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Publié le mardi 31 mars 2009
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Depuis plusieurs mois, les radios associatives s’inquiètent du passage à la radio numérique et au coût engendré par ce changement. L’arrivée de la RNT approchant, elles réclament cette fois-ci avec urgence au ministère de la Culture d’honorer ses engagements en leur faveur.
Unis depuis plusieurs mois autour des questions relatives au passage à la radio numérique terrestre (RNT), les fédérations de radios associatives Iastar (radio campus), Férarock, CNRA et SNRL se sont réunies pour être mieux entendues des pouvoirs publics.
Dans ce communiqué, elles réclament à la fois le respect des engagements budgétaires du ministère en leur faveur mais également la commercialisation rapide des récepteurs RNT afin que le public puisse s’équiper des nouvelles technologies adéquates.
Communiqué du 30.03.09
Les 700 radios associatives sont titulaires de l’usage d’un tiers de la ressource hertzienne en FM. Elles se sont professionnalisées au fil des années et emploient 3.000 salariés sur les 5 800 employés de la branche de la radiodiffusion privée (représentant le plus grand volume de salariés de la radiodiffusion privée) et rassemblent plus de 20 000 bénévoles.
Elles représentent une composante essentielle de la diversité culturelle et médiatique en France. Elles rendent visible, par leur mission de communication sociale de proximité, la diversité des territoires français. Elles apportent un concours essentiel au développement local et contribuent, pour une part déterminante au pluralisme, au lien social, à la diversité culturelle et à la liberté d’expression.
Au vu des candidatures instruites aujourd’hui par le CSA, il s’avère que les radios associatives, souhaitent participer pleinement à la numérisation du média et à la réussite de son lancement (sur les 358 dossiers déclarés recevables par le CSA, 158 relèvent de la catégorie A).
Nos organisations demandent que soit maintenue en numérique, la « part significative » de 25% de la ressource hertzienne telle qu’elle existe aujourd’hui en analogique. Nous porterons une grande attention à la composition des multiplexes et aux choix qui seront offerts, dans le cadre d’une réelle concurrence entre opérateurs de multiplexes, permettant aussi aux radios associatives de se regrouper pour constituer un opérateur de multiplex.
Comme s’y est engagée la Ministre de la Culture et de la Communication, Christine ALBANEL, nous
demandons que soit rapidement mis en place un fonds spécial dédié au « numérique », doté d’un
budget permettant la prise en charge des coûts de diffusion en RNT, et de production de contenus multimédias dès 2009. Cette aide doit être versée annuellement jusqu’à l’extinction de l’analogique.
Nous demandons également des précisions à propos des "modalités de passage à la diffusion numérique des radios associatives", évoquées dans la loi sur l’audiovisuel. Alors que les présélections sont attendues en mars-avril 2009 et la première diffusion avant la fin de l’année, le gouvernement n’a toujours pas fait connaître le respect de ses engagements concernant le financement de la migration numérique des radios associatives.
Afin d’anticiper les futures évolutions du média radio en France et en Europe, nous demandons aux pouvoirs publics, de décider rapidement la commercialisation en France de récepteurs multistandards (FM, T-DMB, DAB, DAB+, DRM, DRM+) permettant à tous les auditeurs d’accéder gratuitement et librement à l’écoute des programmes radiophoniques sur l’ensemble du territoire européen.
Par ce communiqué, nos organisations souhaitent réaffirmer fortement la volonté des radios associatives de participer pleinement au lancement de la radio numérique. Nous revendiquons l’attribution des moyens de contribuer à la réussite de ce lancement tant sur le plan financier qu’en ce qui concerne l’attribution de la ressource hertzienne.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.