe fortement dans tous les réseaux. Nous essayons de plus en plus de la travailler entre plusieurs Régions. Il y a par exemple une expérience en cours d’étude sur les musiciens, portée par le Pôle Pays de la Loire et la Fraca-Ma.

- Comment s’organisent concrètement ces collaborations ?

On est dans une logique de surface de travail, et de mise en commun, pour transférer des connaissances et des compétences entre les différents réseaux. Il ne s’agit pas de lancer systématiquement des chantiers qui concerneraient tout le monde. Ce serait trop compliqué, sûrement trop chronophage, d’autant plus les réalités territoriales diffèrent, les moyens, financiers et humains sont disparates. On est plutôt dans une logique de bienveillance réciproque, pour se rendre disponibles et partager nos expériences. Et, quand il y a matière, lancer des coopérations concrètes, comme l’étude avec la Fraca-Ma ou d’autres projets. La question de l’appui aux développeurs d’artistes, par exemple, prend de l’ampleur dans plusieurs réseaux.

- Vous êtes également en connexion et en échange avec les autres acteurs : fédérations, syndicats, organismes… ?

Il ne s’agit évidemment pas de segmenter. Nous sommes aussi sur une surface d’échanges et de discussions avec les fédérations nationales. Nous avons participé à la rédaction du texte commun « pour des politiques culturelles ambitieuses et audacieuses en faveur de la diversité musicale » (www.diversite-musicale.org). Nous partageons de nombreux constats et avons identifié de nombreux enjeux communs avec les fédérations nationales. Il s’agit là d’une affirmation à un niveau plus politique. C’est le versant complémentaire du travail opérationnel que nous menons avec les réseaux.

Cette articulation à plusieurs niveaux permet de prendre en compte la diversité des acteurs de l’écosystème musical : professionnels, amateurs, bénévoles, salariés, entreprises, associations… Nous sommes, sur les territoires, l’endroit où cette diversité se rencontre et se parle. Et au niveau national, nous échangeons entre pôles et réseaux, en fonction de nos spécialités. Notre force, c’est d’avoir la vision fine du terrain.

- Le document présenté aux Bis recense 7 pôles et 14 réseaux, mais ne compte pas les agences régionales. Comment avez-vous défini le périmètre ?

Il est vrai que nous n’avons pas inclus les agences régionales, mais certains d’entre nous travaillent bien évidemment en collaboration avec elles, notamment sur l’observation. Et avec tous les acteurs impliqués. Nous ne travaillons jamais seuls. On est partis sur une logique de mise en réseau. La notion de « pôle » est une reconnaissance d’une fonction de ressource par l’État sur un territoire, donc n’implique pas forcément la notion de réseau, mais les pôles qui sont dans la cartographie sont dans cette logique. En Pays de la Loire, nous avons 120 adhérents. Le financement est assuré par l’État (Drac) et la Région des Pays de la Loire, mais la dynamique du Pôle repose sur l’investissement et la vitalité des adhérents. Ainsi, il y a un équilibre qui s’instaure entre État, Région et acteurs.

Nous avons identifié 14 champs d’actions communs aux pôles et réseaux présentés dans la cartographie, et cela sur 3 grands axes : les enjeux culturels, les enjeux sociétaux et les enjeux économiques. Nous avons d’ailleurs présenté sur le stand aux Bis ces grands thèmes que nous avons illustrés par des exemples concrets sur les territoires. À la Prévert… innovation économique, développement international, nouvelles sources de financement, emploi et compétences, emploi artistique, observation, développement des territoires, développement durable, santé, numérique, action culturelle, pratiques amateurs, développeurs d’artistes et émergence artistique… le périmètre des pôles et réseaux musiques actuelles est potentiellement très large.

- Comment définiriez-vous le rôle du Pôle Pays de la Loire ?

Nous sommes à la fois une surface de dialogue et un réseau de compétences. Nous créons la rencontre et la discussion entre les acteurs. La diversité de nos 120 adhérents fait que le consensus n’existe pas a priori. C’est en entrant dans le Pôle, en échangeant, en se mettant sur des chantiers, que les positions se rapprochent, mais nous ne sommes pas une surface lisse. Nous n’avons pas vocation à mettre tout le monde d’accord sur tout. Il faut faire dialoguer des acteurs aux positions antagonistes, parfois en situation de concurrence ou de prestation les unes envers les autres. Et nous créons le dialogue aussi avec les pouvoirs publics, collectivités locales et État, que ce soit dans le cadre de notre CA ou de nos assemblées générales, ou lors des concertations territoriales que nous animons.

