Les rencontres d’Audimat, la revue des siestes électroniques

Publié le mardi 15 janvier 2013

Rencontre

Audimat, la revue des Siestes électroniques, organise en janvier à avril une série de rencontres à la Gaîté lyrique. Au programme : qualité sonore, journalisme musical, culture musicale et communauté homosexuelle, et le mouvement hip hop en France.

Le premier numéro de la revue des Siestes électroniques, intitulée Audimat, aété un succès. Les rédacteurs en chefs Étienne Menu et Guillaume Heuguet préparent donc déjà le numéro suivant, dont la sortie est prévue en juin prochain. Pour patienter, Audimat convie donc les lecteurs et les personnes qui ne connaissent pas la revue à des rencontres à la Gaîté Lyrique pour discuter, entre experts et néophytes, de sujets divers et variés, traités selon l’angle et le ton d’Audimat.

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la page facebook des Siestes électroniques


MARDI 22 JANVIER à 18:30 – entrée libre

Qu’est ce qu’un son de bonne qualité ?

Les re-masterings de Kraftwerk dénaturent-ils les originaux ? Ariel Pink sonnait-il mieux lo-fi ? Doit-on vraiment considérer l’écoute de formats "streaming" comme dégradée ?

Olivier Julien : musicologue et maître de conférence à Paris IV, spécialiste du « son », ses recherchent portent principalement sur le rapport des musiciens populaires à la technologie et sur le conditionnement des musiques populaires, en tant que tradition, par la phonographie.)

Krikor Kouchian (ingénieur du son et musicien) et Sophian Fanen (journaliste à Ecrans/Libération) discuteront du sens que prend aujourd’hui le souci du "beau son", et des bases à partir desquelles musiciens, ingénieurs et mélomanes peuvent le revendiquer.


MARDI 19 FÉVRIER à 19:30 – entrée libre

A quoi sert la critique musicale ?

Régulièrement décrié pour ses formules comme dans son principe, le journalisme musical mérite-t-il d’être défendu ? Alors que les modes d’accès et d’écoute se multiplient sur le web, pourquoi élaborer des jugements sur la musique, et quels formats adopter ?

- Yves Michaud – notamment auteur d’Ibiza mon amour, philosophe et spécialiste de la culture, il a fondé l’Université des tous les savoir qui œuvre à l’ouverture des connaissances les plus pointues vers le grand public.

- Olivier Lamm (journaliste à The Drone, France Culture) et Thomas Ducres (journaliste à Gonzai)


MARDI 21 MARS à 18h30 : entrée libre

Disco, HI-NRG, garage house, electro queer… La culture musicale de la communauté homosexuelle a produit depuis des décennies plusieurs genres majeurs aux destins souvent improbables, voire presque tragiques.

Didier Lestrade nous dira d’abord comment la HI-NRG, un genre viril et affirmatif né dans les clubs gays des années 80, a nourri et nourrit encore la créativité de la club music à travers l’eurodance puis l’actuelle vague électro-rap. A ses côtés, différents acteurs de la scène gay parisienne lui répondront et témoigneront de leurs propres expériences de l’esthétique sonore des clubs gays au fil des époques.


MARDI 16 avril - 19h30 : entrée libre

Le rap français existe-t-il vraiment ?

Le mouvement hip-hop connait en France depuis le milieu des années 80 une histoire indéniablement riche, qui se poursuit aujourd’hui sous des formes parfois très éloignées de ce qu’il était à l’origine. On constate par ailleurs que les principaux représentants hexagonaux du genre ont généralement suivi une ligne assez fidèle aux critères de validité de la chanson française – textes narratifs ou a message, musique fonctionnelle, soumission du signifiant au signifie, à l’exception du TimeBomb collectif plus proche des sources– américaines du rap.

Thibault de Longeville, producteur et directeur artistique proche de TimeBomb à l’époque, ainsi que Julien Morel, rédacteur en chef de Vice, et Étienne Menu, rédacteur en chef d’Audimat, reviendront sur cet âge négligé et sur les raisons de ce malentendu entre la culture musicale française et la nature proprement phonocentrée du rap.


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