Les musiques traditionnelles en danger

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Publié le vendredi 10 décembre 2004

Communiqué de l’Adami et du FCM du 8 décembre 2004 relatif au vote, par l’assemblée nationale de l’amendement visant à dispenser les musiques traditionnelles du paiement de la taxe sur les spectacles

Communiqué de l’Adami et du FCM du 8 décembre 2004 relatif au vote, par l’assemblée nationale de l’amendement visant à dispenser les musiques traditionnelles du paiement de la taxe sur les spectacles

Ce communiqué est à mettre en parallèle à ceux de Zone Franche, du Prodiss et du syndeac et du CNV

LES MUSIQUES TRADITIONNELLES EN DANGER

L’Adami et le FCM (Fonds pour la création musicale) viennent d’apprendre que l’amendement proposé par Pierre Méhaignerie, président de la Commission des finances, et d’autres élus bretons, visant à dispenser les musiques traditionnelles du paiement de la taxe sur les spectacles, gérée par le CNV (Centre nationale de la chanson des variétés et du jazz), a été voté par l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de Loi de finances pour 2005.

L’adoption de cet amendement place les musiques traditionnelles en marge des musiques actuelles, alors que depuis plus de 20 ans tous les acteurs de ce secteur ont revendiqué cette appartenance.

Les conséquences de l’application de cet amendement risque de porter atteinte à la vitalité de la création dans ce secteur, privant artistes et producteurs des musiques traditionnelles des programmes d’aide du CNV. En effet, le CNV par le biais de ses programmes d’aides contribuait de manière significative au financement des spectacles, tournées et festivals de musique traditionnelle.

Si ce secteur professionnel, constitué d’entreprises fragiles, était touché, c’est tout l’essor des musiques traditionnelles et des musiques du monde qui risque d’être interrompu dans notre pays. Ce sont au bout du compte les artistes professionnels (soit près de 15% de la population totale des artistes de notre pays) qui risquent de payer le prix fort de cette remise en cause.

De plus, les porteurs de projets bénéficiaires jusqu’alors d’aides du CNV (établissement public) risquent maintenant de chercher un soutien auprès des organismes professionnels qui ne seront pas en mesure de compenser cette perte évaluée à un million d’euros par le CNV.

L’Adami et le FCM réaffirment leur solidarité avec le secteur professionnel des musiques traditionnelles gravement touché par cet amendement et déplorent qu’une solution visant par exemple à exonérer certains types de manifestation reposant sur le bénévolat et la pratique amateur n’ait pas été trouvée avec le monde professionnel.

Contact presse Adami :
Emmanuel Bourcet
T : 01 44 63 10 84
ebourcet@adami.fr

Direction de la communication :
Catherine Boissière
T : 01 44 63 10 34
cboissiere@adami.fr

Contact presse FCM :
François Chesnais
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