Nous en avons 3 en cours actuellement : un Solima à Laval, une en Sarthe, et une sur le jazz à Nantes. Et il y a aussi l’appui que nous pouvons apporter aux collectivités et aux porteurs de projets : conseil, orientation, mais aussi mobilisation des compétences du réseau.

Nous avons enfin un rôle de valorisation des initiatives de la filière, de création d’outils et d’espaces de travail, et de mise en œuvre d’expérimentations. En Pays de la Loire, nous avons par exemple expérimenté pendant 3 ans le dispositif des cafés-cultures. Il est désormais en phase d’institutionnalisation, depuis la création du GIP dédié. Le fonds de dotation que nous venons de lancer rentre aussi dans la dimension d’expérimentation, avec la volonté de voir s’autonomiser la structure créée. Nous avons permis la mise en place d’un dispositif d’aide aux développeurs d’artistes qui fonctionne depuis plusieurs années. Enfin, nous assumons un rôle d’observation important.

- Entre les différents pôles présentés dans la cartographie, et a fortiori avec les réseaux, il existe des différences d’histoire, de situation… ?

Il y a aussi des similitudes. Tous sont organisés en réseaux, plus ou moins larges et ouverts. En Pays de la Loire, nous sommes vraiment au carrefour des deux logiques : entre la volonté des acteurs de se regrouper pour travailler ensemble, née de 30 ans de structuration autonome des acteurs avec les fédérations et les réseaux locaux, et la reconnaissance par l’État et les collectivités locales qui ont consolidé les projets existants dans le secteur, et également reconnu la fonction « ressources » des pôles.

Pour préciser, il y a une certaine maturité du secteur, qui s’est structuré au fil des décennies, avec les fédérations, les réseaux. Il s’est professionnalisé, avec des gens formés. Il assume sa fonction d’employeur. Il affiche ses ambitions, avec une volonté de recherche, d’expérimentation et d’innovation, sociale, sociétale, artistique ou économique. C’est un secteur qui a la force de la jeunesse et le recul de la maturité, et qui présente un potentiel énorme. Contrairement à certains autres secteurs, les musiques actuelles ont appris à gérer la pénurie. C’est regrettable, mais c’est aussi une force. Cela nous a obligé à être créatifs et productifs. Nous sommes aujourd’hui à un carrefour. Nous sommes en pleine mutation, avec de nombreux défis à relever. Nous sommes armés pour les affronter. Mais pour installer dans le temps les expérimentations que nous menons, il faut la confiance des acteurs et des pouvoirs publics, et des moyens d’ingénierie. Un potentiel énorme s’est révélé ces dernières années. Les pouvoirs publics doivent prendre en compte ces changements. Les lignes sont déjà en train de bouger.

- D’où la nécessité de renforcer les collaborations entre les territoires ?

Le contexte nous y engage, pour les raisons évoquées précédemment, mais aussi par pragmatisme. Il ne s’agit pas de réinventer l’eau chaude en permanence. Les adhérents du Pôle ont bien conscience que les solutions dont ils ont besoin ne sont pas nécessairement propres à leur territoire ou aux seules musiques actuelles. La volonté d’ouverture et de connexion avec l’extérieur est très forte.

- D’autant plus que le redécoupage des Régions amène les acteurs à discuter et fusionner.

Oui. Mais le redécoupage des Régions n’est pas la seule explication. Par exemple, en Paca, Région qui ne va pas bouger suite à la loi Notre, les acteurs de l’écosystème musical se réorganisent. Les réseaux du disque, du spectacle et autres convergent dans une véritable logique de « filière » au sein d’une nouvelle entité, PAM. 


Franck MICHAUT

Directeur du Rif, confédération des réseaux départementaux de musiques actuelles/amplifiées en Île-de-France


« Une grande diversité d’acteurs, mais qui se retrouvent autour de valeurs liées à la solidarité et la coopération, et d’une certaine vision de la musique au service de l’intérêt général »

- Comment s’est créé le Rif ?

