Les manques à gagner des artistes interprètes de la musique

Publié le lundi 3 mars 2008

Étude

Lors de sa conférence de presse au Midem, la Spedidam a présenté une étude économique réalisée par le cabinet Idée Europe qui fait apparaître le manque à gagner important des artistes-interprètes lié à l’absence de rémunération lors des diffusions de musique enregistrée sur de nombreux supports (télévision, webradio, téléchargement, site d’écoute à la demande).

Après que l’Adami ait publié en mai 2006 une étude sur "Filière de la musique enregistrée : quels sont les véritables revenus des artistes interprètes ?" qui mettait en évidence des pratiques qui tendent à faire de l’interprète le parent pauvre de la filière musicale, c’est aujourd’hui la Spedidam qui, à travers un autre rapport, revient sur le sujet en étudiant "les manques à gagner des artistes-interprètes de la musique".

Le rapport fait des estimations chiffrées de ce "manque à gagner" sur chacun des supports où les musiciens-interprètes (la Spedidam ne représentent pas les artistes dits "principaux") ne touchent pas de rémunérations.

En 2006, ce manque s’élève :
- entre 2,17 millions et 4,35 millions d’euros pour les téléchargements par Internet ou téléphone portable
- entre 2,56 millions et 3,59 millions d’euros pour les diffusions de musique enregistrée à la télévision
- à 3,37 millions d’euros pour les sonorisations et les attentes téléphoniques
- à 172 800 euros pour les diffusions en webradios

De manière prospective, l’étude conclue également qu’une rémunération pour les artistes interprètes s’élevant à 5,86 millions d’euros pour la période 2006-2009 pourrait être levée dans le cadre d’une négociation équitable et du développement de la "music on demand" (site d’écoute en streaming).

Quant aux scénarios envisagés en cas de perception auprès des FAI (redevance optionnelle ou obligatoire), ils situent le montant des perceptions annuelles non perçues pour les années 2006 et 2007 entre 340 millions d’euros et 1 080 millions d’euros par an. "L’application d’un partage de cette rémunération identique à celui existant pour la rémunération pour copie privée audiovisuelle fait apparaître, pour les artistes interprètes, une perte de 1/3 de ces sommes, et donc, respectivement, de près 120 millions d’euros annuellement dans un cas, à 240 millions d’euros dans l’autre".

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