Le Rif est la confédération des réseaux départementaux de musiques actuelles en Île-de-France. À partir des années 1990, les acteurs musiques actuelles en Île-de-France (principalement des lieux de diffusion et de pratique dans un premier temps) ont décidé de se regrouper pour davantage travailler ensemble mais aussi pour « peser » un peu plus dans le dialogue avec des pouvoirs publics qui les ignoraient assez largement à l’époque. Des réseaux se sont ainsi créés dans les Yvelines, les Hauts-de-Seine, le Val d’Oise… Et, en 2001, les réseaux départementaux existants, conscients d’être sur des enjeux communs qui dépassaient les frontières départementales, ont décidé de créer le Rif, une plateforme de coopération régionale, un réseau de réseaux en quelque sorte.

- Aujourd’hui, que représente le Rif ?

Aujourd’hui, il existe un réseau dans les 8 départements d’Île-de-France (y compris Paris, donc) qui, ensemble, regroupe plus de 220 structures très diverses : salles de concerts, studios de répétition et d’enregistrement, écoles de musique, festivals, tourneurs et producteurs indépendants, médias locaux… Bref, une grande diversité d’acteurs mais qui se retrouvent autour de valeurs liées à la solidarité et la coopération, et d’une certaine vision de la musique au service de l’intérêt général. Les réseaux départementaux sont au service de ces structures adhérentes mais plus largement des musiciens, des porteurs de projets publics ou privés, des usagers et publics… Bref ce sont des outils pour développer et structurer le paysage musical en Île-de-France. Les projets et missions de ces réseaux départementaux se recoupent bien souvent et c’est là qu’intervient le Rif, pour permettre la mutualisation, la coopération, l’échange, la mise en place d’actions collectives.

- Quels sont vos axes d’intervention ?

Concrètement cela nous amène à travailler autour de 5 pôles d’action :
- les ressources professionnelles : production et relais d’informations sur le secteur et son environnement, mise en place d’outils mutualisés, organisation de formations, de journées d’échanges et d’informations, de commissions réunissant certains types de métiers… ;
- l’aide au développement d’artistes : coordination des centres d’information et de ressources franciliens dédiés aux musiciens et porteurs de projets, portage d’Itinérances, dispositif d’aide à la circulation des groupes sur le territoire francilien… ;
- l’observation et l’analyse : réalisation régulière d’études et d’enquêtes sur la situation du secteur musical francilien ;
- gestion sonore et prévention des risques auditifs : travail d’information/sensibilisation/prévention auprès d’un public large (musiciens et professionnels, spectateurs, mais aussi et surtout scolaires avec notamment le spectacle pédagogique Peace & Lobe dédié aux collégiens et lycéens…) ;
- et enfin la représentation de tous ces acteurs musicaux, de leurs réalités, leurs attentes et leurs besoins auprès des partenaires institutionnels et professionnels, afin de pouvoir y apporter des réponses adaptées.

- Quelles sont actuellement les dynamiques en cours sur votre territoire, en lien avec le redécoupage des Régions ?

L’Île-de-France n’est pas directement concernée par le redécoupage des Régions, mais est malgré tout au cœur d’un vrai big band territorial : installation de la métropole du Grand Paris, nouvel échelon administratif qui couvre Paris et les 3 départements de la petite couronne, transformation des intercommunalités de ces trois départements en « territoires », bouleversement des intercommunalités dans le reste du territoire francilien pour pouvoir atteindre la taille critique de 200 000 habitants minimum et ainsi être armés pour « dialoguer » avec la métropole… sans compter l’incertitude qui pèse à moyen terme sur le maintien de certains départements ou encore la nouvelle répartition des compétences issues de la réforme territoriale. Bref, un contexte de recomposition territoriale inédit, qui s’accomplit souvent dans la douleur, avec des négociations, des compromis, des allers-retours, qui rendent encore plus difficilement cernable l’impact futur de ces transformations (y compris pour les élus !).

Pour ce qui est de l’intervention culturelle de la métropole, c’est encore plus flou et incertain. Certes, un groupe de travail culture avait été mis en place dans le cadre de la mission de préfiguration et a rendu un rapport, mais il n’y a pas encore de préconisations très claires qui se dégagent. Toujours est-il que cette métropole a été créée en grande partie dans une logique de compétition internationale, autour d’enjeux liés à la croissance, à l’attractivité du territoire, au tourisme… Il y a fort à parier que, si elle investit le champ artistique et culturel, la métropole sera tentée de se focaliser sur les grands équipements et événements dits rayonnants. Et donc de renforcer une concentration des moyens sur quelques mastodontes (l’Opéra de Paris, la Philharmonie, Le Louvre…). Au niveau du Rif, et plus généralement de l’Ufisc, nous défendons au contraire une logique de maillage territorial, de mise en réseau d’une multitude d’initiatives et de structures qui, connectées les unes aux autres, peuvent réellement contribuer au « récit commun » dont ce nouveau territoire aura besoin et faire davantage sens pour les populations qu’un renforcement du soutien à 4 ou 5 « phares » métropolitains.

Mais l’installation de la métropole du Grand Paris a donc des incidences au-delà de son périmètre avec un accroissement très significatif de la taille des intercommunalités de la zone urbaine de la grande couronne, ce qui nous interroge au moins sur deux plans :
- comment vont se décliner les politiques culturelles dans ces énormes intercommunalités ? De la même manière que pour la métropole, mais à un autre niveau, les élus et décideurs ne risquent-ils pas de céder aux sirènes de la concentration des moyens sur un ou deux équipements, voire à entrer dans une logique de fusion d’équipements (« à quoi bon deux lieux musiques actuelles sur la même intercommunalité » par exemple) plutôt que de favoriser la coopération entre acteurs « de proximité » ? ;
- quid des zones rurales de l’Île-de-France ? Ne court-on pas le risque d’une Région à 3 vitesses (la MGP, les grosses intercommunalités de la zone urbaine de la grande couronne et le reste ?). Voilà pour les inquiétudes, mais on a aussi le droit de voir les choses de manière plus optimiste ! En se disant notamment que tout est à inventer et que cette période, incertaine et anxiogène pour tout le monde, est l’occasion de réaffirmer plus que jamais la nécessité d’une coopération territoriale en matière de culture, entre l’État et les différents niveaux de collectivités, mais aussi dans une logique de concertation avec les artistes, les acteurs de terrain, les citoyens. C’est en tout cas ce que nous prônons et c’est dans ce sens que nous allons essayer de travailler dans les prochains mois, en nous appuyant par exemple sur des outils de concertation éprouvés dans notre secteur comme les Solima (schémas d’orientation des lieux de musiques actuelles).


Mathieu LAMBERT

Directeur du Garage électrique - RCA


« Il faut coopérer localement pour être plus fort nationalement et internationalement »

-  Pouvez-vous présenter le réseau RCA ? Quel est le rôle d’un pôle/réseau musiques actuelles ? Quelles actions menez-vous ?

RCA (Réseau de coopération des acteurs de musiques actuelles en Languedoc-Roussillon) est un regroupement professionnel que nous avons créé avec 18 autres structures en 2013. Il est ouvert à tous les structures musicales sans barrières statutaire, esthétique ou de métier. Il se veut l’espace collectif et transversal pour construire ensemble les réponses adaptées aux problématiques des musiques actuelles, et c’est pour moi le rôle fondamental d’un réseau : un espace politique de dialogue entre toutes les composantes de l’écosystème. Dialogue qui permet bien sûr d’organiser une représentation commune auprès des puissances publiques et des partenaires professionnels nationaux.

Il repose sur des valeurs partagées que sont la solidarité, l’échange, la diversité culturelle, et sur une certitude toute simple : il faut coopérer localement pour être plus fort nationalement et internationalement.

- Quel est le fonctionnement de RCA ?

Concrètement, RCA est une association de fait qui repose sur une charte de valeurs et un règlement intérieur qui précise les modes de décision et de représentation. RCA est administré par un bureau exécutif de 7 membres élus pour un an. RCA délègue le secrétariat et la coordination au Garage électrique. Il s’agit d’une originalité dans le paysage des réseaux régionaux, qui sont toutes des associations déclarées. Cela s’explique par l’histoire des musiques ici en région Languedoc-Roussillon, par le choix des coopérants de privilégier l’action au travail administratif, et par un choix fort de construire un réseau au service de ses adhérents.

- Sur quelles thématiques travaillez-vous ?

Depuis notre création en 2013, il y a 4 groupes de travail :
- les développeurs d’artistes : pour une reconnaissance institutionnelle et professionnelle du travail des développeurs d’artistes. Nous avons réalisé une étude socio-économique sur les conditions d’exercice des développeurs, sur la grande Région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées et avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon ;

- accompagnement et vitalisation des scènes locales : pour renforcer la coopération des structures d’enseignement, d’accompagnement et de développement, au service d’une revitalisation des scènes régionales. Nous avons organisé une « journée régionale de l’accompagnement en MA » le 10 septembre 2015 à la Casa musicale à Perpignan avec le soutien de la Drac LR, de la Sacem et de Réseau en scène. Journée qui en appelle d’autres ;

- écoresponsabilité et développement durable : faire reconnaître la problématique du développement durable et de l’écoresponsabilité au sein des musiques actuelles, et particulièrement la question des transports et de l’accès aux événements : navettes, organisation des parkings, développement du covoiturage, rapport aux autorités organisatrices de transport public, etc. Nous avons réalisé une étude sur les déplacements des publics à l’été 2015, dont nous allons rendre les résultats publics très prochainement ;

- convergence territoriale : suivi de la réforme territoriale et de l’union des Régions.

​- Quelles sont actuellement les dynamiques en cours sur votre territoire, en lien avec le redécoupage des Régions ?

L’union des Régions LR et MP crée un gigantesque espace de treize départements et deux métropoles, ce qui pose une foule de questions sur le périmètre, la gouvernance et l’articulation des réseaux. Nous observons d’ores et déjà une multiplication des initiatives pour la mise en réseau d’esthétiques ou de corps de métier qui s’estiment mal ou pas assez représentés dans les réseaux généralistes. Cela ne me pose pas de problème en soi, il faut juste tenir compte de cette donne qui va faire bouger les lignes et essayer, de mon point de vue, de faire en sorte que nous gardions une cohérence globale.

De notre côté, nous avons commencé un rapprochement avec Avant-Mardi dès le mois de décembre 2014. Le terrain était déjà prêt, car nous nous connaissions depuis longtemps. Nous nous sommes invités mutuellement à tous nos temps collectifs depuis lors. Nous avons travaillé ensemble à une enquête-flash auprès de nos adhérents au printemps 2015 pour alimenter la réflexion du Drac Midi-Pyrénées qui venait d’être nommé préfigurateur de l’union des deux Drac. Dans la foulée, nous avons écrit un texte commun pour les élections régionales (21 propositions pour le développement des MA dans la grande Région) que nous avons envoyé à tous les candidats fin juillet 2015. Enfin, nous avons réuni tous nos adhérents des deux Régions lors d’un séminaire à Carcassonne le 1er octobre qui a été l’occasion de mieux se connaître. Et nous avons uni nos forces pour réaliser sur les deux territoires une enquête sur les développeurs d’artistes de septembre à novembre 2015.

Depuis le 1er janvier l’union des Régions est effective, et nous dépendons tous d’un même exécutif régional, d’une même Drac, etc. Il est clair que la définition de la politique culturelle du nouvel exécutif régional est pour nous un enjeu fondamental, et nous souhaitons vivement être consultés et entendus, dans une vraie logique de coconstruction comme Carole Delga s’y est engagée durant la campagne. La convergence des dispositifs et des règlements d’intervention ne se fera pas en un jour, comme également la convergence des objectifs des conventions CNV–État– Région que nos deux territoires ont signées.

C’est pour tout cela que nous avons mis en place un groupe de travail ad hoc dénommé ’convergence des territoires’, qui, comme tous nos groupes de travail, sont désormais ouverts aux adhérents de notre réseau partenaire et associé. Le rapprochement se poursuit.


Marina PARKS

Coordinatrice RMAN-Réseau des musiques actuelles en Normandie


« Représenter les acteurs de musiques actuelles, favoriser la concertation et les réflexions, la coopération, la création de dynamiques et d’actions communes afin de développer le secteur et les publics »

- Comment est né le RMAN ? Que représente-t-il ?

Anciennement Réseau des musiques actuelles en Haute-Normandie, RMAN est né de la volonté des acteurs de musiques actuelles de travailler ensemble. Le réseau représente actuellement 13 structures ayant pour objectif commun de constituer une filière de développement musical, d’accompagnement des artistes en voie de professionnalisation, et de mise en œuvre d’actions communes. Il permet à la fois le développement des publics et une dynamique d’émergence des artistes régionaux, pour construire, avec les collectivités locales et territoriales, la mise en œuvre de politiques adaptées au secteur. Il s’appuie sur la complémentarité et les collaborations entre les différentes structures en présence sur le territoire régional dans le but de mutualiser des compétences, des outils, des savoir-faire et de capitaliser les expériences acquises.

- Quel est le rôle d’un pôle/réseau musiques actuelles ?

Le rôle d’un réseau de musiques actuelles est de représenter les acteurs de musiques actuelles, favoriser la concertation et les réflexions, la coopération, la création de dynamiques et d’actions communes afin de développer le secteur et les publics.

- Quelles actions menez-vous ?

Depuis 2010, RMAN porte le dispositif Booster qui a permis à 21 lauréats d’obtenir une aide financière, un accompagnement mutualisé sur 3 ans et la mise en réseau avec des professionnels labels, tourneurs, éditeurs, producteurs… Depuis 2015 et l’arrivée d’une salariée, le réseau développe les autres axes de travail : aide et soutien à la structuration du territoire, la formation, l’action culturelle, les pratiques musicales et l’accompagnement.

- Quelles sont actuellement les dynamiques en cours sur votre territoire, en lien avec le redécoupage des Régions ?

La Normandie réunifiée permet au réseau d’étendre ses actions sur le territoire, RMAN propose depuis le 1er janvier 2016 aux acteurs des musiques actuelles de la grande Normandie de rejoindre le réseau afin de travailler ensemble à la constitution de la filière musicale en région. Concernant les dispositifs régionaux d’accompagnement des groupes, nous travaillons sur un projet d’articulation des dispositifs avec le Far, agence régionale de musique basée à Caen, afin de proposer, dès 2017, un programme d’accompagnement régional allant de l’émergence à la professionnalisation des artistes sur le territoire normand.


Williams BLOCH

Directeur d’Avant-Mardi


« Un réseau est un espace d’échange, de dialogue et de coopération au sein du secteur visant à promouvoir et soutenir les différentes initiatives artistiques et culturelles du territoire »

- Pouvez-vous présenter Avant-Mardi ?

L’association Avant-Mardi est un réseau au service de ses adhérents et de la filière musicale en Midi-Pyrénées. Avant-Mardi développe des projets d’intérêt collectif en prenant en compte les dimensions économiques, sociales et artistiques des usages et pratiques des musiques actuelles. Présente dans le secteur du spectacle vivant depuis 25 ans, elle fédère et représente 46 structures dont l’activité est la production et la diffusion des musiques actuelles.

- Quel est le rôle d’un pôle/réseau musiques actuelles ?

Le rôle d’un réseau territorial musiques actuelles est d’une part de fédérer les acteurs afin de les représenter collectivement auprès des pouvoirs publics (État, collectivités, instances professionnelles…), et d’autre part de promouvoir et de structurer la filière des musiques actuelles sur la Région Midi-Pyrénées. Un réseau est un espace d’échange, de dialogue et de coopération au sein du secteur visant à promouvoir et soutenir les différentes initiatives artistiques et culturelles du territoire. Il a pour objet de sensibiliser et d’accompagner les collectivités territoriales dans leur politique publique en direction de la filière dans un esprit de coconstruction des politiques publiques.

- Quelles actions menez-vous ?

Nous avons pour objectifs et mission la structuration et la professionnalisation des acteurs du territoire régional. Pour cela, nous avons développé sept pôles d’intervention :
- accompagnement des adhérents (solidarité, accompagnement, appui, conseil, tour en région) ;
- repérage et promotion, accompagnement artistique de la scène régionale (antenne Midi-Pyrénées du Printemps de Bourges, dispositif d’accompagnement artistique AA, AOC, M&M&M, comité conseil région, Drac) ;
- actions culturelles et artistiques (Semaine de l’étudiant, scènes musicales, formation PJJ, animation Peace & Lobe) ;
- prévention/santé (campagne MP3, mois de la gestion sonore, relais AgiSon, bouchons d’oreille, formation, campagne Michel Mousse, label réduction des risques) ;
- filière, représentation, médiation et concertation (DLA, Cluster, Solima, Conférence permanente, SMA, CNV, inter-réseau) ;
- formation professionnelle (programme de formation sur les métiers du spectacle vivant, 25 stages sur l’année avec plus de 200 stagiaires accueillis tous les ans) ;
- ressource (espace ressource du Métronum, accueil et orientation aux porteurs de projets, enquête et étude, conseil aux organismes et collectivités…). Avant-Mardi est une structure de médiation entre les acteurs, l’État et les différentes institutions qui la soutiennent : conseil régional, Drac, métropole de Toulouse, conseils départemantaux, DRJSCS, Direccte, ARS, Pôle emploi, Afdas, Uniformation…

- Quelles sont actuellement les dynamiques en cours sur votre territoire, en lien avec le redécoupage des Régions ?

Nous sommes depuis le 1er janvier dans une grande Région comprenant Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, nous travaillons depuis plus d’un an au rapprochement avec nos voisins et son réseau d’acteur (Le RCA). Nous avons mis en place une série de mesures :
- établissement d’une boucle mail commune aux deux réseaux (avec les adhérents de chaque réseau) ;
- invitation mutuelle sur les réunions statutaires d’une délégation de chaque réseau ;
- séminaire commun à Carcassonne (en septembre 2015) des adhérents des deux réseaux (plénières et ateliers) ;
- travail en commun sur une thématique précise afin d’apprendre à travailler ensemble et de mieux se connaître. L’action choisie est une étude socio-économique sur les développeurs d’artistes de chaque Région (restitution d’une partie de l’étude aux Bis de Nantes) ;
- écriture d’un protocole d’accord entre les deux organisations pour poursuivre les collaborations ;
- ouverture des groupes de travail respectifs aux forces vives de l’autre réseau ;
- création d’un groupe de travail "convergence des réseaux" dont l’objectif est de favoriser le rapprochement des deux filières régionales et d’accompagner la mise en place de la nouvelle politique régionale.


Gilles PAGÈS

Responsable du pôle musique de l’Arcade Paca


« À l’heure de l’ultraconcentration, y compris dans le spectacle vivant, et de la baisse des moyens publics de la culture, il y a un questionnement à avoir sur les ressources disponibles pour soutenir l’émergence dans les territoires, et garantir le droit à l’expérimentation artistique »

- Quelles sont les missions de l’Arcade ?

La mission du pôle musique de l’Arcade c’est de développer et d’accompagner les filières et l’écosystème sur le territoire, dans lequel j’inclus tous les professionnels, que cela soit le « porteur de projets », l’artiste, l’entrepreneur-producteur, l’État, les collectivités et les élus… Tous font partiE d’un même ensemble. Nos missions en direction des professionnels et des filières, mais aussi en direction des collectivités et de l’État se déclinent sur plusieurs thématiques. Tout d’abord, il y a la ressource, l’information et l’accompagnement des professionnels, que ce soit au travers de rendez-vous personnalisés et individuels (plus de 300 rdv-conseils personnalisés ou projets/ans) ou des rencontres collectives (programme Zoom, Les RDV du spectacle). Il y a ensuite un niveau d’accompagnement territorial, lorsque nous sommes engagés dans des travaux de concertations ou de Solima (comme c’est le cas aux côtés de la Drac et de la Région dans le 04 et le 05 en ce moment), ou encore quand nous avons contribué en 2014 à l’écriture du nouveau Plan régional des musiques actuelles pour la Région avec une concertation sur l’année qui a réuni plus de 90 professionnels.

Nous avons également développé depuis 3 ans une mission d’économie de la culture. Nous travaillons spécifiquement sur l’accompagnement des démarches entrepreneuriales dans le territoire (projet Plateforme des entreprises culturelles en partenariat entre autres avec le CNV - 6 structures de production musicale sont suivies cette année sur ce projet). Et nous allons également organiser pour la deuxième année consécutive la journée sur l’entrepreneuriat culturel en lien avec la Drac, la Région et la DGMIC.

Nous sommes également très actifs sur les chantiers d’observations, que ce soit sur les financements publics de la culture, les activités de diffusion (Grille d’enquête LINEA - Smac et assimilées), ou encore pour des besoins plus ponctuels, comme la cartographie des festivals Focus Paca, présentée à Bourges l’an dernier, et que nous avons mené avec l’Irma, le CNV et la Sacem. En lien avec les missions d’observation et de recensement, nous devrions sortir d’ici le mois de juin un agenda culturel mettant en avant toutes les offres de spectacles de la Région Paca. Et cet agenda pourra nous amener à construire de nouvelles offres de services pour les professionnels.

Nous sommes également fortement positionnés sur la formation. Nous proposons en 2016 plus de 50 modules de formations professionnelles autour des métiers de la gestion de l’entreprise du spectacle vivant.

Nous travaillons à la valorisation de la création régionale au travers d’une compilation physique et numérique qui présente environ 50 artistes et producteurs/ans, artistes qui sont soutenus par les aides à la création et à la production mis en place par la Région (les CAC). Nous menons également des actions en concertation et partenariat avec les « réseaux régionaux » Phonopaca et Trema (désormais le PAM), par exemple sur les Bars en Trans ou le Disquaire Day. Enfin, nous travaillons depuis peu sur des enjeux intersectoriels : culture et tourisme, culture et numérique. Nous sommes convaincus à l’Arcade qu’imaginer et construire des coopérations et collaborations intersectorielles peut être un levier de développement pour les acteurs du territoire et pour le territoire.

- Quels sont actuellement les enjeux principaux pour les structures en région ?

Il y a trois enjeux principaux. Tout d’abord, l’émergence artistique et l’initiative culturelle. À l’heure de l’ultraconcentration, y compris dans le spectacle vivant, et de la baisse des moyens publics de la culture, il y a un questionnement à avoir sur les ressources disponibles pour soutenir l’émergence dans les territoires, et garantir le droit à l’expérimentation artistique. Ensuite, l’accompagnement territorial : désormais, certains lieux ou projets (Smac, Pôle théâtre, Scène nationale) ont une mission de territoire, et cela va en s’accentuant, vu le contexte. Ils risquent d’être les phares culturels de demain, en charge d’accompagner et soutenir les initiatives « émergentes ». Pour faire simple, les « grands » devront accompagner les « plus petits », puisque certaines collectivités n’agiront plus à cet endroit, et se concentreront sur des compétences « obligatoires ». Pour ces « phares », cela pose de sérieuses questions de moyens, de compétences, de recrutements, de projets, de méthodologie… Enfin, la coopération et la mutualisation, notamment de compétence, nous paraissent essentielles (un peu plus d’horizontalité) tout comme le décloisonnement (lien avec les acteurs de la technologie et du numérique mais aussi du cinéma, du tourisme…). À ce sujet, l’Aquitaine a pris des points d’avance en matière de projets collaboratifs et prospectifs. Par exemple, l’appel d’offres issue de la convention CNV/Région en Aquitaine est exemplaire. Il y a sûrement des choses à modéliser tout en les adaptant bien évidemment aux singularités et aux réalités de notre Région.


François DEMARCHE

Directeur du Patch, pôle des musiques actuelles en Picardie


« Le pôle des musiques actuelles en Picardie expérimente de nouvelles formes de coopérations et de nouveaux outils porteurs pour la filière »

- Pouvez-vous présenter le Patch ?

Le Patch est le pôle des musiques actuelles en Picardie. Créé en 2005, il développe en actes la structuration de la filière des musiques actuelles, les coopérations professionnelles et territoriales, ainsi que les connexions de cette filière avec son environnement professionnel interrégional et national.

- Quelles actions menez-vous ?

Par une approche collective et partagée, nous menons un travail d’observation et de concertation sur les enjeux de la filière (travail d’observation participative et partagée mené depuis 2015 sur les données socio-économiques de nos adhérents, enquête sur les parcours d’artistes prévue en 2016), accompagnons les acteurs de terrain dans leur développement (artistes et porteurs de projet via le portage des dispositifs Circuit(s) et iNOUïS du Printemps de Bourges et via notre rôle d’information et de ressource auprès de ces publics), ainsi que les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de politiques publiques inscrites dans le champ des musiques actuelles. Nous sensibilisons et mobilisons également les acteurs sur la question des risques auditifs à travers un travail d’éducation artistique et culturelle (relais territorial Agi-Son et portage du spectacle Peace & Lobe en Picardie depuis 2015). Enfin, à travers une fonction « prospective », le pôle des musiques actuelles en Picardie expérimente de nouvelles formes de coopérations et de nouveaux outils porteurs pour la filière (emploi, innovation sociale, numérique).

- Quelles sont actuellement les dynamiques en cours sur votre territoire, en lien avec le redécoupage des Régions ?

Le travail est en cours depuis plus d’un an avec le Raoul (réseau musiques actuelles du Nord-Pas de Calais). Nous avons travaillé sur un phasage à 3 ans qui se décompose ainsi :
- 2015 : interconnaissance —> état des lieux des missions des 2 structures. Rencontres inter CA et bureaux ;
- 2016 : convergence des typologies des réseaux —> séminaire commun pour les adhérents des 2 structures. Coportage de rencontres professionnelles. Ouverture du Raoul à la filière ;
- 2017 : convergence structurelle —> vers une structure régionale avec 2 antennes à Lille et Amiens ou vers la coexistence de 2 structures sur un territoire partagé avec des missions spécifiques ? (le choix dépendra évidemment du politique mais nous souhaitons anticiper cette décision en nous préparant aux deux cas de figure)


Propos recueillis par Romain BIGAY

Voir aussi

Focus du mois